• Eugène Delacroix et Baudelaire


    La mort de Sardanapale, Eugène Delacroix
    (1827) Huile sur toile 3.92 x 4.96 (Musée du Louvre)


    oeuvre ainsi commentée par Charles Baudelaire : 

    "...Bien des fois, mes rêves se sont remplis des formes magnifiques qui s'agitent dans ce vaste tableau, merveilleux lui-même comme un rêve. Le Sardanapale revu, c'est la jeunesse retrouvée. A quelle distance en arrière nous rejette la contemplation de cette toile ![...] Une figure peinte donna-t-elle jamais une idée plus vaste du despote asiatique que ce Sardanapale à la barbe noire et tressée, qui meurt sur son bûcher, drapé dans ses mousselines avec une attitude de femme ? Et tout ce harem de beautés si éclatantes, qui pourrait le peindre aujourd'hui avec ce feu, avec cette fraîcheur, avec cet enthousiasme poétique ? Et tout ce luxe sardanapalesque qui scintille dans l'ameublement, dans les vêtements, dans les harnais, dans la vaisselle et la bijouterie, qui ? qui ?"

    (Extrait de "Ecrire la peinture - de Diderot à Sollers" Pascal Dethurens Edition Citadelles & Mazenod) 


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  • Commentaires

    10
    Mardi 11 Mars 2014 à 19:12

    C'est justement le sujet du film de Resnais que j'ai vu hier à la TV : "L'amour à la mort"... et je dois être bien vieille parce que ça ne m'a rien dit ! ça m'aurait sans doute plu davantage quand j'avais 15 ans...

    9
    Mardi 11 Mars 2014 à 19:10

    figure-toi que c'est mon rêve : être enfermée dans un harem, prendre des bains de lait d'ânesse, faire de la musique, de la peinture, et rien d'autre...

    8
    Mardi 11 Mars 2014 à 11:04
    Se jeter dans la mort à corps perdu, comme dans l'amour
    7
    Mardi 11 Mars 2014 à 10:33
    Bonjour Eva, le luxe soit, mais je ne pense pas que ces femmes du harem livrées à cet homme en soient vraiment heureuses !!! Gros bisous
    6
    Mardi 11 Mars 2014 à 09:45

    belle journée à toi aussi 

    5
    Mardi 11 Mars 2014 à 09:41
    Que du beau par ici!
    belle journée ensoleillée à tous.
    4
    Mardi 11 Mars 2014 à 09:12

    Tu n'es pas Baudelaire, et Pat'Alès n'est pas Delacroix, mais tu as très bien fait son éloge ! Une artiste pleine de talent, à la peinture si vivante et joyeuse... Merci Benissa

    3
    Mardi 11 Mars 2014 à 07:49

    Tout est dit dans ces quelques lignes de Baudelaire : l'allusion au personnage de Sardanapale, dernier grand roi d'Assyrie, les rêves que suscite le déploiement de couleurs chatoyantes, de formes luxuriantes, de mobilier fastueux... 

    2
    Lundi 10 Mars 2014 à 23:43
    J'ignorais tout des talents de critique artistique de Charles Baudelaire... je les découvre grâce à toi. C'est ce qu'il y a de merveilleux avec internet, cet échange enrichissant. Tu en as donc appris ainsi sur Léo Ferré.
    Moi aussi justement je me suis risquée à faire de la critique d'art dans mon dernier billet... et je ne suis pas Baudelaire!!! (rires) Bonne soirée.
    1
    DAN
    Lundi 10 Mars 2014 à 23:39
    Ce tableau de Delacroix semble tout droit sorti d'un rêve, mais déjà que j'ai du mal à comprendre les miens il me serait difficile de déchiffrer celui là sans avoir une solide culture que je n'ai malheureusement pas !
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