• Africa

     

     

    Je dédie ce billet à Dominique Baumont qui nous a quittés il y a presque un an.

    Je veux me souvenir de son engagement humanitaire, de sa foi en Dieu et en l’homme, de la conviction qu’il mettait en toutes choses… jusqu’au bout de ses forces.

    L’odeur et la couleur des chemins de latérite l’auront accompagné jusqu'à la fin ainsi que la grâce et l’élégance de la femme africaine. Il disait « la femme africaine a une allure de reine, même avec une bassine en plastique sur la tête » et c’est pourquoi la couverture de la video de Francesco (le ballet des femmes à la pêche sous la pluie) me ramène invariablement au souvenir de Dominique. Parce que le blog de Dominique n'est pas seulement une chronique de son travail en Afrique, mais aussi une approche pleine de sensibilité et de poésie qui le caractérisait, il aurait aimé cette vidéo qui traduit la joie de percevoir la trace lumineuse et vivante laissée par l'artiste entre son travail et l'inspiration de son travail... La poussière qui danse dans la belle lumière, l'odeur des chemins rouges d'Afrique, la rugosité du bois des sculptures... tout ce qui n'est pas forcément perçu dans une expo ou aux cimaises d'un musée...  

    A lui qui aimait tant l’Afrique… 

    (illustration ci-dessus de Francesco Pagni : technique mixte sur bois. Terre, sable, gravier, goudron, acrylique. 120x100cm)

     

     

     

    Blog de Dominique Baumont : ici 

     

    Blog de Francesco Pagni, "Blow Up"  : ici


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    « Je vois un oiseau immobile sur la gouttière,

    On croirait un pigeon, mais plus élancé,

    Une vague touffe sur la tête – ou le vent peut-être,

    Qu’en sait-on, les vitres sont fermées.

    Si tu le vois toi aussi quand t’éveillent les hors-bord,

    C’est tout ce qu’il nous est donné de savoir sur le bonheur.

    Il coûte trop cher, il n’est pas pour nous,

    Qui le détient ne sait qu’en faire. »

     

    Eugenio Montale.

     Poèmes choisis (1916-1980)

    Edition nouvelle de Patrice Dyerval Angelini

     

    photo Francesco Pagni  © 

     

     On peut retrouver Francesco sur twitter : ici

    Sur son blog ici : Blow-Up 

    et sa play-list ici : Francesco Pagni, peintre, sculpteur, photographe.


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  • Les images et les mots de Francesco...

     

     

    « Mes mots sont des nuages dessinés qui flottent dans l'air clair du matin, et qui baignent de couleurs les attentes d'un jour encore inconnu. 

    Mes mots sont des gouttes de lumière qui glissent sur le carrelage du patio, et qui allument de flammes émeraudes les nids de comètes de mon jardin. 

    Mes mots, comme des petites souris, bruissent dans les coins sombres et secrets sous le feuillage du lilas, à la recherche de quelques miettes d'histoires à raconter. 

    Mes mots sont des taches rouges qui jaillissent dans le jaune de ma jarre Africaine, et qui glissent dans le rien, pour le bonheur du regard curieux de ma chatte. 

    Mes mots sont des culbutes qui enchantent les lézards et font gazouiller les moineaux, des jouets en bois, des billes en verre coloré, des figurines poussiéreuses. 

    Mes mots sont des fusées incandescentes qui traversent comme des éclairs mon imagination, des petites interdictions auxquelles désobéir.  

    Mes mots, qui flânent sur les pages encore vierges de mon cahier, à 6 heures du matin d'un jour de juillet. 

    Tout est si simple. » © Photo et texte Francesco Pagni.

     

    Tes mots sont la tenue d’apparat de tes aquarelles, tes photos, tes visions enchanteresses

    Tout est simple, tout est magie sous ta plume, sous tes brosses et tes pinceaux, à travers l’objectif de ta camera...

    Tes mots nous manquent et nous continuons à les lire sur Blow-Up ...

     

     

     On peut retrouver Francesco sur twitter : ici

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  • Les carnets de Francesco.

     "Poisson oublieux nage dans son encre." Francesco Pagni

    "Une habitude, un rituel quotidien, de laisser une trace sur mes inséparables "carnets", de mes journées en atelier. Comme le sillage d'un navire en voyage vers un ailleurs à explorer." 

     

    « Les carnets » du peintre représentent tellement la part de lui-même dans l’instant, qu’ils sont un réel cadeau de spontanéité et de vraie générosité… Ils apparaissent ainsi comme la genèse mystérieuse de l’œuvre, l’élaboration au jour le jour, la préparation des travaux plus importants.

    Les petits moments restés secrets entre les pages du carnet constituent l’intimité de l’artiste, et le chemin « en partance vers un ailleurs à explorer » comme tu le dis si joliment… Francesco, ton langage pictural est tout à fait en accord avec tes « paroles » empreintes d’une grande poésie… pour notre plus grand plaisir…soit donc bien remercié Francesco ! 

    Tes carnets 2015 sont comme un petit journal de poésie... à la fois exotique et rafraîchissant ! De la pureté, de la légèreté, un petit ballon gonflé à l'hélium...que l'on donne (comme toi seul sais donner)... que l'on prend (comme nous savons tous prendre)... et qui s'échappera malicieusement au premier coup de brise légère... 

     

     

    On peut retrouver Francesco sur twitter : ici

    Sur son blog ici : Blow-Up

    et sa play-list ici : Francesco Pagni, peintre

     


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