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    Light house

       

    La maison de la lumière est une barque ensablée, gardée par une vestale radieuse et solitaire portant haut la petite flamme de l'espérance...

    Inlassablement, elle continue d'allumer les lampions flottant dans les marécages les plus obscurs...

     

    eva, ce 12 juillet 2015

     

    "Light House" Huile sur toile de Ricardo Fernàndez Ortega


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  • "les pieds d'Elsa"

     

     

    Les pieds d'Elsa dansent sur un fil,

    Un fil tendu d'elle à lui...

    Vibrations intenses, en équilibre, comme des mots jetés par-dessus

    monts et vallées, mers et lacs de l'immatériel...

    Sur le fil ténu brillant dans la Lumière,

    les pieds d'Elsa volent, et touchent à peine ce fil au bord du Rien,

    et touchent à peine son âme à lui,

    occupé ailleurs...

     

    (eva  © )  

     

    "les pieds d'Elsa"


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  • En dehors du monde...

     

    Fille d’Icare

    A perdu le do majeur de sa guitare,

    Les couleurs de l’aquarelle et le parfum de la térébenthine…

    Chaque matin fille d’Icare s’élance en vain après une illusion

    En souvenir de son père abîmé dans la mer…

    Chaque matin fille d’Icare brûle son Elle aux rayons incandescents d’un soleil aléatoire…

    Chaque matin, fille d’Icare trouve son refuge ailleurs, en dehors du monde,

    Comme au premier matin du monde… « fuera del mundo »…

     

    eva, ce 1er juillet 2015

    "fuera del mundo" huile sur toile du peintre Ricardo Fernandez Ortega 

     

     


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  •  

    Je savais qu’il marchait la nuit…

    Il m’avait faussé compagnie, et je l’avais surpris…

    Son corps de marbre s’était mis en mouvement, silencieusement, avec grâce et volupté…

    Il s’était installé devant mon chevalet pour terminer le tableau…

    Dans l’odeur de térébenthine, il avait achevé de peindre, puis il était sorti dans le patio, sous le reflet fantasmatique de la lune…

     



    La clarté d’argent  moirait ses muscles superbes, caressait les aplats et dessinait les courbes…

    Dans le silence parfumé et mystérieux, le dieu Amour glissait parmi les plantes et les arbres…

    Je le trouvai au matin, près de la source jaillissante, surpris par le jour qui l’avait pétrifié de nouveau…

    Jusqu’aux prochains rayons diaprés de pleine lune… qui le feraient vivre encore pour moi seule…

     

    eva, ce 21 novembre 2009 (texte et photos ©)   

     
     

     

     

     

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