• "Córdoba lejana y sola"

     

    "Cheval noir, pleine lune

    Et des olives dans ma besace,

    Bien que je connaisse le chemin, je n’atteindrai jamais Cordoue

    Cordoue !

    Lointaine et seule

    Oh ! que le chemin est long ! Oh que mon cheval est courageux !

    Ah ! la mort m’attend ! avant d’arriver à Cordoue !

    Cordoue, lointaine et seule…"

     

    Paco Ibañez no canta la última estrofa del poema.

    Aquí la tienen : 

    "Por el llano, por el viento,

    jaca negra, luna roja.

    la muerte me está mirando

    desde las torres de Córdoba.

    Córdoba.

    Lejana y sola."

     

    Paco ne chante pas la dernière strophe du poème de Lorca :

    "Par la plaine, par le vent,

    Cheval noir, lune rouge./La mort me regarde/depuis les tours de Cordoue./ Cordoue, lointaine et seule"

     


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    "Je surveille à travers les volets

    Tes beaux yeux ces charmilles

    Ces palais de feuillage

    Où va mourir le soir."

    Jean Genet (Un chant d'amour)

     

    photo Katia Chausheva

     


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    "si je meurs..."

     

    "Si je meurs, laissez la fenêtre ouverte..." 

    Federico Garcia Lorca


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    Le dernier amour de Lorca

     

      

    C'est pour le Mexique que Lorca voulait partir, en compagnie de Juan Ramirez de Lucas (écrivain et critique d'art décédé en 2010). Ce dernier avait 19 ans, et étudiait à Madrid à l'époque où il rencontre Lorca, âgé de 38 ans. Ils avaient convenu de quitter l'Espagne en guerre, non sans aller dire adieu à leur famille respective. Mais Juan se heurte à son père qui refuse de lui fournir les papiers nécessaires à son départ (la majorité était alors à 21 ans). C'est donc cet amour pour Juan qui avait poussé Federico au départ précipité, et c'est avec patience que Lorca annonçait à son amant qu'il l'attendrait. Retardant d'autant leur fuite... Un délai qui coûtera la vie à Lorca, qui en août 1936 sera fusillé avec trois autres personnes.

    Pour Manuel Francisco Reina, qui a pu prendre connaissance du contenu de cette boîte détenue secrètement par Juan Ramirez de Lucas, ce départ était une volonté réellement commune. "Federico ne voulait pas aller au Mexique sans son amour... Certaines personnes connaissaient cette histoire dans son ensemble, y compris les poètes Luis Rosales et Antonio Hernandez, qui me l'ont confirmé."

    Le poème qui suit fait partie des souvenirs gardés par Juan Ramirez, dans la boîte, ainsi que d'autres documents du poète.  

     

    Aquel rubio de Albacete / Ce garçon blond d'Albacete

    Vino, madre, y me miró / Il est venu, Mère, et il m'a regardé.

    ¡ No lo puedo mirar yo ! / Et moi, je ne peux pas le regarder !

    Aquel rubio de los trigos / Ce blond comme les blés

    Hijo de la verde aurora / Fils de la verte aurore

    Alto, solo, y sin amigos / Délié, seul, et sans amis

    Pisó mi calle a deshora / A marché dans ma rue à une heure tardive

    La noche si tiñe y dora / La nuit se teinte et se dore

    De un delicado fulgor / D'un éclat délicat

    ¡ No lo puedo mirar yo ! / Et moi, je ne peux pas le regarder !

    Aquel lindo de cintura / Ce garçon à si belle allure

    Sentí galán sin... / J'ai senti son charme sans...

    Sembró por mi noche obscura / Il a semé dans ma nuit obscure

    Su amarillo jazminero / Sa blondeur jasminée

    Tanto me quiere y me quiero / Tant il m'aime, et tant je l'aime

    Que mis ojos se llevó / Que mes yeux sont à lui.

    ¡ No lo puedo mirar yo ! / Et je ne peux pas le regarder ! 

    Aquel joven de la Mancha / Ce jeune homme de la Manche

    Vino, madre, y me miró / Il est venu, Mère, et il m'a regardé. 

    ¡ No lo puedo mirar yo ! / Et moi, je ne peux pas le regarder ! 

     

    Traduction de Jeanine Gran Riquelme : http://www.cendreetbraise.fr/

     Lire aussi : https://www.letemps.ch/culture/2014/08/06/federico-garcia-lorca-loi-oubli


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