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    "Dance me to the end of love" Léonard Cohen

     

     

    ...jusqu'au bout de l'amour !

     

     


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    C’est une photo retrouvée par hasard, une photo oubliée. Sans la date écrite au verso, je n’aurais pas su dire maintenant que j’avais alors 40 ans. Lorsque je me levais le matin, j’étais tellement joyeuse et dynamique qu’il me semblait pouvoir « bouffer le monde »… avaler la terre entière ! Rien ne pouvait me résister ! Rien ni personne !..

    Je ne me souvenais même plus avoir eu ce visage… Je reconnais seulement le petit Snoopy accroché au col de mon pull… et je me rappelle aussi que l’homme de ma vie avait été très agacé parce que j’avais taillé mes cheveux à la lame à rasoir…

     

    C’est une photo oubliée, qui me réconcilie avec moi-même… J’ai été « ça »

    fièrement, combative et déterminée à l’extérieur, hésitante et douce à l’intérieur…

      

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    Cerf-Volant...

     

     

    Je suis le Cerf-volant échevelé, épris de liberté, courtisé par le Vent…

     
    Je suis le Cerf-volant écervelé, qui vagabonde joyeusement, sans but,

    sans autre raison que le plaisir de celui qui tient, en bas, mon fil fragile...

     

    Je vais dans le ciel bleu, pour le plaisir des yeux de mon Amour,

    je vole dans la lumière pour le plaisir de son esprit, je suis l’illusion de la liberté…

     

    Je suis le Cerf-volant multicolore, objet de peu de valeur et presque inutile,

    insouciant et léger, léger et fragile, fragile et invincible…

     

    Je franchis les crevasses profondes pour porter aux égarés les messages de consolation

    que sont les taches de couleur de ma parure dans le ciel…

     

    Je danse dans le vent, je virevolte dans l’air transparent,

    et si le fil vient à casser,  je disparais dans les nuages, furtivement, sans regret et sans frayeur…

    Texte et photo eva  ©
     

     

     


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    La Vie errante (Maupassant et Taormine)

     

     

    "Un homme n'aurait à passer qu'un jour en Sicile et demanderait : "Que faut-il y voir ?" Je lui répondrais sans hésiter : "Taormine".

     

    Ce n'est rien qu'un paysage, mais un paysage où l'on trouve tout ce qui semble fait sur la terre pour séduire les yeux, l'esprit et l'imagination.

     

    Le village est accroché sur une grande montagne, comme s'il eût roulé du sommet, mais on ne fait que le traverser, bien qu'il contienne quelques jolis restes du passé, et l'on va au théâtre grec , pour y voir le coucher du soleil.

     

    J'ai dit du théâtre de Ségeste, que les Grecs savaient choisir , en décorateurs incomparables, le lieu unique où devait être construit le théâtre, cet endroit fait pour le bonheur des sens artistes.

     

    Celui de Taormine est si merveilleusement placé qu'il ne doit pas exister, par le monde entier, un autre point comparable. Quand on a pénétré dans l'enceinte, visité la scène, la seule qui soit parvenue jusqu'à nous en bon état de conservation, on gravit les gradins éboulés et couverts d'herbe, destinés autrefois au public, et qui pouvaient contenir trente-cinq mille spectateurs, et on regarde.

     

    On voit d'abord la ruine, triste, superbe, écroulée, où restent debout toutes blanches encore, de charmantes colonnes de marbre blanc coiffées de leurs chapiteaux ; puis, par-dessus les murs, on aperçoit au-dessous de soi la mer à perte de vue , la rive qui s'en va à l'horizon, semée de rochers énormes, bordée de sables dorés, et peuplée de villages blancs ; puis à droite au-dessus de tout, emplissant la moitié du ciel de sa masse, l'Etna couvert de neige, et qui fume là-bas.

     

    Où sont donc les peuples qui sauraient, aujourd'hui, faire des choses pareilles ? Où sont donc les hommes qui sauraient construire , pour l'amusement des foules, des édifices comme celui-ci ?

     

    Ces hommes-là, ceux d'autrefois, avaient une âme et des yeux qui ne ressemblaient point aux nôtres, et dans leurs veines, avec leur sang, coulait quelque chose de disparu : l'amour et l'admiration du Beau."

     

    Guy de Maupassant (La vie errante)

     

     

     


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