• Le Musée du Bardo à Tunis.

    Le Musée du Bardo à Tunis.

     

    Le Bardo conserve la plus belle collection de mosaïques romaines d’Afrique du Nord. La richesse des œuvres rassemblées provenant des différents sites archéologiques de Tunisie, est éblouissante. Le musée a été officiellement inauguré le 7 mai 1888 et depuis cette date, ses collections n’ont cessé de s’enrichir de pièces nouvelles, grâce aux dons de particuliers et aux fouilles archéologiques menées par l’Institut national du patrimoine, parfois avec l’aide de missions étrangères.

    Les pavements de mosaïque ornant les villas romaines étaient réalisés par des équipes d’artisans spécialisés. Un mortier d’une épaisseur de 15 cm, fait de sable jaune mêlé de galets, était étendu sur le sol. Cette base devait assurer un fond solide ; elle était ensuite recouverte d’une couche compacte, dite nucleus, de chaux et de sable, avec parfois des fragments de tuiles ou de poteries. Une esquisse sommaire du motif était tracée, puis un mortier très fin étendu : il fallait y déposer des tesselles de marbre de différentes couleurs avant qu’il ait séché. L’aspect luisant des écailles des poissons était rendu par l’inclusion de petits cubes de verre. L’ouvrage terminé, le sol était finement jointoyé. Les multiples mosaïques découvertes par les archéologues ont apporté de précieux  renseignements sur la vie des Romains en Afrique : leur goût pour les jeux du cirque et la chasse ; l’importance de la mer poissonneuse et de la navigation ;  leur culture gréco-romaine, attestée par la représentation d’épisodes de L’Odyssée ou de portraits d’écrivains latins. (Source : guide Hachette)

     

    « Edward Hopper (1882-1967)Ô triste, triste était mon âme... »

    Tags Tags :
  • Commentaires

    6
    Mardi 14 Janvier à 23:19

    Je l'ai visité, ce merveilleux musée, il était alors question de le réaménager. Depuis, le printemps arabe est passé par là et je ne sais si les lieux ont changé ou pas, j'étais très sensible à son aspect collectionneur éclairé à l'inverse de l'esthétique muséale actuelle.

      • Mercredi 15 Janvier à 08:47

        Mes photos datent de 2008... Depuis : la Révolution du Jasmin, l'extension du musée, l'attentat revendiqué par l'E.I.

         

    5
    Dan
    Lundi 13 Janvier à 16:57

    Que de merveilles dans ce musée, toutefois je me pose la question de savoir comment ont-elles été démantelées pour arriver dans ce musée ? C’est très fragile un fois enlevés.
    Quant à Vasarely, peut être connaissait-il ces mosaïques avant de faire ses œuvres ?

      • Lundi 13 Janvier à 23:36

        Oui, c'est cela ! La fabrication au temps des Romains est décrite ici, mais je voulais dire que ça prouve la solidité du support, et qu'on peut le déplacer avec quelques précautions, sans risquer de l'émietter. Bonne nuit Dan !

      • Dan
        Lundi 13 Janvier à 23:31

        Je croyais que cela décrivait la fabrication des mosaïques au temps de Romains, pas de leur déplacement à notre époque !
        D’où ma question de savoir comment elles étaient « déconstruites » pour être place dans ce musée.

      • Lundi 13 Janvier à 18:42

        Si tu lis mon billet (qui est documenté par le guide Hachette), il est décrit les différentes phases de la mise en place des tableaux de mosaïque, et donc il semblerait que ces tableaux de mosaïque soient assez solides pour ne pas être disloqués au retrait. D'ailleurs, il se trouve, en Tunisie, de nombreux sites romains où les sols de mosaïque sont restés in situ. Il est beaucoup plus compliqué de déplacer des peintures "a fresco"... plus fragiles, plus dommageables...

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :