• La Vézère aux Eyzies (la rivière aux deux visages)

     

    La Vézère aux Eyzies

     

    "La rivière passait en bas du bourg mais, très curieusement, les rives, dans cette traversée n'avaient jamais été aménagées bien que la batellerie, au siècle dernier, utilisât encore assez largement le cours de la Vézère. C'est que l'agglomération des Eyzies n'existait pratiquement pas jusqu'aux premiers jours de l'ouverture de la ligne de chemin de fer. Les travaux de terrassement qu'il fallut effectuer pour asseoir la voie permirent, de façon fortuite, la découverte des gisements préhistoriques qui allaient rapidement porter le site au tout premier rang. Au fur et à mesure qu'avançaient les travaux de fouilles, il devenait évident que la rivière avait joué un rôle capital. Elle était la mère de toutes les civilisations qui s'étaient épanouies sur ses rives. Et c'est elle qui portait nos plus belles expéditions.

    Donc elle coulait là mais derrière une épaisse frange de végétation sauvage. Nulle promenade, ni quai, ni lavoir de pierre ne venaient en diminuer la mystérieuse vie passante. Il fallait franchir des fourrés de ronces et des roseaux, escalader des bois morts laissés par les crues, suivre à demi courbé un tunnel dans la verdure et découvrir enfin la rive. Toute la vie du monde semblait courir là avec ce flot brillant qui palpitait dans les mille éclats du courant."

     

                                         Paul Placet (François Augiéras, un barbare en Occident)

     

    La Vézère aux Eyzies 1

     

    photos eva, mai 2011

    « Grenade et Federico Garcia Lorca.L'immortelle et l'oeillet de mer (Paul-Jean Toulet) »

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  • Commentaires

    18
    Samedi 4 Juin 2011 à 08:41

    Encore un thème cher à François Augiéras... La rivière ! 

    17
    Samedi 4 Juin 2011 à 08:08
    Est-ce parce qu'elle est source de vie que l'eau nous attire autant. Moi j'ai presque toujours vécu au bord de la mer. J'aime être dans l'eau, depuis toujours. J'y passe des heures lorsque je suis dans un pays où sa température est agréable. Jamais sur la plage, toujours dans l'eau!
    16
    Samedi 4 Juin 2011 à 07:57
    C'est bien décrit. C'est une région "magique". Le fleuve était une voie rapide pour des centaines de générations et rien à voir avec nos autorutes modernes ;-)
    15
    Vendredi 3 Juin 2011 à 09:06

    François Augiéras écrivait " D'instinct il avait couru vers les eaux maternelles, il aimait l'eau comme on aime une femme..." En 2007, quand j'ai lu François Augiéras, c'est d'abord parce que je connaissais un peu cette région... Puis j'ai lu Paul Placet parce qu'il avait écrit sur la courte vie d'Augiéras... Et cette région est devenue pleine de ces deux-là ! Cétait vraiment une symbiose extraodinaire, et par la suite, les écrits de Placet ont tous été dictés par l'amour exclusif de cette région. Plus que de l'inspiration, le Périgord Noir a exercé sur eux deux une véritable et mystérieuse attraction... Je vous embrasse Michel.

    14
    Vendredi 3 Juin 2011 à 08:57

    Heureux, je ne sais pas... Le Périgord est "le Pays de l'Homme", donc ils ont trouvé là des conditions favorables plus qu'ailleurs... Mais plus que le bonheur, la survie devait être leur préocupation première...

    13
    Vendredi 3 Juin 2011 à 07:52
    Dès que l'eau s'infiltre dans les paysages, elle les embellit. j'aurais adoré vivre près des méandres d'un cours d'eau, ça poétise la vie et ça inspire les auteurs... la preuve !
    Merci EVa
    Michel
    12
    Jeudi 2 Juin 2011 à 17:28
    Que de vert, que de verts ! Par atavisme, je préfère le versant sauvage où la roche affleure. La rivière est liée à notre enfance, aux jeux d'eau. Elle est à jamais inscrite sur les tablettes fraîches de nos mémoires. Elle y a une place de choix. Et nos ancêtres ont dû vivre heureux sur ses rives...
    11
    Jeudi 2 Juin 2011 à 15:49

    Je connaissais le texte, l'auteur et les lieux, avant de prendre les photos ! (c'est pareil pour "La dame de La Roque Gageac"...) Bisous Nelly. (sur la première photo, on ne voit pas beaucoup la Vézère, on la devine seulement...) 

    10
    Jeudi 2 Juin 2011 à 14:55
    J'aime la deuxième photo, la première aussi, mais moins "viscéralement"
    Comment fais-tu pour choisir les textes qui collent si bien aux clichés ?
    bisous eva
    9
    Jeudi 2 Juin 2011 à 12:13

    Tu as raison Dan, parce qu'elles sont exposées différemment, l'une est sauvage, l'autre est ample et souriante...

    8
    Jeudi 2 Juin 2011 à 12:11

    La Dordogne est une région sauvage effectivement (quand elle n'est pas envahie par les touristes) et elle est protégée en raison de toutes les découvertes paléolytiques. 

    7
    Jeudi 2 Juin 2011 à 12:08

    Les Eyzies en juillet-août, c'est terrible ! Impossible de trouver une place sur le parking ! Il faut y aller hors saison !

    6
    Jeudi 2 Juin 2011 à 10:28
    Joli article
    Bonne journée
    5
    Jeudi 2 Juin 2011 à 10:14
    C'était plus amusant de découvrir par soi-même les grottes en écartant les ronces plutôt que de les avoir amenées sur un plateau sans effort aucun avec de la lumière à la place des torches ! Enfin quand on arrive à temps pour les visiter puisque le nombre de visiteurs est limité ! Bisous, merci pour ce passage d'une intéressante lecture.
    4
    DAN
    Jeudi 2 Juin 2011 à 09:33
    Un site avec deux vallées exposées différemment, sans doute que nos lointains ancêtres y ont vu un endroit propice à leur lieu de vie et d'habitations !
    3
    Jeudi 2 Juin 2011 à 08:17
    Très bel endroit ! Bises à vous et bonne journée. Dominique
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    2
    Jeudi 2 Juin 2011 à 08:08
    On pourrait croire une région inconnue, sauvage encore ... :-)
    bon weekend prolongé !
    1
    Jeudi 2 Juin 2011 à 01:26
    Enfant, j'étais allée faire un camp de jeunesse aux Eyzues, mais ne savais pas tout cela.
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