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     Butzudan artisanal *

    conception et réalisation de Davide Giuva ©

     

    * Butzudan : étymologiquement  Dan (maison) Butsu (Boudha) ou "maison de Boudha" est une armoire avec des portes en bois qui abrite une icône religieuse, ou un mandala, le plus souvent le Gohonzon de Nichiren (parchemin sur lequel sont inscrits des caractères chinois et sanskrits siddham).    

    La réalisation de Butzudan n'est qu'un aspect du talent de Davide Giuva, mais ses petits meubles sacrés ont tous une aura mystique prodigieuse. Tout est fait à la main, et certains ont un aspect artisanal primitif qui les rend encore plus émouvants et magiques. Davide s'attachait à les concevoir en harmonie avec le caractère et la personnalité du destinataire. Un grand merci à Tiziana Giuva et à Francesco Pagni, sans qui cette video n'aurait pas pu être réalisée.

     

    Francesco nous parle de David

    " J'ai connu David il y a plusieurs années, avant même de le rencontrer.

    Dans un grand loft partagé avec d'autres artistes, où j'avais installé mon atelier, un espace à côté du mien était complètement vide. L'atelier de David Giuva. Tout le monde l'attendait, et se demandait quand il s'y serait installé. Sa figure d'artiste, son charisme, planait sur nous malgré son absence. 

    Les mois passèrent, je n'ai jamais vu David dans ce loft, mais c'était comme si je l'avais toujours connu.

    Je l'ai finalement rencontré un soir dans un bistrot Turinois près de mon atelier fréquenté par des artistes, des musiciens, et toutes sortes de gens d'origine très diverse. Une grande table d'amis communs, notre première rencontre. Une figure charismatique, fragile mais forte, la voix ombragée avec des yeux intelligents.

    Il fut très vite "l'amitié". Une amitié sans fioritures, faite de respect mutuel, d'estime réciproque, d'affection pure.

    Années de rencontres, d'échanges d'idées sur notre travail, sur la littérature et la poésie, sur les artistes que nous aimions, soirées entre amis.

    Ta présence a rempli les espaces, catalysé les amitiés. Ton enthousiasme contagieux, ta vitalité surprenante. Ta douleur silencieuse, ton courage, ton amour de la vie sous toutes ses formes.

    Moments de silences et absences.

    Jamais vides.

    Tu me manques mon ami."

    (Francesco Pagni)

     

      

     

     source : Le Code du Bonheur

     lire aussi : Gohonzon de Nichiren


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    Pompei : le Faune

     

     

     

    Petit Faune qui danse dans la lumière, 

     au centre du grand atrium toscan de la maison de  Sylla,

    Petit Faune dansant, parmi les visiteurs indifférents,

    Petite merveille de grâce, de jeunesse éternelle et de beauté inaltérable,

    Petit dieu adorable, tu danses au bord de ma mémoire,

    Tu danses joyeusement au fond de mon cœur,

    Léger comme un rêve,

    Vivace comme le souvenir d’un amour ancien,

    Vivant à jamais.

    (texte et photos eva ©
     )

     

    Le Petit Faune 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

    Le bronze original est conservé dans une cage  transparente blindée au Musée Archéologique National de Naples... Il est toujours aussi beau, et il danse toujours dans la lumière...

     

     


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    MAEC (sculpture)

     

    Je n’ai pas d’arbres, je n’ai pas de chien…

    Non, rien ne me retient !

    Je suis une fille de l’air, de ces plantes tropicales sans racines…

    Je ne tiens pas à la terre, ni à la mer, je ne tiens à rien

    Je suis de nulle part, sans boussole, sans ancrage…

    Je suis sans âge…

    Un jour, ils viendront me chercher,

    Ils m’emmèneront sur un faisceau lumineux,

    Ou dans un vaisseau fantôme,  

    Et je repartirai sur la planète d’où je suis tombée,

    Un jour, un jour… ou une nuit…

    Ça ne fera pas de bruit… juste un petit souffle, à peine, à peine !..

                                   Et je serai bien…                                 

    J’emporterai en souriant, tous vos visages, vos sourires, vos regards,

    Et la voix qui chante au fond de moi…

     

                                                                           eva, 3 mai 2010 ©

     

    (photo Musée d'Art Contemporain Espagnol, Palma de Majorque)

     

       


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    Galatee.jpg

     

    Le mythe de Pygmalion apparaît pour la première fois dans l'oeuvre du poète Ovide (-43 av J.C. à 17 après J.C.) les Métamorphoses (livre X) qui pourrait se résumer ainsi : Pygmalion, sculpteur mysogine vivant sur l'île de Chypre, conçoit une oeuvre d'art en ivoire d'une exceptionnelle beauté et s'éprend de cette statue. Pygmalion, fou de désir pour l'objet fait une offrande rituelle à Vénus et lui adresse la prière de voir la statue prendre vie. Son voeu est réalisé !

     

    Le mythe de Pygmalion a bien entendu inspiré de nombreux artistes, sculpteurs et peintres. Pour moi, la sculpture la plus émouvante et la plus belle est celle de Rodin par sa manière de s'extraire du bloc auquel elle est encore à demi attachée par une épaule ; son demi-engagement dans la pierre nous renvoie au mythe fondamental de la statuaire, l'éveil à la vie du minéral, cet instant où l'artiste voit la forme rêvée qui commence à poindre avec l'espoir de la pousser jusqu'à la perfection.

     

    La tête tournée dans la direction opposée de celle des genoux crée un effet d'animation de la silhouette.

     

    Illustration : Galatée (Marbre, Auguste Rodin, vers 1887) 


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