•  

     

     

     

    Rêvons, rêvons ensemble mon camarade, mon frère... Plus les rêves sont simples, plus ils sont difficiles à réaliser...


    17 commentaires
  •  

    bateau.jpg

     


    4 commentaires


  • Ailleurs                                                                                           

    S’il est un chemin qui mène à la félicité, c’est bien celui qui conduisit mes pas hésitants vers le pays mystérieux, blanc et cotonneux d’où tu me faisais des signes joyeux et prometteurs. Région inaccessible toutefois, tellement rêvée, espérée, convoitée, magnifiée… Eden à nul autre pareil, sans équivalent dans la vraie vie, pas même sous l’effet de drogues interdites…

     

    Mais, toi-même appartenant au monde réel, te trouvais dans l’impossible, enraciné gentiment et raisonnablement dans le quotidien, et je dus poursuivre ma quête d’absolu, en solitude et désespérance, guettant d’autres signes, ailleurs, en d’autres temps…

     

    Si mon attirance pour le Beau déconcerte, c’est qu’elle s’accompagne d’un renoncement croissant et tenace, un renoncement à l’ordinaire, un renoncement à la compromission, à la tiédeur, un renoncement fatal : le renoncement à la Vie… Rompre le fil de ce petit ballon gonflé à l’hélium, casser le lien ténu et se laisser emporter vers d’autres rivages vierges d’hypocrisie et de faux-semblants, pour un autre univers, un monde sidéral, des îles intergalactiques…

     

    Liberté, liberté, illusion de la liberté, détachement de tout ce qui fait la satisfaction ordinaire : bouger, rire et se remplir de vanité, s’imaginer détenir l’autre en exclusivité. Partir, partir avec légèreté, sans chaîne, sans questionnement, sans regret… S’éloigner doucement de la terne médiocrité, de la triste laideur… Rejoindre ceux qui ont loué, célébré, servi la Beauté sans relâche, avec joie et ferveur, les rejoindre et se fondre en eux… Je le sais, ils sont là, ils m’attendent, ils m’ouvrent les bras et m’emporteront dans le scintillement coloré… Je leur parle en silence, ils m’écoutent, me bercent et me consolent. Ils sont mes amis de toujours et à jamais fidèles…

     

    Pourrai-je encore longtemps résister au doux chant des sirènes ?

    Saurai-je détourner mon regard de la belle lumière primordiale, et ma bouche de la coupe délicieuse ?

    A toujours remettre cet instant d’ineffable bonheur, la foi, l’espoir viennent à s’user… les images tremblantes de mes amis s’éloignent, s’estompent… Mes amis, mes amis, mes frères, agrippez moi, tirez-moi vers vous avant que la nuit ne devienne trop noire, donnez-moi bien à voir le jaillissement de la lumière, de la ligne idéale, et de la forme parfaite, donnez-moi bien à entendre la musique enjôleuse et tendre, donnez-moi bien à sentir la caresse du vent et de la pluie d’étoiles, et le parfum suave des mimosas …

    eva (copyright 2008©)

     

     


    37 commentaires
  •  

    4367621652_2ddf8c3ba7.jpg


    (photo flickr)

     

    Je voudrais être brindille qui danse au vent du Désert

    De celles qui vibrent sous le Bleu du Désert…

    J’aimerais être brindille et brûler dans le feu du Désert,

    Sécher dans le froid de sa nuit, trembler dans son infini…

    Boire la belle lumière primordiale, vivre l’essentiel,

    Célébrant les noces de l’absolu et du néant,

    La fusion du torride et du transi,  

    L’alliance du transitoire et de l’irrévocable…

     

    Un éclair sec de rien du tout sur le sable orangé du tout ou rien

     

    eva, le 21 février 2010

     

     

    link


    60 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique