• Porte monumentale de la Medersa
    El-Attarine, aux vantaux décorés
    de bronze




    La medersa El-Attarine (medersa "des marchands d'épices") érigée entre 1323 et 1325 par le sultan mérinide Abou Saïd Othman est considérée comme l'une des merveilles de l'architecture arabo-andalouse.














































    Les trois registres décoratifs sont toujours organisés de la même façon : de bas en haut zelliges aux tracés géométriques, écriture cursive sur zellige excisé, et enfin, stuc en plâtre. 









































    Lustre en bronze de 1400kg
    dans la salle de prière.





















































































    photos eva baila ©


    4 commentaires

  • Elle est debout sur mes paupières
    Et ses cheveux sont dans les miens,
    Elle a la forme de mes mains,
    Elle a la couleur de mes yeux,
    Elle s'engloutit dans mon ombre
    Comme une pierre sur le ciel.

    Elle a toujours les yeux ouverts
    Et ne me laisse pas dormir,
    Ses rêves en pleine lumière
    Font s'évaporer les soleils,
    Me font rire, pleurer et rire,
    Parler sans avoir rien à dire.
              
                           Paul Eluard (Capitale de la douleur)

    Photo eva baila © 


    10 commentaires

  • 2 500 ouvriers et 10 000 artisans y ont travaillé pendant 6 ans de 1987 à 1993. On peut y voir toute la splendeur de l'artisanat marocain ainsi qu'une technologie moderne de pointe (le plafond de la salle de prière dans sa partie centrale peut s'ouvrir sur le ciel). Le minaret s'élève à 200m au-dessus du sol (le double de la cathédrale de Chartres). L'édifice est bâti aux 2/3 sur l'océan, s'inspirant de deux versets du Coran : "Le trône de Dieu était sur les eaux" et "Nous avons fait de l'eau l'origine de toute forme de vie"











































































































































































































































































    Au 7e S Casablanca se résume à une petite cité berbère installée sur la colline d'Anfa. Pourtant elle aiguise déjà l'appétit des puissances étrangères pour des raisons stratégiques et commerciales. En 1468 la ville est mise à sac par les Portugais qui réduisent à néant sa flotte de corsaires. Il faut attendre l'avènement de Sidi Mohammed ben Abdallah au 18e S pour que Dar-el-Beida ("Maison Blanche" ou Casa Blanca en espagnol) prenne un nouvel essor grâce à son port qui joue le rôle de plaque tournante dans le commerce du sucre, du thé, de la laine et du blé avec le monde occidental. Mais c'est au 20e S que Casablanca subit sa plus profonde mutation sous l'impulsion du protectoral français. Avec près de 3,5 millions d'habitants, Casablanca est aujourd'hui l'une des 4 plus grandes métropoles du continent africain et son port est le premier du Maroc. 




    Palais de justice (1922) d'inspiration arabo-musulmane.
    Ci-dessous : la Préfecture que domine un campanile de 50m d'inspiration toscane.







































    photos eva baila 4 octobre 2005 ©

    4 commentaires


  •  



    Lorsqu'on prend, au bas de la colline, la rue escarpée qui traverse le village, apparaît, suspendue entre ciel et terre, la ravissante façade du Café des Nattes ou el-Qahoua el-Alia (le Café haut perché),  façade mille et mille fois dessinée, peinte, photographiée. A l'intérieur, les plafonds à solives et les colonnes qui les soutiennent sont peints de bandes, droites ou en spirale, rouges et vertes, à liseré blanc. On vous y servira un café turc parfumé à l'eau de fleur d'oranger ou un thé aux pignons...




    A Sidi Bou Saïd, les écrivains André Gide, Henry de Montherlant, Federico Garcia Lorca, Georges Duhamel et le philosophe Michel Foucault ont laissé des souvenirs vivaces. Sur les pas de Paul Klee, Auguste Macke et le Baron d'Erlanger, les peintres tunisiens ont fait de Sidi Bou Saïd leur terre de prédilection : Jellal Ben Abdallah, Abdelaziz Gorgi, Hédi Turki, Ali Bellagha, Brahim Dhahak...


    photos eva baila mai 2008 ©


    6 commentaires