• "Déclaration" Georges Moustaki.

     

     

    "Je déclare l'état de bonheur permanent

    Et le droit de chacun à tous les privilèges.

    Je dis que la souffrance est chose sacrilège

    Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.

    Je conteste la légitimité des guerres,

    La justice qui tue et la mort qui punit,

    Les consciences qui dorment au fond de leur lit,

    La civilisation au bras des mercenaires.

    Je regarde mourir ce siècle vieillissant.

    Un monde différent renaîtra de ses cendres

    Mais il ne suffit plus simplement de l'attendre :

    Je l'ai trop attendu. Je le veux à présent..."

     

     


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    Dessine-moi un mouton...

     

    Dessine-moi un mouton, 

     

    Dessine-moi un mouton...

     

    une flaque de lune, un chagrin dans la nuit…  

     

    Dessine-moi un mouton...


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    Les petites robes inhabitées.

     

    Pour avoir mangé quelques grains de grenade, Perséphone fut condamnée à passer six mois de l’année aux Enfers et six mois sur la Terre, reproduisant ainsi le cycle des saisons « été-hiver ». Fille de Zeus, déesse du blé et du renouveau de la Nature, elle se glisse dans sa robe fleurie dès le retour du Printemps. (photo Katia Chausheva : la robe de Perséphone).

     

    Il y aura toujours pour moi une petite robe noire pour porter le deuil de mes illusions de fraternité et une petite robe fleurie pour en célébrer le renouveau…

    eva, le 13 novembre 2015

     

    Piero Pizzi Cannella, huile sur toile (567x488) "bella cuoremio"

     

    Les petites robes inhabitées.

     

     


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    La chanson que jamais je ne dirai.

     

     

    "Parmi les chèvrefeuilles 

    était un ver luisant

    et la lune effleurait

    l'eau d'un de ses rayons.

    Et alors je rêvai

    la chanson que jamais je ne dirai.

    Chanson pleine de lèvres

    et de rives lointaines.

    Chanson des heures longues

    que je perdis dans l'ombre.

    Chanson d'étoile vive

    sur un jour infini."

    Federico Garcia Lorca (Trois portraits avec ombre)

     

    Répons d'eva au poète :

    Federico, Federico,

    La chanson que jamais tu ne diras,

    Je l’ai cueillie à tes lèvres, comme un baiser jamais donné,

    Baiser plein de sève et de rives lointaines

    Baiser des heures longues, baiser perdu dans l’ombre,

    Baiser d'étoile vive dans l'insondable nuit.

    (eva, ce 24 août 2015)

     

     

     


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