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    Le cinéma de Fellini n’a jamais rien raconté, ou si peu. La Dolce Vita, un de ses films les plus célèbres avec 8 1/2, ne déroge pas à la règle. Fellini nous offre d’emblée de suivre les facéties et extravagances du personnage principal de son film. En effet, Marcello, incarné avec toujours autant d’intériorité et de minimalisme par Marcello Mastroianni, se déplace dans l’espace comme le spectateur qui découvre le film. Ceci est d’autant plus frappant que son métier de journalisme lui impose d’être constamment aux aguets, à l’affût du moindre détail croustillant. 

    A la fin des années 60, Federico Fellini s'interroge sur la place du cinéma dans un monde en pleine mutation. Rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, entre 1966 et 1971, auteur d'essais sur le cinéma et la transformation de la société française au terme des sixties, Jean-Louis Comolli se penche sur l'oeuvre de Fellini à cette époque. Jean-Paul Mangarano, auteur de «Federico Fellini, romance», décrypte La Dolce Vita et 8 1/2, deux des films du cinéaste. 

    De :Jean-Louis Comolli A Federico Fellini, romance d'un spectateur amoureux.

    Après avoir vu par hasard ce "film-documentaire" j'ai re-visionné La Dolce Vita et il m'a semblé que je voyais ce film-culte pour la première fois ! Jean-Louis Comolli est un personnage extraordinaire, un érudit cinéphile, qui fait de l'oeuvre de Fellini une analyse très intéressante, en compagnie de Jean-Paul Manganaro, professeur de littérature italienne...

     

     

     

     

     


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  • Le train (Pierre GRANIER DEFERRE)

     

     Revu sur Arte, le 7 octobre : "Le Train" avec Romy Schneider, l'un des plus beaux visages du cinéma français, l'incarnation d'une féminité lumineuse, passionnée mais aussi tourmentée.  

     

     

    Egalement aux côtés de Jean-Louis Trintignant et Romy : Roger Ibañez 

     

    Le train (Pierre GRANIER DEFERRE)


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    Enquête sur une passion.

     

    A Vienne, une jeune femme impulsive et un psychanalyste jaloux se déchirent... Avec Art Garfunkel et Harvey Keitel, le récit halluciné d'une passion destructrice, dans un écrin expérimental conçu en 1980 par le cinéaste britannique Nicolas Roeg.

    Après avoir avalé un cocktail d'alcool et de drogues, Milena se retrouve à l'hôpital entre la vie et la mort. Le jeune psychanalyste qui l'accompagne, Alex, prétend être "un ami" et refuse obstinément de se rappeler l'heure à laquelle il l'a trouvée inanimée. Sa réticence à coopérer intrigue les policiers. Des flash-back révèlent par bribes la relation torride et houleuse qui le liait à Milena. Evasive sur ses faits et gestes, la jeune femme multipliaient les excès et les infidélités, ce qui rendait Alex malade de jalousie.

    Dans une Vienne hantée par les fantômes de Klimt et de Freud, ce film offre le récit savamment déconstruit, comme halluciné, d'une passion sans issue entre une beauté impulsive et un intellectuel possessif. Nappé d'une somptueuse bande-son convoquant Tom Waits, Keith Jarrett ou Billi Holiday, ce long métrage quasi expérimental de l'Anglais Nicolas Roeg affiche un casting insolite : le chanteur Garfunkel en psychanalyste obsessionnel, Harvey Keitel en flic cultivé et Theresa Russel en blonde incendiaire. 

    Source : Blow-Up Arte

     

    Enquête sur une passion.

     

     Ce qui m'a fascinée dans ce film :

    -         - le récit déconstruit d’une passion destructrice entre un intellectuel qui connaît tous les mécanismes tortueux et cependant prévisibles du cerveau humain, et une créature lumineuse qui ne résiste à aucune de ses pulsions de mort (sexe et drogue)

    -          - la beauté étonnante de cette jeune femme, blonde, au regard clair… 

     

    Enquête sur une passion.

     


     


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    Le chameau qui pleure.

     

    Synopsis : au Printemps, dans une famille de nomades Mongols, dans le désert de Gobi, une chamelle donne naissance à un petit tout blanc. Mais sans doute à cause d'une mise-bas difficile, elle le rejette et refuse de le laisser téter. Les deux enfants aînés de la famille sont envoyés à la ville chercher un musicien joueur de vièle à tête de cheval (morin khuur) pour faire renaître les émotions de la chamelle grâce à un rite musical.  

     

    Le chameau qui pleure.

     

    L'histoire du chameau qui pleure est co-réalisée par  Byanbasuren Davaa et Luigi Falorni. Née en 1971 en Mongolie, la première débuta comme assistante de réalisations à la télévision nationale puis étudia le droit international et le cinéma en Mongolie. C'est là qu'elle rencontra Luigi Falorni, chef opérateur italien qui a suivi auparavant des cours de mise en scène à l'école de cinéma de Florence. 

    La cinéaste est convaincue de l'efficacité du rituel décrit dans son film, et selon lequel la musique est capable de réconcilier la chamelle et son petit. "Depuis que j'étudie ce sujet, je n'ai jamais rencontré de cas où ce rituel ait échoué. J'ai interrogé de nombreux nomades, et tous m'ont dit la même chose. Cela marche toujours. Dans le cas que nous avons filmé, cela a pris une journée. De vieux nomades m'ont parlé d'autres cas qui avaient pris plus longtemps, quelques jours. Chaque chameau est différent."

    Sélectionné dans de nombreux festivals, "L'histoire du chameau qui pleure" a notamment reçu le Prix du Public au Festival de Karlovy Vary et le Prix de la Presse Internationale au Festival de San Francisco.

    La séance de musicothérapie en plein désert relève du mystique, et les hommes sont les témoins patients et concentrés d'une nature impérieuse, qui les dépasse et qu'ils respectent. Tout dans ce film provoque l'émotion, ou l'émerveillement, tout en livrant un regard intelligent et extrêmement pertinent sur une civilisation toute entière , qui fait le grand écart entre les traditions et les mirages du progrès. Ce film traite avec simplicité de la fragilité de l'enfance, du sentiment d'abandon et d'un instinct maternel pas toujours inné, tant chez l'animal que chez l'homme.

     

     

    Le morin khuur est l'un des chefs-d'oeuvre du Patrimoine oral et immatériel de l'humanité identifiés par l'UNESCO

     

     


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