• Confinement...

     

     

    "Ma maison avec toi, c'était la chambre obscure.

    Par toi, dans ma maison entrait 

    L'éclat, la Lumière..." 

    Miguel Hernandez.

     

    A Jean, qui me fait la vie douce et belle…

    eva, le 17 mars 2020

     


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    Boris Vian aurait cent ans...

     

     

    - Qu'est-ce qu'il y a ici ? dit Alise pensive.
    - Oh ! dit Nicolas. C'est cette maladie, ça nous bouleverse tous, ça s'arrangera et je rajeunirai.
    Chloé était allongée sur son lit, vêtue d'un pyjama de soie mauve et d'une longue robe de chambre de satin piqué, d'un léger beige orange. Autour d'elle, il y avait beaucoup de fleurs et, surtout, des orchidées et des roses. Il y avait aussi des hortensias, des oeillets, des camélias, de longues branches de fleurs de pêcher et d'amandier et des brassées de jasmin. Sa poitrine était découverte et une grosse corolle bleue tranchait sur l'ambre de son sein droit. Ses pommettes étaient un peu roses et ses yeux brillants, mais secs et ses cheveux légers et électrisés comme des fils de soie.

    Extrait de "L'écume des jours" (Boris Vian)

    Boris disait : "Les morts sont parfaits !" et j'ajoute : ils sont parfaits, ils sont fidèles, ils ne déçoivent jamais, sur un claquement de doigts, ils arrivent, ils reviennent, ils t'enveloppent de leur tendresse, de leur amour, de leur gaieté, de leur silencieuse sérénité... bref, ils sont parfaits ! comme les livres qui sont là, et qu'on peut relire à n'importe quel moment, en ouvrant à n'importe quelle page, sans souci de la chronologie...

    Bon anniversaire mon Boris !... tu es jeune à jamais... pour toujours...

     

     

     


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    Autoportrait.

     

     

    Joan Mirò El loro 1937

     Musée d'art espagnol contemporain à Palma de Majorque.

     

     

     


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    Danseuse dite Loïe Fuller

     

     

    Elle,

    Palpitait comme une aile,

    Et ses voiles légers tournoyaient autour d’elle,

     

    Comme des oiseaux, ses pieds s’envolaient,

    Légers, légers, posant à peine,

    Effleurant le sol, séduisant la poussière,

    Voletant dans la lumière,                                                                                          

     

    Lui,

    Contemplait fasciné l’esprit même de la Danse,

    Médusé, buvait des yeux cette flamme mouvante,

    Envoûté, étourdi de surprise et tétanisé de plaisir,

    Rivé au Désir…

     

    (texte et photos eva © )

      

    Danseuse dite Loïe Fuller

    bronze brut de fonte

    Raymond Duchamp-Villon

    (1876-1918)

    Musée des Beaux Arts de Rouen

     

     

     

     

     


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