• Nous nous sommes tant aimés (Ettore Scola)

     

     

     

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          Trois camarades, frères d'armes pendant la résistance, attachés au même idéal de justice et de progrès social, célèbrent la fin de la guerre et la chute du fascisme en Italie. Gianni termine ses études de droit à Rome, Nicola enseigne dans un lycée de province, Antonio se retrouve modeste brancardier-infirmier. C'est une période d'espoir et d'euphorie.

     

    Tous trois, à des périodes différentes vont aimer Luciana, aspirante actrice. 

     

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          "Nous voulions changer le monde, c'est lui qui nous a changés" 

     

    C'est Antonio, le prolétaire, qui restera le plus fidèle à ses convictions, à son idéal, à son amour. Nicola, l'intellectuel, abandonne femme et enfant poursuivant des rêves chaotiques d'écriture et de critique de cinema, Giani avocat en quête de clients, épouse la fille d'un grossier parvenu. Le hasard les feront se rencontrer à nouveau, mais ils ne sauront plus se parler... La communication entre eux est devenue bien différente de celle de leur jeunesse.

     

    Le film de Scola entérine les défaites d'une génération tout en rendant hommage à l'art populaire du cinema qui a su refléter les espérances de toute une nation. Par ailleurs c'est un film très féministe, il fait la part belle aux femmes : elles seules restent en prise avec la réalité. 

     

    1977 : césar du meilleur film étranger et du meilleur réalisateur pour Ettore Scola. avec Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Nino Mangredi, Stefano Satta Flores, Giovanna Ralli, Aldo Fabrizi.

    « Ce qu'il nous est donné de savoir sur le bonheur...Amour »

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  • Commentaires

    12
    Mercredi 20 Janvier 2016 à 14:53

    Excellent metteur en scène !! Ah !! j'ai adoré ce film ! L’age d'o du cinéma Italien !! Un must !! 

    11
    Mercredi 20 Janvier 2016 à 12:13

    Dès que j'ai su, j'ai tout de suite pensé au film "Le Bal", avant même "Une journée particulière", puis à "La terrasse". C'est fou, cette continuité dans l'excellence !

      • Jeudi 21 Janvier 2016 à 13:34

        J'ai trouvé sur youtube la version intégrale de ce film (Le Bal) que je n'avais jamais vu, je ferai un billet prochainement avec la video. Hé oui, c'est la continuité dans l'excellence, le choix de l'humanisme, de l'engagement, du cinéma qui signifie beaucoup. Merci Claudio 

    10
    Mercredi 20 Janvier 2016 à 10:13

    Merci Eva, je mets le lien sur mon blogue. Bises

      • Mercredi 20 Janvier 2016 à 10:34

        Bonjour Louis-Paul, je suis en train de regarder "le bal" (version entière)... C'est formidable, plein d'humour, ça réveille ! C'est délicieusement démodé et vieillot, mais plein de "postures d'autrefois" tellement vraies... C'est un film beaucoup moins connu que les trois que tu présentes sur ta page d'aujourd'hui... On se croirait sur une autre planète : une époque où les couples dansaient les yeux dans les yeux... 

    9
    Mercredi 1er Janvier 2014 à 09:40
    J'ai vu ce film il y a quelques années, et il est vraiment vraiment bien. Un film de qualité, ce qui est de plus en plus rare de nos jours malheureusement...
    8
    Dimanche 29 Décembre 2013 à 00:05

    Si l'homme ne revient jamais en arrière, il serait bien avisé de se souvenir un peu des leçons du passé (proche ou lointain)... Pour en revenir au film, je l'ai beaucoup aimé parce qu'il est riche en réflexion humaniste. C'est aussi un hommage (en clin d'oeil) à la richesse du cinéma italien. En résumé les thèmes traités brillamment sont multiples... et si l'on ne fait plus de films de ce genre, on peut au moins les conserver dans nos archives et s'en régaler de temps en temps (sans modération !). Bon week-end Dan... 

    7
    Samedi 28 Décembre 2013 à 23:53

    ah ! qu'est devenu le cinema "qui pense" ?... J'espère qu'il est comme la belle au bois dormant, et qu'un prince cineaste le réveillera bientôt...

    6
    DAN
    Samedi 28 Décembre 2013 à 16:33
    Notre époque a cette particularité de pouvoir regarder en arrière avec le cinéma, ce dernier a fixé sur pellicules nos façons de vivre en occident, d'où parfois cette nostalgie du temps passé.
    Aujourd'hui si nous avons un monde de consommation il est toutefois possible d'y échapper, il suffit pour ça de ne plus regarder la télé, de ne plus aller au cinéma, de ne plus emprunter notre voiture, mieux, ne plus avoir de voiture du tout, de n'acheter que des produits réellement nécessaires et fabriqués en France, bref, on accuse un peu vite notre époque, mais l'homme est ainsi fait qu'il ne revient JAMAIS en arrière, peut être allons-nous «dans le mur» mais c'est à nous simple citoyen de prendre les bonnes décisions et refuser ce qui ne nous conviens pas, ou ne convient pas à la société toute entière.
    La démocratie nous a donné un bon moyen de changer cette société, ce sont les bulletins de vote, qui, malheureusement, sont de moins en moins «utilisés», et c'est dommage quand on voit dans l'état où la finance nous a mis, et mis nos dirigeants, car dans notre monde actuel il faut être conscient et savoir qui nous dirige VRAIMENT, nos faux désirs insufflés par les économistes, ou ceux insufflés par les désirs réels de l'humanité ?
    Bonne fin de semaine Éva !
    5
    Samedi 28 Décembre 2013 à 14:36
    Cela serait-il encore possible dans notre monde de communion dans le consumérisme béat. On dirait que le monde est divisé en deux classes : ceux qui peuvent consommer et ceux qui, n'en ayant pas la possibilité, n'aspirent qu'à consommer ; ceux qui possèdent plus que de raison et ceux qui se leurrent avec des sous-produits clinquants.
    D'ailleurs, qu'est devenu le cinéma qui "pense" Italien, ou Anglais, ou, ou...
    4
    Samedi 28 Décembre 2013 à 11:04

    j'ai choisi cet extrait plutôt que la bande annonce, parce qu'il résume assez bien la nostalgie de ceux qui "se retrouvent" en ne se retrouvant plus comme à l'origine. Les paroles importent peu, et puis, la musique de la langue italienne est si belle ! Oui, un beau film. Je t'embrasse Louis-Paul et te souhaite une belle journée.

    3
    Samedi 28 Décembre 2013 à 10:58
    Quel film Eva!!!Et quelle période faste du cinéma italien, c'était le temps des salles obscures du Quartier latin puis du Festival du film italien à Nice, du beau en vo!
    Bises.
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