•  

    au coeur du Lemptégy 12

     

     

    "Cet écran que tu as dressé est diapré d'innombrables images qu'y peignent le jour et la nuit ; derrière quoi ton siège est tissu d'un prodigieux mystère de courbes, toute brutale ligne droite exclue.

    Cette grande parade de toi et de moi se déploie à travers le ciel. De l'accord de toi et de moi tout l'air vibre et la partie de cache-cache engagée entre toi et moi se poursuit à travers les âges."

    Rabindranâth Tagore.

     

    Le répons d'eva au poète :

    Ce mur dressé n'est point mur-prison...

    mais plutôt mur-clôcher car l'amour est un peu religion.

    Ce mur dressé renvoie les balles meurtrières des mots oubliés...

    Ces mots qui font la ronde infinie, le lien imperceptible de toi à moi tendu à travers le ciel.

    L'eurythmie vibrante se perpétue malgré nous, et la partie engagée se poursuit à travers les âges,

    tissant des rets palpables et tenaces , hors le temps, hors la raison...

     

    eva, le 10 août 2013 ©

     


    12 commentaires
  •  

     

     Catane--Isole-Ciclopi-2.jpg

     

    Longtemps, longtemps après qu’Ulysse eût quitté les rivages de son île, Calypso, devenue vieille, se souvenait toujours de lui.

    Calypso loin d’Ulysse, songeait avec nostalgie à tout ce temps égaré qui ne reviendrait pas…

     

    Mais elle pensait qu’il n’était pas possible que ces instants de félicité rare soient tombés dans l’oubli… Il n’était pas possible qu’un peu de leur histoire ne subsiste pas en ces lieux où ils avaient été heureux hors du temps, hors du monde réel… Loin de tout,  loin de tout…

     

    D’une façon  inéluctable, une part évanescente de leur harmonie baignait encore  ces lieux, une complétude en  particules dispersées qui leur faisait un halo de Lumière douce et persistante, douce comme elle, tenace comme lui… Elle avait la certitude que  quelque chose d’eux frémissait encore, vivant, alentour…  ici, et même là où ils n’étaient jamais allés autrement que par la pensée…

     

    Cette illusion folle  la tenait dans l’espérance insensée d’un retour improbable…

     

    eva, ce 15 juin 2013 ©

     

     

     


    9 commentaires

  •  

     

    Ma Doudou


    photos eva mai 2008 © côte de Corail (Tunisie)

     

     


    38 commentaires
  • Le répons au poète...

     

    Mon sombre amour d'orange amère

    Ma chanson d'écluse et de vent

    Mon quartier d'ombre où vient rêvant

    Mourir la mer

     

    Mon beau mois d'août dont le ciel pleut

    Des étoiles sur les monts calmes

    Ma songerie aux murs de palme

    Où l'air est bleu

     

    Mes bras d'or mes faibles merveilles

    Renaissent ma soif et ma faim

    Collier collier des soirs sans fin

    Où le coeur veille

     

    Est-ce qu'on sait ce qui se passe

    C'est peut-être bien ce tantôt

    Que l'on jettera le manteau

    Dessus ma face

     

    Coupez ma gorge et les pivoines

    Vite apportez mon vin mon sang

    Pour lui plaire comme en passant

    Font les avoines

     

    Il me reste si peu de temps

    Pour aller au bout de moi-même

    Et pour crier Dieu que je t'aime

    Je t'aime tant, je t'aime tant

     

    Louis Aragon.

          Le répons au poète.

     

    ô ma Lumière, ô ma Lumière,

    Galets polis où vient mourir l'amer,

    Mer d'opale ou mer turquoise,

    Toutes les mers sont Toi...

    Sous la neige ou sous le soleil

    Il me reste si peu de temps,

    Pour faire un collier de mes mots

    Et faire taire tous mes regrets

    Si peu de temps, si peu de temps...

     

    eva, ©  23 avril 2013

     

    Le répons au poète...


    16 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique