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    Shéhérazade n’était pas la plus jeune, ni la plus belle, mais elle connaissait le pouvoir des mots et savait en user…Jour après jour, nuit après nuit, elle charma le Sultan, le tint en haleine, et fit en sorte qu’il ne pourrait plus jamais prendre dans ses bras une autre femme sans être harcelé par le souvenir magique de Shéhérazade. Elle était si vive, si captivante, et si lumineuse, qu’il n’envisageait plus une seule nuit sans elle… Tout le jour il attendait la suite du conte, mais pas seulement… tout le jour, il attendait le visage de la belle, ses mains comme des oiseaux, sa voix comme une musique, et son corps comme un alcool fort… Toute la personne de Shéhérazade était une drogue mystérieuse, subtile et douce, dont il ne pourrait plus jamais se passer…

     

     

    « Le marin...Pierre Bonnard. »

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  • Commentaires

    5
    Jean-François
    Samedi 17 Août à 19:10

    C'est très beau et la musique est envoûtante ... mais pourquoi si court ? Shéhérazade n'aurait pas connu une vieillesse heureuse si elle n'avait charmé le sultan qu'un court instant :-) 

      • Samedi 17 Août à 20:45

        Shéhérazade ne racontait pas tout le même soir... elle faisait durer le suspense ! yes

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    4
    Vendredi 16 Août à 18:03

    Un seul mot : Fascination

      • Vendredi 16 Août à 18:46

        Rhoooo ! ce que tu es romantique Henri-Pierre ! Confidence : j'ai longtemps rêvé d'être enfermée dans un harem, pour jouer du oud toute la journée, dessiner et peindre, et... prendre des bains de lait d'ânesse... wink2

    3
    Vendredi 16 Août à 16:01

    tous les sortileges de l'orient...

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