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    Sur l’Ile de Minos, l’homme  apprivoisa le Taureau pour que la Terre cessât de trembler, il jouait avec lui avec bravoure et respect pour signer le pacte mystérieux avec les forces telluriques. Il dansait avec lui sur le fil du Merveilleux comme un funambule, et sautait par-dessus ses cornes redoutables comme un acrobate dédié à l’au-delà.

     

    Longtemps les joutes furent ordaliques, l’Homme arrachait au péril même de sa vie, son droit à vivre et survivre. Cela même est fascinant, et subsiste aujourd’hui encore : cette revendication affirmée et insistante à se mesurer aux forces mystérieuses de la nature.

     A Ronda (Andalousie), on peut visiter un musée taurin jouxtant les arènes.. Il est impressionnant de voir dans la pénombre des vitrines, d’authentiques habits de lumière ayant appartenu à des toreros dont la taille ne dépassait pas 1,58m. On imagine avec effroi et fascination la danse d’amour et de mort jouée par ces deux-là : le taureau de 500kg et le toréro à peine plus grand qu’un enfant. Ces petits costumes fanés constituent mon souvenir le plus ému et le plus marquant de Ronda. Cachés dans la pénombre de ce musée, ils contrastent avec la splendeur vertigineuse du site de Ronda. 

    eva ©

     

    Dans la video ci-dessous, on peut voir dans les arènes de Saragosse un spectacle de toro sans mise à mort... comme au temps des Crétois...

     


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    Granada

     

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    Còrdoba

     

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    Sevilla

     

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    4-Séville, tombe du torero Ignacio Sánchez Mejías

     

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    Ronda

     

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    Cadiz


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    La Grande Mosquée de Cordoue est le symbole le plus éclatant de la domination musulmane en Espagne. Abd er-Rahman Ier a construit la mosquée originelle entre 785 et 787. Puis l'édifice a été remanié et agrandi au cours des siècles. Finalement, au XVIe Siècle on construisit une cathédrale au centre de la mosquée.

    Cordoue (Andalousie)



    Patio des los Naranjos.

    Cordoue (Andalousie)



    Torre del Alminar

    Cordoue (Andalousie)




    Partie la plus ancienne.




    Mihrab (on fit appel à des artistes byzantins qui réalisèrent les mosaïques qui décorent l'arc d'entrée ainsi que la superbe coupole qui le précède)




    La kibla est ornée en haut d'une théorie d'arcs lobés dont le fond est couvert de mosaïques dorées et d'arabesques. Au dessous se déploie l'alfiz, ce grand panneau, modèle des portes monumentales de l'art arabe. Parmi les moulures de l'alfiz, une inscription coufique en caractères d'or sur fond bleu chante les louanges d'Allah.


    A droite du Mihrab, se trouve la Maksourah réservée au Calife pour diriger la prière.


    La partie la plus récente est reconnaissable au pavement de briques rouges.


    Mur primitif qui cernait l'enceinte.

    photos eva baila septembre 2001 ©


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    Ronda (Andalousie)


      
    Pour se rendre à Ronda, on traverse des collines plantées d’oliviers. On roule parmi des collines douces brodées de milliers de pompons verts, on avance avec le cœur plein de la belle voix chaude de Paco Ibañez chantant « Andaluces de Jaén ». Toujours avec la même émotion, on entend Paco chanter le Sud avec la même ferveur, accompagné de sa seule guitare…

    Ronda (Andalousie)

     

    Ronda (Andalousie)



     
     Ronda est bâtie sur un plateau entaillé par une gorge profonde : le Tajo, qui signifie « l’entaille ». Cette ville fut l’un des derniers bastions musulmans en Andalousie. Reconquise seulement en 1485 par les Chrétiens, la vieille ville maure est perchée au sud de la faille : pueblo blanco aux murs blancs, ruelles pavées de galets, fenêtres parées de grilles de fer forgé. De l’autre côté de la gorge, c’est la ville moderne : « El mercadillo » où furent inaugurées les arènes en 1785.




                 Les arènes de Ronda sont considérées comme le temple de la tauromachie. Elles rappellent le patio circulaire du célèbre palais de Charles Quint de l’Alhambra de Grenade. C’est la plus ancienne plaza de toros d’Espagne. Le torero Pedro Romero né en 1754 est considéré comme le père de la tauromachie moderne. On peut visiter un musée taurin jouxtant les arènes de Ronda. Il est impressionnant de voir dans la pénombre des vitrines, d’authentiques habits de lumière ayant appartenu à des toreros dont la taille ne dépassait pas 1,58m. On imagine avec effroi et fascination la danse d’amour et de mort jouée par ces deux-là : le taureau de 500kg et le toréro à peine plus grand qu’un enfant. Ces petits costumes fanés constituent mon souvenir le plus ému et le plus marquant de Ronda. Cachés dans la pénombre de ce musée, ils contrastent avec la splendeur vertigineuse du site de Ronda.      

               Le ravin inspira les poètes et romanciers les plus connus : James Joyce, Rainer Maria Rilke, Prosper Mérimée, Théophile Gautier, et les dessinateurs Lewis, Roberts, Blanchard. Gustave Doré notamment s’en serait inspiré pour l’illustration de l’Enfer de Dante où figurent d’énormes rochers au milieu de figuiers : ce sont ceux du ravin de Ronda !


     

     

        Pont Neuf d'après D.Roberts (1834)

        
         
                                 
                    
                                                                                             
                                Illustration de Gustave Doré
                                  pour "l'Enfer" de Dante



                                                                                                     
                A la fin du XVIIIème siècle, la construction du Puente Nuevo qui enjambe la gorge constitue un véritable exploit, et reste l’emblème le plus représentatif de Ronda, dessiné, peint, photographié. Edifié par l’architecte aragonais Juan Martin de Aldehuela, il remplace un pont construit antérieurement en 1735 et qui s’effondra six ans plus tard. Les travaux du Pont Neuf commencèrent en 1751 et se terminèrent en 1793. Une légende raconte la fin tragique de son architecte qui essaya de graver son nom sur une pierre à la fin des travaux, perdit l’équilibre et fut précipité dans le vide au fond du Tage. En réalité il mourut de mort naturelle neuf ans plus tard à Màlaga !

     

    Ronda (Andalousie)

    texte et photos eva baila ©


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