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    "C'est pour toi" Yòrgos Thèmelis

     

    Yòrgos Thèmelis (1900-1976), thessalonicien, écrivit des poèmes pendant vingt-cinq ans avant de se juger digne d’en publier.  Sa production, vaste (vingt recueils) et un peu inégale, a entre autres charmes celui de brouiller les pistes : ses compatriotes le décrivent tantôt comme un lyrique, tantôt comme un cérébral un peu sec ; on pourrait aussi se fabriquer un Thèmelis post-existentialiste, ou au contraire, en faisant l’inventaire de ses thèmes fétiches — les miroirs, les portraits, les reflets, l’âme, les anges, les oiseaux… — voir en lui un post-symboliste attardé.

    Sans doute faut-il aller plus loin et discerner, par delà sa progression erratique, l’unité de la démarche du poète : on retrouve toujours chez lui la même inquiétude spirituelle, la même recherche de soi et de l’autre, la même quête d’une lumière finale, qu’elle soit d’un autre monde ou de celui-ci. Le visible et l’invisible, chez lui, échangent leurs visages, leurs pouvoirs, se rendant mutuellement plus désirables que jamais ; et si, chez Thèmelis, il est souvent question d’ascèse, de dénuement, de dépassement du corps, ce mystique est aussi l’un de ceux qui ont le mieux parlé de l’amour, de la chair et sa «tendre chaleur». 

     

     


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    Réthymno (Crète)

     

    Le site de l’actuel Réthymno (Réthymnon), où s’étendait la ville gréco-romaine de Rìthymna, est habité depuis l’époque minoenne. La ville prospéra sous les Vénitiens, au XVIe siècle, et devint un centre littéraire et artistique accueillant des érudits fuyant Constantinople. La ville a conservé son charme et reste la capitale intellectuelle de la Crète. Le vieux quartier foisonne d’édifices vénitiens et ottomans élégants et bien conservés.

     

    L’imposante forteresse vénitienne, construite au XVIe siècle pour protéger l’île des pirates domine le port pittoresque avec son ravissant phare du XIIIe siècle.

     


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  • Hersonissos (Crète)

     

    "Il est encore tôt dans ce monde mon amour

    Pour parler de toi et moi."  Odysséas Elytis

     

    Odysséas Elytis (Odysséas Alepoudhéllis, de son véritable nom) est né le 2 novembre 1911 à Héraklion (Crète), dans une famille aisée, originaire de l’île de Lesbos, qui possédait une fabrique de savons. Il est décédé le 18 mars 1996 à Athènes.

    Buveur de soleil ! Tout Elytis est dans ce mot qui surgit déjà dans un poème des années de guerre. Une part essentielle de son œuvre emprunte toute sa luminosité aux paysages des Cyclades, à la prodigalité du soleil, à l’ivresse de l’écume, au vertige des façades immaculées. Sans que pour autant, bien entendu, sa poésie ne cesse d’être exigeante et hauturière ! Oui, cette poésie irradie toute la lumière de la Grèce insulaire au point que beaucoup ont pu la dire héliaque, à condition de prendre ce mot au sens d’imprégnation et non, bien sûr, d’insolation ! L’Égée, le soleil, la lumière, le vent, la mer n’ont cessé d’habiter toute sa vie ses émotions, ses joies et ses poèmes comme autant d’illuminations successives. Miracle de dépouillement, de paysages réduits à leurs lignes d’ombre et de lumière, à l’épure du ciel, de la terre et des eaux.

     


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    Bleu...

     

    Hersonissos (Crète)

     

     


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