• Le cheval de Turin ((A Torinói ló)

     

    Janvier 1889, Turin. Le philosophe allemand Friedrich Nietzsche s'oppose au comportement brutal d'un cocher fouettant violemment son cheval qui refuse d'avancer. Nietzsche sanglote et enlace l'animal. Puis son logeur le reconduit à son domicile. Le philosophe y demeure prostré durant deux jours avant de sombrer, au cours des onze dernières années de son existence, dans une crise de démence. Tel est le prologue initial du film qui s'attache ensuite à décrire minutieusement la vie du cocher, celle de sa fille, et enfin celle du cheval. C'est le dernier film du réalisateur Béla Tarr qui décida d'arrêter le cinéma juste après. Ce film a obtenu l'Ours d'Argent (Grand Prix du Jury) au Festival de Berlin 2011. 

     

     

    Nietzsche a séjourné à Turin du 21 septembre 1888 au 9 janvier 1889. Son appartement meublé se trouvait au quatrième étage de la Via Carlo Alberto 6. Sa chambre était la cinquième fenêtre, à partir du coin de la Via Carlo Alberto, à gauche face à la place, juste au-dessus de l'entrée de la galerie Sulbalpina. 

     

    Le cheval de Turin ((A Torinói ló)

     

    "Dans cette maison Federico Nietzsche a connu la plénitude de l'esprit qui cherche l'inconnu, le désir de dominer qui suscite le héros. Ici pour attester de la haute destinée et de son génie, il a écrit Ecce Homo, le livre de sa vie." peut-on lire sur la plaque apposée en 1944 à l'occasion du centième anniversaire de la naissance du philosophe allemand. 

     

    Le cheval de Turin ((A Torinói ló)

     

    Le cheval de Turin ((A Torinói ló)

     

    Place Carlo Alberto


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  • Habemus papam

     

     

    Synopsis : Le pape est mort. Le Conclave se réunit pour désigner son successeur. C'est Melville (Michel Piccoli) un inconnu, qui est élu à une écrasante majorité. Sur la place Saint-Pierre, une foule fébrile attend de voir le tout nouveau pontife. Tétanisé, Melville ne peut pas se résoudre à se montrer. Bientôt il est terrassé par une crise d'angoisse massive. Pour tenter de résoudre le problème au plus vite, le Vatican fait appel, dans la plus grande discrétion au meilleur psychanalyste du pays (rôle tenu par Nanni Moretti). Mais Melville s'enfuit, errant dans les rues de Rome.

    Habemus Papam n'a que peu de chose à voir avec la religion et la foi. Il s'agit plutôt d'une complainte, écrite, mise en scène et interprétée par Nanni Moretti. L'essentiel de ce film qui émeut souvent est constitué d'une matière mélancolique, d'une réflexion poétique sur le devoir et le plaisir, la liberté et ses limites. La force de l'émotion émane d'abord d'un homme, Michel Piccoli : son errance dans les rues de Rome tandis que le Vatican est le théâtre d'une série de mises en scène aussi dérisoires que virtuoses par lesquelles le cinéaste se moque de la religion, du journalisme, de la psychanalyse, du sport et de lui-même. 

    Un des plus beaux films de Nanni Moretti, un spectacle d'une invention constante. (source : Le Monde)

     


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    Synopsis : 1939, à Arezzo, Guido Orefice, un jeune Italien plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime fasciste d'alors. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils : Giosué. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur, et en tant que Juifs, Guido et Giosué sont déportés vers un camp de concentration allemand (réel, mais sans référence précise). Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène au camp où Guido veut tout faire pour éviter l'horreur à son fils. Il lui fait croire que les occupations du camp allemand sont en réalité un jeu dont le but serait de gagner un char d'assaut, un vrai...

    Roberto Benigni définit lui-même son film comme une fable, un conte philosophique.

    C'est avant tout une histoire d'amour, d'amour et d'espérance, d'amour entre un homme et une femme, d'amour irrépressible de la vie...Une lumineuse comédie burlesque sur fond de tragédie absolue.

    Ce film a remporté trois oscars, un césar, 63 prix et 39 nominations. 

      

     

     

     

    et aussi : Merveilleux Roberto !

     


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    Lettre de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere.

     

     

     

    "... Ce n'est pas tellement que tu n'avais plus envie de vivre, mais tu souffrais trop de vivre...

     

    [...] Je te le dis maintenant, sans gêne et sans en faire un drame, j'ai toujours senti la mort en toi. Pis, je pensais que tu nous quitterais encore plus vite. C'était une certitude terrible que je gardais pour moi. Je ne pouvais rien faire, j'étais le spectateur forcé de ce compte à rebours. Ton suicide fut une longue et douloureuse maladie. Quand j'ai su que c'était fini, je me suis dit : bah oui, quoi, rien à dire. Je n'allais tout de même pas surjouer comme les mauvais acteurs. Et puis je te l'avoue, moi, bien en face, je m'en fous. Je ne veux pas rentrer là-dedans. Je suis une bête, ça m'est égal, la mort connais pas. Je suis la vie, la vie jusque dans sa monstruosité. Il ne faut jamais faire dans la culpabilité, se dire qu'on aurait dû, qu'on aurait pu. Que dalle. Il y avait un défaut de fabrication, un vice, quelque chose de fêlé en toi, Patrick..."

      

     "Lettre de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere" Lire le texte entier ici 

     

     


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