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    Pour faire la copie d'un tableau...

      

    Un souk à Marrakech 

     

    Pour faire la copie d'un tableau, choisir l'oeuvre d'un peintre chéri,

    Quelque chose de vivant, quelque chose de simple, quelque chose de beau,

    Quelque chose d'essentiel pour ton âme...

    Placer ensuite le chevalet dans un coin du patio,

    Tout près des lauriers roses,

    Invoquer le Maître, penser très fort à Lui, l'aimer sans rien dire, sans bouger...

    Parfois il arrive vite, mais il peut aussi bien mettre de longues journées,

    Avant de se décider !

    Ne pas se décourager, et surtout ne pas quadriller la toile...

    Attendre...

    Attendre, travailler au dessin, travailler aux couleurs, 

    Attendre s'il le faut pendant des années.

    Quand le peintre arrive, s'il arrive, 

    Observer le plus profond silence, 

    Attendre que le Maître pose la main sur ton épaule, 

    L'aimer fort et l'admirer, sentir son frémissement, 

    Entendre ses conseils, ses avis, ses recommandations...

    Et quand il acquiesce ton travail, la poussière du soleil, la finesse et le mouvement des tissus,

    Alors, tu choisis un encadrement, et tu écris ton nom dans un coin du tableau.

     

    eva, 30 juillet 2021 (en hommage à Majorelle)

     

     


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  • Eté

     


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    Eglise de Ménerval (Seine Maritime)

     

    Selon l'Abbé J.E. Decorde, la cure de Ménerval, Menardi vallis, fut donnée à l'abbaye de Saint Germer par les seigneurs de Marigny. Le pape Alexandre III confirma cette donation vers la fin du XIIe siècle, ainsi que Rotrou, archevêque de Rouen. On réserva seulement le quart de la dîme pour le prêtre qui desservirait la paroisse, selon ce qui se pratiquait en pareille occasion.

    Dans la première moitié du XIIIe siècle, Pierre de Collemieu nomma à cette cure le prêtre Michel, auquel succéda Bernier d'Omont, reçu par Y. de Noyentelle, archidiacre d'Eude Rigault. A cette époque, la cure valait quarante livres tournois, et renfermait deux cents paroissiens. Il y avait alors un personnat dans l'église de Ménerval. On sait que les personnats ne donnaient aucune juridiction ; ils ne procuraient qu'un peu d'honneur à la personne qui en jouissait, par exemple une place distinguée dans l'église.

     

     

    Eglise de Ménerval (Seine Maritime)

     

     

    Le presbytère de Ménerval a été bâti, peu de temps avant la révolution, par l'abbé Jonathas Larcher, curé de la paroisse, En 1791, ce prêtre refusa le serment schismatique exigé par la constitution civile du clergé, et perdit sa cure. Mais, comme il était très aimé de ses paroissiens, il resta parmi eux, pour leur administrer les secours de la religion, jusqu'au moment de son arrestation, qui eut lieu en 1793. On l'envoya à Rochefort, au commencement de 1794 pour être déporté au delà des mers, sur le navire les Deux-Associés. Il mourut à l'âge de 52 ans, le 9 août 1794, et fut inhumé dans l'île d'Aix. En 1996, le presbytère vu de l'extérieur est probablement dans l'état où l'a laissé Jonathas Larcher, et l'église offre le même aspect qu'à l'époque : entièrement en grès, en forme de croix latine. Elle mesure 30m de longueur et 13m de largeur dans la croisée. Intérieurement, la hauteur de la voûte est de 14m... Presqu'une cathédrale !

     

     

     

    L'église de Ménerval est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 15 janvier 2001


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    Il mondo...

     

     

     


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