• Habemus papam

     

     

    Synopsis : Le pape est mort. Le Conclave se réunit pour désigner son successeur. C'est Melville (Michel Piccoli) un inconnu, qui est élu à une écrasante majorité. Sur la place Saint-Pierre, une foule fébrile attend de voir le tout nouveau pontife. Tétanisé, Melville ne peut pas se résoudre à se montrer. Bientôt il est terrassé par une crise d'angoisse massive. Pour tenter de résoudre le problème au plus vite, le Vatican fait appel, dans la plus grande discrétion au meilleur psychanalyste du pays (rôle tenu par Nanni Moretti). Mais Melville s'enfuit, errant dans les rues de Rome.

    Habemus Papam n'a que peu de chose à voir avec la religion et la foi. Il s'agit plutôt d'une complainte, écrite, mise en scène et interprétée par Nanni Moretti. L'essentiel de ce film qui émeut souvent est constitué d'une matière mélancolique, d'une réflexion poétique sur le devoir et le plaisir, la liberté et ses limites. La force de l'émotion émane d'abord d'un homme, Michel Piccoli : son errance dans les rues de Rome tandis que le Vatican est le théâtre d'une série de mises en scène aussi dérisoires que virtuoses par lesquelles le cinéaste se moque de la religion, du journalisme, de la psychanalyse, du sport et de lui-même. 

    Un des plus beaux films de Nanni Moretti, un spectacle d'une invention constante. (source : Le Monde)

     


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    Synopsis : 1939, à Arezzo, Guido Orefice, un jeune Italien plein de gaieté, rêve d'ouvrir une librairie, malgré les tracasseries de l'administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l'enlève le jour de ses fiançailles avec un bureaucrate du régime fasciste d'alors. Cinq ans plus tard, Guido et Dora ont un fils : Giosué. Mais les lois raciales sont entrées en vigueur, et en tant que Juifs, Guido et Giosué sont déportés vers un camp de concentration allemand (réel, mais sans référence précise). Par amour pour eux, Dora monte de son plein gré dans le train qui les emmène au camp où Guido veut tout faire pour éviter l'horreur à son fils. Il lui fait croire que les occupations du camp allemand sont en réalité un jeu dont le but serait de gagner un char d'assaut, un vrai...

    Roberto Benigni définit lui-même son film comme une fable, un conte philosophique.

    C'est avant tout une histoire d'amour, d'amour et d'espérance, d'amour entre un homme et une femme, d'amour irrépressible de la vie...Une lumineuse comédie burlesque sur fond de tragédie absolue.

    Ce film a remporté trois oscars, un césar, 63 prix et 39 nominations. 

      

     

     

     

    et aussi : Merveilleux Roberto !

     


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    Lettre de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere.

     

     

     

    "... Ce n'est pas tellement que tu n'avais plus envie de vivre, mais tu souffrais trop de vivre...

     

    [...] Je te le dis maintenant, sans gêne et sans en faire un drame, j'ai toujours senti la mort en toi. Pis, je pensais que tu nous quitterais encore plus vite. C'était une certitude terrible que je gardais pour moi. Je ne pouvais rien faire, j'étais le spectateur forcé de ce compte à rebours. Ton suicide fut une longue et douloureuse maladie. Quand j'ai su que c'était fini, je me suis dit : bah oui, quoi, rien à dire. Je n'allais tout de même pas surjouer comme les mauvais acteurs. Et puis je te l'avoue, moi, bien en face, je m'en fous. Je ne veux pas rentrer là-dedans. Je suis une bête, ça m'est égal, la mort connais pas. Je suis la vie, la vie jusque dans sa monstruosité. Il ne faut jamais faire dans la culpabilité, se dire qu'on aurait dû, qu'on aurait pu. Que dalle. Il y avait un défaut de fabrication, un vice, quelque chose de fêlé en toi, Patrick..."

      

     "Lettre de Gérard Depardieu à Patrick Dewaere" Lire le texte entier ici 

     

     


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    Le castrat incarnait une forme de "surhomme" : physiquement plus grand que la moyenne, avec une cage thoracique très développée, il pouvait tenir une note  plus d'une minute, la monter, lui donner des intonations colorées dans ce laps de temps considérable. Un homme féminisé qui avait gardé sa voix d'avant la puberté, le seul être capable de réunir l'inconciliable trilogie homme-femme-enfant fascinait les foules et en était adulé...

     

    Sur le plan sociologique les castrats représentaient un modèle d'ascension sociale, la plupart d'entre eux étaient issus des milieux les plus modestes. Cependant, sur les milliers de castrats en activité au cours du XVIIIe siècle, une vingtaine atteignit une renommée comparable à celle de Farinelli et Caffarelli.

     

    Le film de Gérard Corbiau relate la vie mouvementée d'un des musiciens les plus connus du XVIIIe siècle, le castrat Carlo Broschi dit "Farinelli". Aucun chanteur actuel n'est en mesure d'exécuter les partitions destinées aux castrats ; alors est née l'idée d'utiliser les nouvelles technologies (notamment celles développées à l'IRCAM) pour créer une voix artificielle proche de ce que l'on peut imaginer être la voix d'un castrat. Il a donc été décidé pour ce film, d'enregistrer deux chanteurs aux voix complémentaires : Derek Lee Ragin (contralto) et Ewa Godlewska (soprano colorature) et de créer à partir de ces deux voix, une voix artificielle.

     

    On peut écouter dans la video ci-dessous le même air "Lascia ch'io pianga" interprété par Philippe Jaroussky.

     

     


         

     

     


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