• L'univers mystérieux de Goxwa Borg.

      

    La peintre maltaise Goxwa Borg est née à La Valette en 1961. Elle a commencé à peindre très jeune et s'est inscrite à l'école d'art Saint Martin. Ses œuvres à la cire sur toile défient toute catégorisation. Bien qu'elle s'inspire de fresques anciennes, ses peintures ont un caractère très contemporain.

    Goxwa explore tous les genres, mais toutes ses peintures ont le même élément de mystère et d'intrigue. Ses portraits font revivre ceux du Fayoum ou des fresques de Pompéi, et les variations chromatiques évoquent la palette de Turner. C'est cela la peinture de Goxwa, une invitation vers un monde enfoui, l'émergence d'une figure sur une vitre embuée avant sa disparition.

    En 1993, elle a organisé sa première exposition personnelle. Depuis, elle a exposé dans plusieurs villes, dont Paris, New York, Strasbourg et San Francisco. Goxwa réside actuellement à Paris et ses expositions continuent d'attirer des foules d'admirateurs et de collectionneurs.

     


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  • La Galerie Trétiakov de Moscou

     

    "La Mort de García Lorca"

    Andreï Mylnikov 1979

    Huile sur toile 200x200 centimètres.

     

    La Galerie d'État Tretiakov est située à Moscou et est considérée comme l'un des principaux lieux de présentation des beaux-arts russes. Elle a été fondée en 1856 par l'homme d'affaires et philanthrope moscovite Pável Tretiakov. 

    En entrant dans le hall principal de la Galerie d'État Tretiakov, la première chose que l'on peut voir est  une œuvre composée de trois tableaux intitulée "Triptyque d'Espagne", considérée comme un chef-d'œuvre d'Andrei Mylnikov (1919-2012).

    Cette oeuvre se compose de trois grandes huiles sur toile : une peinture centrale de 2x2,5 mètres (Le Christ des lanternes) et sur ses côtés deux de 2x2 mètres. Dans leur ensemble, elles représentent une idée de la vie et de la mort, une composition complexe qui confronte une fois de plus l'éternel combat entre le bien et le mal : la vie et la mort, l'amour et la trahison, la douleur physique et l'élévation spirituelle. Trois titres pour ces trois oeuvres, trois crucifixions : "Corrida à Madrid" , "Le Christ des lanternes chez les Capucins", et enfin "La Mort de Garcia Lorca" que j'ai choisi de montrer ci-dessus, une figure debout accueillant désespérément à bras ouverts un destin dur et impitoyable.

    Mylnikov a mis environ 15 ans avant de considérer cette série comme achevée. Il l'a commencée vers 1974 après un voyage en Espagne, mais ce n'est qu'en 1981 qu'il l'a présentée au grand public, et ce à peu près au moment où il a reçu la médaille d'or de l'Académie des Beaux-Arts de l'Union soviétique. Quelques années plus tard, en 1984, il sera également choisi pour le prix Lénine, la plus haute mention officielle qu'un citoyen puisse obtenir en Union soviétique. Mylnikov a visité quelques villes espagnoles : Madrid, Tolède, Barcelone... mais c'est dans un endroit très précis, à Cordoue, qu'il comprendra et saisira l'essence avec laquelle il dépeint l'Espagne.

     

      


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  • MÁRIO BOTAS (1952-1983) peintre portugais

    "A Mário Botas, com uns cravos brancos

     Já estiveras na morte muita vez

    e sempre regressaras. Para a conheceres

    bastava-te afinal seres português,

    a morte é o nosso aprendizado.

    Agora lá ficaste: o outono foi duro.

    Não cheguei a dizer-te como

    tu e eu sobrávamos na festa.

    Tu já partiste, eu não tardarei.

    Aos corvos deixemos o que resta."

    Eugénio de Andrade, 1983

     

    "A Mário Botas, avec des œillets blancs

    Tu es mort plusieurs fois 

    et tu reviendras toujours. Pour apprendre à te connaître 

    il suffirait d'être portugais après tout,

    la mort est notre apprentissage.

    Maintenant voilà : cet automne a été difficile.

    Je n'ai pas pu te dire comment 

    toi et moi les restes de la fête.

    tu es déjà parti je ne serai pas en retard

    Nous laissons le reste aux corbeaux. "

    Eugène de Andrade, 1983

     


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    Hasan Saygin, peintre.

     

    « Le Maître ne peint pas seulement les fruits, il peint la saveur du fruit éclaté sur la langue, il peint la lumière traversant la texture du verre, il peint mon désir de toucher les nappes rayées, il peint le chatoiement du thé et l’acidité de la tranche de citron…

     

    Le Maître ne peint pas seulement les fleurs, il peint le parfum délicat exhalé du bouquet, il peint l’ombre portée des pétales et la transparence du vase… Les « natures mortes » de Hasan Saygin sont si vivantes qu’elles font frémir de désir et trembler de plaisir… »

    eva, 25 juin 2022

     

    Hasan SAYGIN est né en 1958 en Turquie dans un petit village d'Anatolie. Il y passe son enfance et y effectue ses études primaires. En 1977, il entre à l’Ecole des Beaux-Arts d’Istanbul et c’est en 1982 qu’il décide de venir s’installer à Paris où il restera.

    Il expose alors dans de nombreuses galeries en France et à l’étranger.

    Hasan Saygin s’inspire des peintres de la Renaissance, notamment des nus et des natures mortes. Au premier abord, ses toiles sont très réalistes tant il cherche la « perfection » dans le rendu de son modèle ou de ses sujets: Mais, il y a aussi quelques éléments abstraits qui intègrent son réalisme à la modernité.

    « Hasan Saygin ne s’est pas trompé d’époque. D’abord, il ne peint pas comme autrefois. Ensuite, il n’expose les périodes précédentes que pour mieux comprendre la sienne. Parcourir son oeuvre, c’est traverser en quelques toiles l’histoire élémentaire de la peinture et de la sculpture, celle que nous possédons en nous. Son originalité est dans le regard qu’il porte sur la vie, un regard chargé d’émotion et de pureté où rarement affleure la tristesse. » Alain Coudert.

     

     

     

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