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    J’ai toujours tant aimé ce que tu peignais… le foulard noué autour du panier, les fruits ronds et sombres blottis dans l’osier, le pain, le vin, la grenade porte-bonheur posée sur la table, si dure, abritant les grains fragiles, prêts à éclater dans la bouche comme un baiser… J’ai toujours aimé ton mépris pour la mode de l’abstrait, ta préférence pour le figuratif, ton indifférence résolue à ne point paraître moderne, ton goût pour le mystère lourd et sombre, les chats silencieux, les filles nubiles abandonnées dans l’ombre, les paysages suspendus dans la lumière blafarde… 


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  • Un désir hurlé...

     

    "Voglio... voglio... voglio un desiderio urlato e disperatamente sofferto che conduce all'infinito"  

    Gabriele D'Annunzio

     

    (Je veux... je veux... je veux un désir hurlé, désespéremment souffert, qui conduit à l'infini)

     

    photo Katia Chausheva  ici 

     

     


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    "France, mère des arts..."

     

    Mon plaidoyer pour une France terre d'accueil et de Culture, de fraternité, de non violence et d'humanisme : ma France, Terre des Arts...

     

    Ci-dessous, le témoignage d'un artiste de renommée internationale, qui a choisi la France... Mirko Pavasovic

     

    Mirko Pavasovic à la Galerie du 35 from YAK3DTV on Vimeo.

     

    France, mère des arts, des armes et des lois,

    Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle :

    Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,

    Je remplis de ton nom les antres et les bois.

     

    Si tu m'as pour enfant avoué quelquefois,

    Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?

    France, France, réponds à ma triste querelle.

    Mais nul, sinon Echo, ne répond à ma voix.

     

    Entre les loups cruels j'erre parmi la plaine,

    Je sens venir l'hiver, de qui la froide haleine

    D'une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

     

    Las, tes autres agneaux n'ont faute de pâture,

    Ils ne craignent le loup, le vent ni la froidure :

    Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.

     

    Joachim Du Bellay (1522-1560)

     


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    "Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C'est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule, et il est trop tard pour l'expulser."  Françoise Giroud.


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