• Les quatorze chats du cardinal de Richelieu.

     

    Les quatorze chats du cardinal de Richelieu.

     

     

    Tout le monde au XVIIe siècle savait que pour se débarrasser des rats et des souris, rien ne valait un chat. Aussi, Richelieu introduisit ces petits félins dans ses appartements afin de protéger ses biens.

    C'est lui qui réhabilita le chat en lui redonnant son rôle de dératisateur. Il lui octroya même une mission de la plus haute importance : protéger des rongeurs les trésors de la librairie royale. Peut-être influencé par le cardinal, Louis XIII mit un terme aux persécutions des félins organisées sous son règne par l'Eglise chrétienne.

    Au Palais Cardinal (l’actuel Palais-Royal), la résidence de Richelieu, une pièce spéciale était réservée aux chats, qu’il nourrissait de blanc de poulet et qu’il faisait soigner par son médecin personnel. Le puissant ministre de Louis XIII passe pour avoir été le premier à la cour à être fasciné par ces animaux énigmatiques et indépendants. Deux de ses serviteurs étaient spécialement dévolus à leur surveillance et leur bien-être. Sur certains tableaux, il figure avec un ou plusieurs animaux, comme dans le très fameux portrait peint par Robert-Fleury et conservé à la Wallace Collection de Londres.

     

     

    « "La belle endormie" Paul Placet"Sous le masque d'Arlequin" Gianmaria Testa, Picasso. »

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  • Commentaires

    6
    Mercredi 27 Mai à 00:55

    c'est vrai que le tableau du chat angora est magnifique 

    besos

    tilk

    5
    Dimanche 24 Mai à 01:23

    je viens d'apprendre cet aspect de la vie de Richelieu ...merci

    je vais raconter ça à Messi s'il daigne m'écouter !!!

    besos

    tilk

    4
    Samedi 23 Mai à 17:22
    Henri-Pierre

    Il avait donc ses faiblesses le machiavélique inflexible...
    Il n'en reste pas moins, qu'un siècle plus tard, sous Louis XV il arrivait encore que l'on sacrifiât des chats enfermés dans des sacs et brûlés vivants lors d'autodafés en place publique car le félin passait pour suppôt de Satan.

     
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      • Dimanche 24 Mai à 00:03

        Je ne me suis intéressée qu'à Richelieu pour ce billet, mais si on récapitule les avatars de ces pauvres chats, on note que Henri III avait si peur des chats qu'il s'évanouissait lorsqu'il en croisait. Il fit exécuter 30 000 félins sous son règne. Louis XIII (sans doute influencé par Richelieu) mit un terme aux persécutions des félins. On dit que Louis XIV en 1648, lorsqu'il n'avait que 10 ans dansait autour des bûchers où des chats brûlaient vifs. Il fallut attendre le XVIIIe S.pour que le sort des chats s'améliore de façon significative. Louis XV qui fut sans doute le roi qui aima le plus les chats ordonna l'arrêt des bûchers de chats à la St Jean (tradition barbare et primitive selon lui). Napoléon Bonaparte détestait les chats et y était allergique. Au XIXe le chat est estimé pour son utilité mais également apprécié pour sa beauté. Des siècles d'obscurantisme et de cruauté imbécile sont enfin vaincus... (enfin je l'espère !).

        Pour en revenir à Richelieu, le Cardinal avait porté ses chats sur son testament, afin que leur entretien et leur subsistance continuent d'être assurés après sa mort. Mais le Cardinal était l'un des êtres les plus détestés de France, et son dernier souffle rendu, les gardes suisses se précipitèrent dans la pièce qui abritait les animaux et les étranglèrent... (puis dit-on, les firent cuire pour les manger !)

        Sur ces bonnes paroles, je te souhaite une douce nuit mon H.P.  smile

    3
    Dan
    Vendredi 22 Mai à 15:03

     

    Et bien je ne me doutais pas que j’avais un point avec la Cardinal de Richelieu, celui d’avoir des chats et de les aimer comme ça. De plus du fait qu’il a été gouverneur du Havre ça me le rend encore un peu plus sympathique. On peut dire que le chat et Richelieu étaient félin pour l’autre !  wink2

     

      • Vendredi 22 Mai à 19:00

        Bien Dan !!! 

        Le poète François Maynard (1582-1646), disciple de Malherbe, qui fut admis à l’Académie française (institution fondée par le Cardinal) fustige dans ses œuvres « le tyran mitré de la France [qui] trouva pourtant un cœur de chair près de la miaulante engeance ».

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