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    Plus que jamais d'actualité...

     

     


     


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    Aujourd'hui encore et plus que jamais : Lampedusa : "un drame immense qui se joue dans l'indifférence générale" 

    "Le massacre de la honte" titrait en une le quotidien de gauche "la Republica"

    130 morts et 200 disparus

     

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/10/04/la-presse-italienne-deplore-le-massacre-de-la-honte-a-lampedusa_3489945_3214.html 

     

     

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    Lampedusa, février 2011

     

    photo Flickr    


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    Bonneval 3

     

    "La solution de la crise n'est pas la restauration de l'état précédent. "Les mêmes causes produisant les mêmes effets, cela oblige l'invention de quelque chose de nouveau. Après la Révolution, Napoléon, après les révolutions de 1830 et 1848, la Restauration. Après avoir recouvré la santé, vous êtes un autre. La leçon que nous devons tirer du mot crise, c'est l'impossibilité de retourner à l'état d'avant !" Face aux temps durs présents, "il faut interroger les plaques tectoniques les plus profondes et ne pas s'arrêter au plaques superficielles.

     

    Bonneval 4

     

    Au cours du XXe siècle la population des paysans est passée de 70% dans les années 1900 à 0.8% aujourd'hui. C'est le plus grand changement anthropologique depuis la préhistoire. Le néolithique se termine dans les années 60-70. Dans le même temps, en 1850 8% de la population vivait dans les villes ; l4% en 1900, plus de la moitié en 2000. Ils seront près de 80% en 2030.

     

    Bonneval 5

     

    Lorsque Michel Serres est né, nous étions 2.2 milliards d'êtres humains. L'humanité a doublé deux fois depuis. Ce n'est plus le même monde, la même humanité, ce n'est plus le même corps. Un des facteurs de crise, à l'origine du Printemps arabe, pris en exemple par Michel Serres, est à trouver "dans la mutation profonde du savoir". Mais après, "les vieux reprennent le pouvoir. L'inertie sociale est repartie."

     

     Bonneval 6

     

    Entretien accordé par Michel Serres à La Dépêche du Midi et paru le mercredi 24 octobre 2012.


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    "Cette question du mariage gay m'intéresse en raison de la réponse qu'y apporte la hiérarchie ecclésiale. Depuis le 1er siècle après Jésus-Christ, le modèle familial, c'est celui de l'Eglise, c'est la Sainte Famille. Mais, examinons la Sainte Famille. Dans la Sainte Famille, le père n'est pas le père : Joseph n'est pas le père de Jésus, le fils n'est pas le fils : Jésus est le fils de Dieu, pas de Joseph. Joseph, lui, n'a jamais fait l'amour avec sa femme. Quant à la mère, elle est bien la mère mais elle est vierge. La Sainte Famille, c'est ce que Levi-Strauss appellerait la structure élémentaire de la parenté. Une structure qui rompt complètement avec la généalogie antique, basée jusque-là sur la filiation : la filiation naturelle, la reconnaissance de paternité et l'adoption. Dans la Sainte Famille, on fait l'impasse tout à la fois sur la filiation naturelle et sur la reconnaissance pour ne garder que l'adoption. L'Eglise, donc, depuis l'Evangile selon Saint-Luc, pose comme modèle de la famille une structure élémentaire fondée sur l'adoption : il ne s'agit plus d'enfanter mais de se choisir. A tel point que nous ne sommes parents, vous ne serez jamais parents, père et mère, que si vous dites à votre enfant "je t'ai choisi", "je t'adopte car je t'aime", "c'est toi que j'ai voulu". Et réciproquement : l'enfant choisit aussi ses parents parce q'il les aime. De sorte que pour moi, la position de l'Eglise sur ce sujet du mariage homosexuel est parfaitement mystérieuse : ce problème est réglé depuis près de 2000 ans. Je conseille à toute la hiérarchie catholique de relire l'Evangile selon Saint-Luc, ou de se convertir."

     

    Entretien accordé par Michel Serres à La Dépêche du Midi et paru le mercredi 24 octobre 2012.


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