• Le plus beau des océans... (Nazim Hikmet)

     

    Essaouira

     

    Le plus beau des océans

    est celui qu'on n'a pas encore traversé

    Le plus beau des enfants

    n'a pas encore grandi.

    Les plus beaux de nos jours

    sont ceux que nous n'avons pas encore vécus.

    Et les plus beaux des poèmes que je veux te dire

    sont ceux que je n'ai pas encore dits.

     

    Nazim Hikmet (1902-1963) 

    « La prophétie de Jean de Jérusalem (2)Omar Khayyam (Robaiyat XCV) »

  • Commentaires

    17
    Mardi 7 Février 2012 à 22:54

    Je l'aime justement parce qu'on l'a mis en prison, et qu'il a souffert pour ses idées... C'est en prison qu'on rêve de traverser l'océan...

    16
    Mardi 7 Février 2012 à 22:26
    Il faut dira que Nazim Hikmet a vécu à l'époque du communisme, où certains croyaient dur comme fer que ce serait l'avènement du peuple et la fin de ses misères. Quand on a connu les guerres, on se bat...
    Notre génération des 30 glorieuses, sans guerre, avec prospérité économique, avec la chute des grands idéaux, est devenue mortifère, sans élan vital... Plus tu risques de crever, plus tu te bats pour conserver la vie...
    15
    Mardi 7 Février 2012 à 11:02
    Cent fois d'accord avec ce joli texte. Et la photo des oiseaux! Y a pas dire, c'set plus joli que des dessous d'avions ! ;)
    14
    Mardi 7 Février 2012 à 07:58
    Une ode au futur. Bonne journée.
    13
    Lundi 6 Février 2012 à 23:27

    Mais oui Henri-Pierre, et c'est sans doute la raison pour laquelle je ne songe qu'à repartir, repartir dès que tous les plaisirs du dernier voyage sont magnifiés, décantés, épuisés... Alors la fièvre me reprend, et Baudelaire disait :

    "Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent

    Pour partir ; coeurs légers semblables aux ballons,

    De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,

    Et, sans savoir pourquoi, ils disent toujours "Allons."

     

     

    12
    Lundi 6 Février 2012 à 23:09
    Admiration !
    11
    Lundi 6 Février 2012 à 22:59
    Oh comme c'est juste, tout ce que l'on atteint se vide de sa raison d'être transformant les "ailleurs" en "ici"
    10
    Lundi 6 Février 2012 à 22:08

    Moi aussi Noëlle, je le trouve très beau... La recherche d'Absolu est toujours émouvante

     

    9
    Lundi 6 Février 2012 à 22:07

    oui, je crois, et c'est pour cette raison aussi qu'il faut désirer longtemps quelque chose afin d'en jouir intensément...

    8
    Lundi 6 Février 2012 à 22:04

    Poète turc, puis citoyen polonais, longtemps exilé à l'étranger pour avoir été membre du Parti communiste turc.Nazım Hikmet est l'une des plus importantes figures de la littérature turque du xxe siècle, et l'un des premiers poètes turcs à utiliser des vers plus ou moins libres comme le fit Orhan Veli. Hikmet est devenu, de son vivant, un des poètes turcs les plus connus à l'Ouest et ses travaux ont été rapidement traduits dans différentes langues.

    Cependant, dans son propre pays, il fut condamné pour marxisme et demeura en Turquie, même après sa mort, un personnage controversé. Il passa quelque 17 années en prison et baptisa la poésie le plus sanglant des arts. Ses écrits soulignent la critique sociale. Il est né à Salonique (actuellement Thessalonique en Grèce). Son père, Nazim Hikmet Bey était un fonctionnaire et sa mère, Aisha Dshalila, un peintre. Il était le petit-fils d'un pacha ottoman. Il étudia brièvement au lycée francophone Galatasaray à Istanbul et étudia par la suite même à l'école navale turque — mais fut réformé après son premier embarquement en raison de son état de santé. Durant la guerre d'indépendance, il rejoignit Atatürk en Anatolie et ensuite travailla comme enseignant à Bolu. Il étudia la sociologie à l'université de Moscou (1921-1928) et devint membre du parti communiste turc dans les années 1920. Après son retour en Turquie en 1928, sans visa, Hikmet écrivit des articles pour des journaux et des périodiques, des scénarios et des pièces. Il fut condamné à la prison à cause de son retour irrégulier mais bénéficia d'une amnistie générale en 1935. En 1938, il fut condamné à 28 ans et 4 mois de prison pour « activités anti-nazies et anti-franquistes »[réf. nécessaire]. Il passa les douze années suivantes en prison, période pendant laquelle il se maria en deuxièmes noces avec Münevver Andaç.

    Il reçut le prix international de la paix en 1955. Déchu de la nationalité turque, il termina sa vie en exil comme citoyen polonais. Cette dernière lui a été rendue de façon posthume le 5 janvier 2009, suite à un conseil des ministres reconnaissant que les crimes dont on l'accusait alors ne sont plus considérés aujourd'hui comme tels1. Il mourut d'une crise cardiaque à Moscou et fut enterré au prestigieux cimetière de Novodevitchi, bien que dans un poème testament il écrivît : "Enterrez-moi en Anatolie, dans un cimetière de village / Et si possible, un platane au dessus de moi suffit". (source Wikipedia)... 

    Comme tu le vois, il devait croire en l'avenir !...moi qui ne crois pas en grand chose, ça me scotche des hommes comme ça !

    7
    Lundi 6 Février 2012 à 21:50
    Je crois que le sens du poème est au second degré sinon effectivement on ne peut être d'accord : je crois que Nazim Hikmet nous dit que l'être humain doit garder espoir en ce que la vie peut lui apporter malgré les aleas, les doutes passagers. Il faut continuer à croire en l'avenir ... jusqu'à la fin...
    6
    Lundi 6 Février 2012 à 19:55
    Je le trouve très beau !
    5
    Lundi 6 Février 2012 à 17:28
    Le rêve et le désir auquel on n'a pas accédé embellissent tout.
    4
    Lundi 6 Février 2012 à 13:55

    oh tu sais, moi, je n'ai pas raté ma vie... c'est juste la vie qui m'a ratée... J'ai toujours pensé que j'étais une erreur de la nature : à la question "que fais-je donc ici ?", je n'ai toujours pas de réponse ! Mais ça n'a rien de dramatique bien sûr ! ça ne m'empêche pas de "boire la lumière" avec joie et ravissement...

    3
    Lundi 6 Février 2012 à 13:50

    des fois j'ai cent ans, j'ai mille ans, des fois j'ai 15 ans...

    2
    DAN
    Lundi 6 Février 2012 à 10:16
    D'accord avec BENISSA, car si à mon âge je n'ai pas vécu les plus beaux jours de ma vie c'est que je l'aurais ratée sommes toute, mais je suppose, plus vraisemblablement, que cet texte nous incite à toujours espérer en l'avenir
    1
    Lundi 6 Février 2012 à 09:44
    C'est très beau mais je ne suis pas sûre d'être en accord avec ce qui est exprimé dans chacune de ces propositions, sauf la dernière...
    Je veux bien que l'on se dise cela à 20 ans, mais plus à notre âge, ce serait trop triste, trop décevant, trop négatif.
    J'espère avoir un peu plus de temps à passer devant l'ordinateur pour te visiter régulièrement. Amitiés et bonne journée.
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