• Georges Braque.

     

    Lithographie en couleur de Georges Braque pour "LOrdre des Oiseaux" de Saint-John Perse 

    Saint Paul de Vence, Fondation Maeght

     

    Georges Braque.

     

     

    Depuis les années 1900 Georges Braque évolue au centre d’un cercle de poètes, Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Pierre Reverdy, qui accompagnent les avant-gardes. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, alors que la place de la gravure et de la lithographie grandit dans son travail, Braque retourne vers les poètes. Avec chacun d’eux il entretient une relation personnelle fondée sur de fructueux allers-et-retours créatifs.

    Georges Braque a illustré plus d’une cinquantaine d’ouvrages d’écrivains et de poètes, qui sont nombreux à avoir fait le voyage à Varengeville : Frank Elgar, Paul Eluard, Marcel Jouhandeau, Jacques Prévert, Georges Ribemont-Dessaignes… Un motif commun traverse ces ouvrages : l’oiseau, sur lequel Saint-John Perse compose en 1962 pour les quatre-vingts ans de Braque, « L’ordre des oiseaux » accompagné de douze eaux fortes du peintre.

     

     


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    Cy Twombly se forme à l’Art Students League à New York avant de découvrir en 1951, grâce à son ami Robert Rauschenberg, le Black Mountain College. Dans ce climat d’effervescence, il entreprend un travail pictural très personnel, qui étonne encore aujourd’hui par sa force créatrice toujours en alerte. Le début des années 1960 est une période exceptionnellement fertile dans le travail de Cy Twombly, qui s’est installé définitivement en Italie en 1957. Sa peinture est alors tout particulièrement charnelle : la série des cinq « Ferragosto », exécutée pendant la fête du 15 août 1961 à Rome, ou le monumental Triumph of Galatea , également de 1961, en sont des exemples éloquents. À peine un an plus tard apparaît avec insistance le thème de la mort et, bientôt, celui de l’épopée homérique, qui va dès lors inspirer à Twombly des œuvres de tout premier plan, comme la suite en dix parties Fifty Days at Iliam (1977-1978, Philadelphia Museum of Art).

    La scène de L’Iliade qui retient ici l’attention de Twombly est celle qui suit le chant XVI : à la suite d’un désaccord avec le roi Agamemnon, Achille quitte la bataille et se retire dans sa tente tandis que les Troyens commencent à incendier les bateaux grecs. Patrocle, muni des armes d’Achille, repousse l’ennemi, avance jusqu’aux murs de Troie, où il est tué par Hector. Son corps est ramené au camp grec, où Achille donne libre cours à son deuil : c’est cette scène terrible, témoignage magnifique de l’amitié virile, que Twombly traduit dans Achilles Mourning the Death of Patroclus avec une rare économie de moyens. Seules deux formes rouges – deux taches de cette saleté picturale sublime et sanguinaire propre à Twombly  –, comme jetées sur la toile et étalées avec les mains, dominent l’imposant champ pictural. En dessous, l’inscription au crayon raturée, « Achilles Mourning the Death of Patroclus », semble indiquer, par son horizontalité accentuée, la présence fuyante et fugitive d’un corps – dans la tradition du Christ mort de Holbein le Jeune. À la fois exemplaire et singulière, d’une violence tout autant retenue qu’extrême, cette œuvre n’a pas son équivalent dans la production picturale de Twombly.  

    Jonas Storsve  (source : Centre Pompidou )

     

     

     

    "Achille se lamentant sur la mort de Patrocle"

     

    "Achille se lamentant sur la mort de Patrocle"

     

     

    photos eva Expo "Homère" Louvre-Lens 


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    Fabienne Verdier, la force qui va...

     

    « Je suis de ces quelques derniers peintres à croire encore avec ferveur, à la transmission de l’esprit en un coup de pinceau » Fabienne Verdier

     


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  • Jean-Michel Basquiat

     

    D'origine portoricaine et haïtienne, Jean-Michel Basquiat, est né en 1960 à Brooklyn et mort à New-York en 1988 à la suite d'une overdose à l'âge de 27 ans. Basquiat appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New-York à la fin des années 70. En 1977 il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour "Same Old Shit") accompagné d'une couronne et du sigle du copyright.  Au cours de sa fulgurante carrière, sa peinture passe de la rue au tableau.

    Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible, en même temps que la bande dessinée, la publicité et les medias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l'affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de vitalité et de liberté. En 1982 Basquiat est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L'année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

    A partir de 1984, il réalise en commun des peintures avec Andy Warhol jusqu'à la mort de ce dernier en 1987. S'étant toujours définit comme un peintre influencé par son environnement urbain quotidien, les racines de sa pratique "expressionniste primitiviste" sont à trouver du côté d'une peinture européenne d'après-guerre, celle de Jean Dubuffet, réfractaire à "l'asphyxiante culture" ou celle de Cobra, ainsi que du côté de la grande tradition américaine de Robert Rauschenberg à Cy Twombly.

    Après sa mort prématurée en 1988, il laisse une oeuvre considérable habitée par la mort, le racisme et sa propre destinée. Sa vie brûlante et explosive mêlant le star-system et la révolte a inspiré en 1966 le film "Basquiat" du peintre et cinéaste Julian Schnabel.

    (source documentation : mam.paris.expositions/basquiat)

     

     

     


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