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    Le château de Bonaguil à St Front sur Lémance

     

    Bonaguil, Château de la "Bonne Aiguille" ou de la "Bonne Eau" est classé Monument Historique depuis le 18 avril 1914, et la chapelle depuis le 12 avril 1963. Château-fort des XIIe, XVe XVIe et XVIIIe siècles, il est situé dans le Lot-et-Garonne, à la frontière avec le Lot et à deux pas de la Dordogne. Du haut de son éperon rocheux, il domine la vallée et le village médiéval. Il forme un ensemble unique en Europe, aux proportions gigantesques et dans un état de conservation remarquable. Hormis la perte de ses charpentes pendant la Révolution Française, il n'eut jamais à subir d'attaques, et fut habité jusqu'à la Révolution.

    Les connaissances actuelles sur les graffiti de la tour d'artillerie du Château de Bonaguil permettent de dater l'ensemble de ces inscriptions d'une période allant de 1580 à 1620. Parmi ces inscriptions figure un exemplaire "SATOR" sur lequel se répètent les lettres "SPOR EANT" en carré magique, symboles de l'Empire Romain. 

    A son achèvement vers 1510, Bonaguil apparaît cependant obsolète dans son corset de pierre austère et guerrier. En effet, à cette époque du début de la Renaissance, les grandes familles nobles ainsi que le roi et ses proches commencent à construire les premiers châteaux de la Loire, et dans tout le royaume, de nombreuses forteresses médiévales de la petite et moyenne aristocratie, même si elles conservent quelques dispositifs défensifs, sont peu à peu transformées en résidence d'agrément par abattage d'une partie des tours et des courtines afin de les ouvrir sur la lumière de la campagne...

    Bonaguil est lié essentiellement au nom de Béranger de Roquefeuil.

     

     

    Voir absolument : https://www.youtube.com/watch?v=IsskHlGzelQ

    ainsi que : https://www.youtube.com/watch?v=VosQGiO8dsk

    Lire également : http://monumentshistoriques.free.fr/chateaux/bonaguil/bonaguil.html


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    Louis Arretche et l'église Jeanne d'Arc à Rouen.

     

    La place du Vieux-Marché, située à l'extrémité ouest de la rue du Gros-Horloge est une place historique de Rouen Rive Droite. On y trouve plusieurs maisons à colombage et à encorbellement, dont une grande partie n'est en fait constituée que de façades anciennes remontées à cet endroit. Elle abritait l'église Saint-Sauveur qui fut détruite en 1793 mais dont les substructions ont été dégagées lors de la rénovation de la place. L'église Sainte Jeanne d'Arc y fut édifiée en 1979 sur les plans de l'architecte Louis Arretche. Son aspect évoque à la fois un bateau viking et un poisson.

    On peut imaginer que la partie haute de l'église s'enroule et s'élève comme les flammes du bûcher de Jeanne. On peut voir la croix édifiée à l'emplacement du bûcher comme il l'avait été stipulé lors du procès d'annulation dit "de réhabilitation" en 1456.

    La renommée de la place est liée au supplice de Jeanne d'Arc qui y fut brûlée vive le 30 mai 1431. Le lieu des exécutions publiques avec le pilori et le mur pare-feu pour les bûchers a été exhumé en même temps que les fondations de l'église Saint-Sauveur. 

    Cette église à l'architecture audacieuse et contestée, a la particularité de s'orner des vitraux de l'ancienne église Saint-Vincent, située jadis en bas de la rue Jeanne d'Arc et détruite en 1944. Les éblouissantes verrières du XVIe confèrent à cet édifice moderne toute la spiritualité qu'on attend dans une église. Une fois de plus, à Rouen, l'ancien et le nouveau s'unissent dans la beauté.

     

     


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    L'abbaye cistercienne et le cloître de Cadouin.

     

    Au cloître de Cadouin, l’art flamboyant, baroque, théâtral, est avant tout un décor, une œuvre d’artisans imagiers plus que de maçons ; c’est d’ailleurs un même groupe de sculpteurs qui parcourt la région et œuvre à Cadouin, Cahors, Carennac et autres lieux, avec le même style, la même technique et les mêmes thèmes. Les baies sont à claire-voie, les portes, les niches à dais ajourés, les colonnes et colonnettes de retombée des ogives, plus ou moins élargies en consoles, les culs-de-lampe, les clefs de voûtes portent d’exceptionnelles sculptures en haut et bas relief, en fond de bosse. On en compte une centaine mais presque autant ont disparu... Le cloître de Cadouin est plus petit que celui de Moissac (mon préféré) mais sa particularité est le nombre impressionnant des clefs de voûte si bellement travaillées. Le lavabo des moines actuellement au centre a changé souvent de place au fil du temps... 

     

     

     


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    Chambord

     

     

    "On dirait que, contraint par quelque lampe merveilleuse, un génie de l'Orient l'a enlevé pendant une des mille nuits, et l'a dérobé aux pays du soleil pour le cacher dans ceux du brouillard avec les amours d'un beau prince. Ce palais est enfoui comme un trésor; mais à ses dômes bleus, à ses élégants minarets, arrondis sur de larges murs ou élancés dans l'air, à ses longues terrasses qui dominent les bois, à ses flèches légères que le vent balance, à ses croissants entrelacés partout sur les colonnades, on se croirait dans les royaumes de Bagdad ou de Cachemire..."

                                      Alfred de Vigny (Cinq-Mars ou Une conjuration sous Louis XIII, 1826)

     

    Au centre du donjon s'élève le célèbre escalier à double révolutions desservant les trois étages du château. Celui-ci est constitué de l'imbrication de deux escaliers en vis évoluant autour du noyau creux central. Deux personnes empruntant chacune une volée d'escalier peuvent s'apercevoir par les ouvertures pratiquées dans le noyau central mais ne se rencontrent jamais ! Son décor sculpté est l'un des chefs d'oeuvre de la Renaissance française. 

    A chaque étage autour de l'escalier se déploient quatre vestibules formant une croix. Ces salles distribuent quatre quartiers d'habitation tous parfaitement identiques. Ce plan très novateur en France et l'ingéniosité de l'escalier central suggèrent que Léonard de Vinci, venu en France à la demande de François 1er dès 1516, pourrait être l'un des inspirateurs du projet...

    De tous les matériaux utilisés pour cette construction, c'est le tuffeau qui attire l'oeil du visiteur. Bien qu'utilisée dans la majorité des sites du Val de Loire, c'est certainement à Chambord que cette pierre calcaire, à la fois tendre et fragile, est travaillée avec le plus de virtuosité. On est émerveillé de constater combien les incrustations couleur "ardoise" (gris-bleu tendre) ont été voulues en harmonie avec ce ciel gris, et combien ce décor magnifie ce morne ciel.  

     

     


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