• Comptoir punique dont on ignore l'histoire, Ghar-el-Melh (ex Porto Farina) fut un faubourg d'Utique et son avant-port durant la période romaine. Ghar-el-Melh ("le trou du sel") doit son nom à la présence de salines naturelles dans les environs. Avec le temps, l'ex-Porto Farina a perdu sa vocation portuaire; la petite ville ne communique plus avec la mer que par une passe étroite et ensablée.  
    La pêche côtière est la première ressource du village.



    Protégée autrefois par des forts turcs, elle fut une redoutable base pour les corsaires. Aujourd'hui, Ghar-el-Melh s'alanguit près d'un plan d'eaux mortes (presque aussi étendu que le lac de Tunis).


    photos eva baila, mai 2008 ©

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  • Dougga : site classé au patrimoine mondial par l'Unesco : un des plus beaux sites romains d'Afrique du Nord tant par l'état de conservation et la beauté de ses ruines que par son paysage environnant.


    Le théâtre (construction de 166 à 169) pouvait recevoir 3 500 spectateurs sur 15m de hauteur de gradins)


    Le capitole de Dougga.











    Arc de Triomphe de Sévère Alexandre, dans un bel environnement d'oliviers séculaires.
    Bab er-Roumia (La Porte de la Chrétienté).


    En bas de la colline, se dresse le mausolée libyco-punique, en parfait état de conservation.



      photos eva baila, mai 2008©


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  • Les affinités électives.

     

    Nul ne peut empêcher la force mystérieuse des affinités électives.


    Chacun d’entre nous est un kaléidoscope. Lorsque le hasard met en présence deux personnes
    dont les couleurs peuvent se superposer exactement – même un court instant – il en résulte une jouissance fine et comparable à nulle autre. C’est un plaisir que l’on recherche constamment quand on l’a connu une fois.
     

    De cet instant privilégié peut naître une addiction. Le manque peut être une souffrance terrible, et la quête de ces instants de connivence devient alors une priorité.

    eva baila (Tunis le 13 mai 2008)
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  • Que deviennent les mots d’amour qui meurent sitôt que nés ?
    Que deviennent les mots d’amour qui n’ont pas été entendus par les aimés ?
    Les mots écrits, chuchotés, murmurés, et les autres, tus dans l’urgence…
    Sont-ils capturés par des étrangers qui les trouvent « jolis », « plaisants », « aimables » ?
    Les mots d’amour perdus ne sont rien de tout cela, ils sont les petits galets ronds et doux lavés par l’eau vive de l’amour, ils sont les silex durs et brillants taillés par l’ardeur de l’amour, ils sont les flammes dansantes de l’impatience criée, ils sont le noir intense, car il n’est qu’une seule couleur : le Noir, pour ce que le noir d’abîme efface tout, et que lui seul peut les rendre au néant d’où l’on vient.


    (eva baila le 29 juillet 2008) © 





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