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    Alberto Burri

     

    Aussi étrange que cela puisse paraître, l'expérience dramatique et douloureuse d'être un prisonnier de guerre dans un camp américain est devenu un catalyseur pour l'évolution de ce jeune médecin italien, dont la première des oeuvres a été réalisée alors qu'il était emprisonné. Sachant cela, on considère les matériaux humbles de ses premières oeuvres, et on imagine les privations subies au cours de cette période de captivité. Mais le plus extraordinaire, c'est qu'il réussit à créer, avec des matériaux limités, une telle variété d'effets dramatiques à la fois dans la composition et la texture...

    Ainsi, Burri qui avait reçu une formation médicale, va transformer l'anatomie du tableau, en traiter la surface comme une peau, avec ses coutures, ses cicatrices, et ses tensions.

    Trous, rapiéçages, abrasions ou éraflures, sont métaphore de chair humaine meurtrie, blessée et ensanglantée.

     


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  • Antoni Tàpies, le poète de la matière...

     

    "Le monde a besoin de ceux qui ont vocation à tenter de réveiller la conscience du monde à l'intérieur du monde" 

    Antoni Tàpies (l'Art contre l'esthétique)

     

     

     

    et aussi une très intéressante video de l'INA  ici

     


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  • "chauffé jusqu'à l'incandescence..."

     

    "Chez Bacon portraitiste, l'art de peindre semble ne pouvoir s'accommoder que de la haute tension, se trouve chauffé jusqu'à l'incandescence." Michel Leiris (Francis Bacon, face et profil)

     

      

    visionner aussi cette interview : Au delà du réel, la vérité


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    "à mille vibrations le coup reçu"

     

    "On ne peint jamais ce qu'on voit, ou croit voir. On peint à mille vibrations le coup reçu" Nicolas de Staël

     


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