• Sur les pas d'Emma

     

    "Rigolette cherchant à se distraire pendant l'absence de Germain" Joseph-Désiré Court (1844)

     

    Il serait possible que Delphine Delamarre (Mme Bovary) ait servi de modèle au peintre Court. Légende ou réalité ? Delphine aurait été identifiée par l'une de ses amies de pension... En tout cas, le titre du tableau est légèrement ironique, et le détail de l'oiseau en cage est tout à fait symbolique de la condition de la pauvre Emma... Le village de Ry serait "Yonville l'Abbaye", on y voit le Crevon que Flaubert appelle La Rieule. On peut encore suivre les pas de Mme Bovary dans la ville de Rouen, où Flaubert a passé son enfance (son père était chirurgien en chef à l'Hôtel Dieu de Rouen). "Mme Bovary c'est moi" disait Flaubert... et  il est fort probable que l'amant clerc de notaire ait été Flaubert lui-même...

     

     


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  • Habemus papam

     

     

    Synopsis : Le pape est mort. Le Conclave se réunit pour désigner son successeur. C'est Melville (Michel Piccoli) un inconnu, qui est élu à une écrasante majorité. Sur la place Saint-Pierre, une foule fébrile attend de voir le tout nouveau pontife. Tétanisé, Melville ne peut pas se résoudre à se montrer. Bientôt il est terrassé par une crise d'angoisse massive. Pour tenter de résoudre le problème au plus vite, le Vatican fait appel, dans la plus grande discrétion au meilleur psychanalyste du pays (rôle tenu par Nanni Moretti). Mais Melville s'enfuit, errant dans les rues de Rome.

    Habemus Papam n'a que peu de chose à voir avec la religion et la foi. Il s'agit plutôt d'une complainte, écrite, mise en scène et interprétée par Nanni Moretti. L'essentiel de ce film qui émeut souvent est constitué d'une matière mélancolique, d'une réflexion poétique sur le devoir et le plaisir, la liberté et ses limites. La force de l'émotion émane d'abord d'un homme, Michel Piccoli : son errance dans les rues de Rome tandis que le Vatican est le théâtre d'une série de mises en scène aussi dérisoires que virtuoses par lesquelles le cinéaste se moque de la religion, du journalisme, de la psychanalyse, du sport et de lui-même. 

    Un des plus beaux films de Nanni Moretti, un spectacle d'une invention constante. (source : Le Monde)

     


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    Au bord...

     

    huile sur toile "la Noche" Ricardo Fernàndez Ortega

     

    Elle allait au bord de la mort, comme les autres vont au bord de la mer : pour se retrouver, pour se ressourcer, pour oublier le rejet originel, irrépressible et fort qui l’avait jetée sur le rivage, sans défense et sans recours. Elle allait pieds-nus, sans plaisir, sans désir et sans joie… 


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    Albert Camus pour Maria Casarès

     

    "Par dessus tous les temps" pourrait être aussi la pensée d'Orphée à Eurydice, de Cocteau à Jean Marais, la pensée de tant d'anonymes à ceux qu'ils aiment et qui s'en sont allés... C'est la mienne à la Poésie, la Beauté, l'Amour, la Mort...

     

     

     

     


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