• Les soleils disparus (Pierre Jean Jouve)


    Les soleils disparus sont des mots éternels
    Dont la phrase arrondie a  cette forme : extase
    De terre musicienne et de verdure et d'or
    De village pendu au balcon le plus rare
    De prairie et de roc glaciaire entremêlés ;
    O beauté de là-bas, songe de l'extrême heure,
    Un furieux brasier d'automne se formait
    Aux vallées par-dessous les herbes potagères,
    La descente faisait l'amour à la chaleur
    Les masures de bois tourmentaient la lumière
    Et la noblesse était défunte aux châtaigniers,
    En partant l'on sentait la perte d'espérance
    Par gravitation de désirs insensés.

                                           Pierre Jean Jouve (Inventions)

    photo eva baila ©

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  • Commentaires

    20
    Lundi 9 Décembre 2013 à 12:44

    Je ferai un post là-dessus Noëlle, bises !

    19
    Lundi 9 Décembre 2013 à 12:43

    Merci Xavier d'être venu jusqu'ici...

    18
    Lundi 9 Décembre 2013 à 12:42

    oui, Baudelaire a raison Myrto, le poète a toujours raison, et Jouve aussi a raison qui écrit qu"En partant l'on sentait la perte d'espérance / Par gravitation de désirs insensés"... Ces deux derniers vers me ramène à l'image vivante de ce père sans repaire qui arrache rageusement,  jours après jour les feuillets de l'éphémère... 

    Non je ne pourrais pas vivre sans la poésie parce que la vie est un désert de solitude et de souffrances lancinantes (qu'elles soient personnelles ou appartiennent au quotidien d'autrui) et que la poésie est un souffle réparateur bienfaiteur. En cela la poésie est magie.

    Toi aussi tu me fais du bien, avec ta bonté, ta patience et tes mots...

    17
    Lundi 9 Décembre 2013 à 05:36
    Poésie du matin se laisser porter par les mots. Merci, eva. Xavier
    16
    Lundi 9 Décembre 2013 à 01:41
    Même si je ne capte pas entièrement les subtilités de ce délectable instant de poésie, ces vers ont un effet magique sur mon esprit qui en redemande tant et plus. Et tu ne déçois jamais Eva.
    Comme Baudelaire a raison lorsqu'il dit que tout homme bien portant peut se passer de manger pendant deux jours - de poésie, jamais !

    Bisous à toi ma petite fée des mots.
    15
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 18:47
    Cette tasse ne fait pas trop rêver ! merci pour le lien !
    Mais le poème oui , un poète que je découvre !
    Les ajoncs çà pique !
    Bises Eva
    14
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 11:47

    Oui, et Oppenheim était gonflée aussi... Parce que cet objet c'est vraiment tout sauf érotique !

    13
    DAN
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 11:45
    Ils étaient un peu "gonflés" quand on songe aux meurs de l'époque, aujourd'hui pour surprendre et attirer les regards certains artistes font de la surenchère, mais le talent est de suggérer pas de montrer nuance... ;-)
    12
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 11:31

    Je sais que tu pensais au "déjeuner sur l'herbe".... Meret a voulu se moquer de ce tableau où les mecs habillés font un pique-nic avec une femme toute nue...(à poil)

    11
    DAN
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 11:25
    Ah ouais quand même ! Ce n'est pas à ça que je pensais, mais pourquoi pas, toutefois faut faire gaffe qu'il n'y ait pas un poil dans la tasse quand même (rire)
    10
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 11:14

    http://ww2.ac-poitiers.fr/ia79-pedagogie/IMG/pdf/oppenheim.pdf

    excus' 

    en fait, ce n'est pas un tableau, mais un objet...

    9
    DAN
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 10:42
    Très bien, mais il est où le lien ?
    8
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 10:30

    je t'ai mis le lien... c'est spécialement répugnant ! je ferai un billet là-dessus un jour... parce que c'est rigolo, un peu insolent, c'était pour se moquer, j'aime les femmes audacieuses, elles font honneur aux femmes !

    7
    DAN
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 10:14
    ça me dit quelque chose en effet, mais je n'ai pas en mémoire l'image de ce tableau en tête !
    6
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 10:02

    oui ma Danae, je sais, on en voit un peu partout sur les talus d'autoroute maintenant, mais la première fois que j'ai vu des genêts, (c'était il y a presque 40 ans) c'était dans la lande du Cotentin... 

    5
    Dimanche 8 Décembre 2013 à 09:59

    Est-ce que tu connais Dan, la toile de Meret Oppeheim qui s'appelle "le déjeuner à poils" ? C'est une toile surréaliste qui fait référence au "déjeuner sur l'herbe" (enfin, qui s'en moque gentiement !) 

    http://www.surrealists.co.uk/oppenheim.php

     

    4
    Samedi 7 Décembre 2013 à 11:29
    C'est la fleur de la Bretagne, la lande s'en couvre dès le printemps. Les fleurs de tournesols sont aussi de jolis soleils. Je t'embrasse Eva, tu as le talent d'en découvrir d'autres avec cette poésie !
    3
    DAN
    Samedi 7 Décembre 2013 à 09:18
    J'avais deviné que c'était des genêts...sur l'herbe (rooo le vilain dan ;-)
    2
    Mardi 14 Octobre 2008 à 22:01

    Gagné ! Genêts de mon jardin !

    1
    Mardi 14 Octobre 2008 à 21:27
    Je confonds les genêts et les ajoncs. Ici, je penche pour les genêts...Tu me diras. Quand à ce poète que je découvre, il est de la race d'Eva. Il aime entrer en euphorie en communion avec la terre... C'est une explosion de sensations.Du grand art...
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