• L'amour, l'amor, la mort...

     

    Amine Boughanmi

     

    Dans son habit de lumière,

    "Il" l'a mené au centre de l'arène...

    Scintillant et sauvage, 

    "Il" a conduit le toro puissant et noir

    dans l'arène de l'amour...

    La bête a foncé tête baissée sur ses pas,

    sur ses pas chaussés des ballerines de la séduction.

    C'est la danse de l'amour, le ballet subtil de la mort,

    tournoyant dans la lumière et le sable et les cris...

    Habillé d'or, fragile et magnifique.

    Pour lui, rien d'autre n'existe que le noir toro...

    Leur jeu, leur accord somptueux et fascinant...

     

    eva, © 16 février 2012

    photo Michel Giliberti, avec l'aimable autorisation de Amine Boughanmi

     

     

     
     
    « Pise et MaupassantAlbert Camus (Le premier homme) »

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    15
    laura
    Vendredi 8 Août 2014 à 18:22
    Très beau texte, sonore, coloré et sensuel, merveilleusement soutenu par l'étincelante photo de Michel Giliberti.
    Merci pour cette voluptueuse évasion.
    14
    Mardi 25 Décembre 2012 à 18:11

    comportement ordalique de la jeunesse ! J'ai mille ans, et je suis toujours "ordalique" !

    13
    Mardi 25 Décembre 2012 à 16:11
    La danse de l'amour oui, où l'on vit tant et meurt tout autant !
    Nous " les passionnés " avons une forte attirance pour cette symbolique qui dans l'arène n'en est plus du tout une...
    Vos mots font une belle passe de poésie, OLE !
    12
    Vendredi 24 Février 2012 à 14:58

    le thème du torero est l'un de mes favoris (l'un des plus mystérieux et des plus fascinants)

    11
    Vendredi 24 Février 2012 à 08:18
    Tous les thèmes te donnent de l'inspiration. Bravo!
    10
    Jeudi 23 Février 2012 à 21:13

    Merci Laura... Les mots sont venus tout seuls avec la belle photo de Michel... les mots sont venus tout seuls comme les sequins de lumière sur le torse d'Amine...

    9
    Jeudi 23 Février 2012 à 16:13
    Pobre toro
    Comment ne pas foncer ?
    Comment ne pas courir au devant de l'estocade ?
    Qui a vu le si vieux et troublant film underground "Pink Narcissus" ?
    Quelle parenté
    Y viva el baile de la Muerte
    8
    Dimanche 19 Février 2012 à 22:05

    c'est vrai qu'elle est lumineuse cette photo ! Michel Giliberti m'a dit que les sequins de lumière sont fortuits, nés du soleil à travers un moucharabieh, et que c'est cela qui l'a décidé à demander à son modèle de poser à cet endroit...

    7
    Dimanche 19 Février 2012 à 15:44

    Mais Danae, je n'ai jamais dit que j'aime la corrida...

    6
    Dimanche 19 Février 2012 à 14:51
    Photo et texte, un mélange sublime, mais cela ne m'empêche pas de détester les corridas! Bises Eva
    5
    Dimanche 19 Février 2012 à 13:29

    J'ai toujours compris cela ainsi... dès que j'ai compris ce que c'était que la corrida, dès que j'ai visité Ronda...

    4
    Dimanche 19 Février 2012 à 11:58
    Oui on peut dire que ce qui se passe dans l'arène est une représentation de ce qui se passe dans la vie.
    Courageux !
    3
    Dimanche 19 Février 2012 à 09:54
    Un régal de voir que cette magnifique collaboration continue. texte et photo s'entremêlent. Tes mots sont des petites notes de lumières supplémentaires. Bon dimanche.
    2
    Dimanche 19 Février 2012 à 09:03

    Merci Dan, bon dimanche...

    1
    DAN
    Dimanche 19 Février 2012 à 08:14
    Un texte magnifique accompagné d'une photo très belle qui fait ressortir le côté sombre de la nature humaine.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :