•   Tel un fleuve sinueux qui traverse la ville, le Grand Canal est à la fois l'artère vitale de Venise, la grand'rue et sa promenade. Jadis les navires marchands en remontaient le cours jusqu'au Rialto pour y décharger leur cargaison d'épices, de soies, de joyaux et de fourrures. Sur les berges de ce large chenal, les grandes familles du patriciat vénitien élevèrent de superbes palais qu'ils nommaient tout simplement "Ca" (abréviation locale de casa, maison).
                                                                                                                                       


    Le long du Grand Canal, se déploie ainsi un panorama unique de l'architecture vénitienne.




































    Ca' Dario, avec ses incrustations de marbres polychromes, compte parmi les plus beaux palais de Venise.
    (1487)



    Le Palazzo Barbarigo (1887) près du Campo San Vio est décoré de mosaïques.








































    Palazzo Loredan (18e S)



    Ca' Rezzonico : Palais baroque du 17eS qui abrite aujourd'hui le musée du 18e S vénitien.









































    Pont du Rialto


    La Pescheria (marché aux poissons)


    Le Deposito del Megio (ancien entrepôt à grains)



    La Fondaco dei Turchi (XIIe S) comptoir des marchés ottomans à partir du XVIIe S.








































    Palazzo Erizzo


    Palazzo Sagrado (XVIIe) Le décor de la façade mêle des éléments vénéto-byzantins à des motifs gothiques.



    Le Palazzo Farsetti et le Palazzo Loredan étaient le siège du conseil municipal de Venise (1200)




































    Palazzo Contarini Fasan,
    petit palais du XVe S
    à la façade élégante appelé aussi Maison de Desdémone.




    photos eva baila (juin 2003) ©


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  • "Nathanaël, je te raconterai les sources :
    Il y a des sources qui jaillissent des rochers ;
    Il y en a qu'on voit sourdre de sous les glaciers ; Il y en a de si bleues, qu'elles en ont l'air plus profondes...
    ... Source azurée ; vasque abritée ; éclosion d'eau entre des papyrus ; nous nous sommes penchés de la barque ; sur un gravier qui semblait de saphirs, des poissons d'azur naviguaient.
    A Zaghouan, de la Nymphée jaillissent les eaux qui jadis abreuvaient Carthage...



    (Djebel Zaghouan et nymphée)

     
    ...Il y a des sources sulfureuses, dont l'eau verte et chaude paraît d'abord empoisonneée ; mais, Nathanaël, lorsqu'on s'y baigne, la peau devient si suavement douce, qu'après elle est encore plus délicieuse à toucher.
    Il y a des sources d'où essorent des brumes, au soir, brumes qui flottent autour dans la nuit et qui, le matin, lentement se dissipent.
    Petites sources très simples, étiolées entre les mousses et les joncs.
    Sources où viennnent laver les laveuses et qui font tourner des moulins.
    Inépuisable provision ! jaillissement des eaux. Abondance de l'eau sous les sources ; réservoirs cachés ; vases déclos. La roche dure éclatera. La montagne se couvrira d'arbustes ; les pays arides se réjouiront et toute l'amertume du désert fleurira..."

    André Gide (Les nourritures terrestres)































    photos eva baila
    mai 2008 ©


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  • "A Séville, il y a, près de la Giralda, une ancienne cour de mosquée ; des orangers y poussent par places, symétriques ; le reste de la cour est dallé ; les jours de grand soleil, on n'y a qu'une petite ombre restreinte ; c'est une cour carrée, entourée de murs ; elle est d'une grande beauté ; je ne sais pas t'expliquer pourquoi...
    ... Que te dirais-je de l'Alcazar ? jardin semblant de merveille persane ; je crois, en t'en parlant, que je le préfère à tous les autres...
    ... Des jeux d'eau sont préparés dans les allées, les allées sont dallées de marbre, bordées de myrtes et de cyprès. Des deux côtés sont des bassins de marbre, où les amantes du roi se lavaient."

    André Gide (Les nourritures terrestres)








































































    photos eva baila ©


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  • Comptoir punique dont on ignore l'histoire, Ghar-el-Melh (ex Porto Farina) fut un faubourg d'Utique et son avant-port durant la période romaine. Ghar-el-Melh ("le trou du sel") doit son nom à la présence de salines naturelles dans les environs. Avec le temps, l'ex-Porto Farina a perdu sa vocation portuaire; la petite ville ne communique plus avec la mer que par une passe étroite et ensablée.  
    La pêche côtière est la première ressource du village.



    Protégée autrefois par des forts turcs, elle fut une redoutable base pour les corsaires. Aujourd'hui, Ghar-el-Melh s'alanguit près d'un plan d'eaux mortes (presque aussi étendu que le lac de Tunis).


    photos eva baila, mai 2008 ©

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