• "Locus amoenus"

     

     

    "Locus amoneus"

     

    La plupart des illustrations de la video ci-dessous sont des peintures "à fresque" du nymphée souterrain de la Villa de Livia datant des années 40 à 20 av JC. Les arbres fruitiers y sont abondants : grenadiers et cognassiers attirent les oiseaux. Sur le détail, les fleurs sont peintes avec finesse, et la rose occupe une place prépondérante. 

    Les fresques, représentant un jardin paradisiaque, ont été découvertes en 1863 dans la Villa de Livia située sur une colline du nord de Rome dominant le Tibre. Dans la villa, les fresques étaient situées dans une salle souterraine desservie par un escalier. C’était une salle sombre, qui ne recevait pas la lumière du soleil mais dont les murs étaient éclairés par une fresque somptueuse qui occupait toutes les parois. Pendant la deuxième guerre mondiale la salle des fresques du jardin a beaucoup souffert : elle a subi les dommages des bombardements et surtout ceux causés par les soldats qui ont bivouaqué dans ce lieu souterrain et abrité. A la fin de la guerre il a été décidé de protéger les fresques en les détachant des murs de la villa de Livia et en les transférant, dès 1951, au Museo dei Termini (Thermes de Dioclétien).

    Dans la fresque tout contribue donc à créer l’illusion d’un véritable jardin. On en ressentirait presque la fraîche atmosphère ! L’ensemble décoratif est d’une parfaite unité. Les éléments naturalistes ne sont pas seulement un répertoire d’éléments botaniques. La fresque revêt une dimension spirituelle. Le jardin de Livia est sans doute consacré à Vénus, déesse tutélaire de l’Empire, comme le sont les jardins réels des villas romaines. C’est une image de paradis, un locus amoenus.

     

     

    source documentaire : les fresques de la Villa de Livia 

     

    « Untitled.Ricordo... »

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    9
    Mardi 2 Avril à 21:35

    Un des plus beaux moments de l'art de la fresque romain, à mettre en parallèle avec les décors amarniens. Deux époques et deux lieux éloignés mais chantant avec le même bonheur les frémissements délicieux de la nature

      • Mercredi 3 Avril à 10:22

        ah oui, j'adore "les oies de Meidoum" dans le mastaba de Néfermaât !... 

        Bon séjour où vous êtes... (j'espère que la pluie s'est arrêtée smile)

    8
    El duende
    Mercredi 27 Mars à 23:09

    Tout est en harmonie comme à l’accoutumée. Un poème d’une grande finesse que tu as senti. 

      • Jeudi 28 Mars à 09:12

        J'apprends beaucoup en cherchant un peu cette harmonie... Je leur dois (à Paco et à ceux qu'il met en musique) tant et tant de plaisir... 

    7
    Dan
    Mercredi 27 Mars à 18:24

    Là aussi la guerre a laissé ses stigmates, heureusement ces fresques ont pu être sauvées.

    Une question technique Eva, sais-tu si ce sont des peintures exclusivement mural, ou si ce sont bien des fresques ?

      • Dan
        Jeudi 28 Mars à 11:12

        Merci Eva !

      • Jeudi 28 Mars à 09:14

        Bonjour Dan, si tu suis le lien que j'ai posté en fin de billet "les fresques de la Villa Livia", il y est indiqué que ce sont bien des peintures "à fresque" (avec là-bas un lien supplémentaire sur la technique de la peinture à fresque). Tu as raison, c'est différent de la peinture murale.

    6
    Jean-François
    Mercredi 27 Mars à 14:38

    Et dire que dans mon article "Classique et pop' les oiseaux y chantaient … Joli bouquet multi temporel.

      • Jeudi 28 Mars à 09:15

        Là-bas aussi les oiseaux chantent.... wink2

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :