• Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud !

     

     

    ROUTE 5

     

    " Cet élan absurde du corps et de l'âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c'est bien là la vie d'un homme ! On ne peut pas, au sortir de l'enfance, indéfiniment étrangler son prochain. Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies.  

     

    Tu as bien fait de partir Arthur Rimbaud, nous sommes quelques uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi"

                                                                                                                          René Char.

    « Je rêve (Eluard)Et pourtant dans le monde...(Georges Moustaki) »

  • Commentaires

    12
    laura
    Vendredi 8 Août 2014 à 18:42
    J'arrive un peu tard pour relire avec tant d'émotion ces lignes de René CHAR dédiées à ce poète immense et fugitif que fut et reste Arthur RIMBAUD.
    La photo est magnifique qui nous laisse le loisir de rejoindre l'infini.

    Chère Eva, cette association des deux monstres poètes que je préfère me touche infiniment.

    Je t'embrasse avec ces mots de René CHAR:

    "Ce qui gonfle ma sympathie, ce que j'aime, me cause bientôt presque autant de souffrance que ce dont je me détourne, en résistant, dans le mystère de mon coeur: apprêts voilés d'une larme"
    (in Paroles en Archipel)
    11
    Samedi 12 Février 2011 à 18:15

    Que c'est beau Laura ! Je vais te faire un mail...

    10
    Jeudi 10 Février 2011 à 19:24

    oui, j'avais vu un télé film il y a quelques années... un truc vraiment fidèle et bien fait... 

    Il y a des êtres qui sont nés pour être tourmentés... C'est la vie !

    Bisous Danae

    9
    Jeudi 10 Février 2011 à 19:24

    je te fais un mail Bernard...

    8
    Jeudi 10 Février 2011 à 14:31
    Bel hommage aux deux poètes. Mais pourquoi tu n'as pas mis le poème en entier? Bonne journée.
    7
    Jeudi 10 Février 2011 à 12:56
    Je viens de lire le livre de Philippe Besson (les jours fragiles)qui parle des derniers jours de la vie de Rimbaud, après les poésies de ses vingt ans, la fin de sa vie a été terrible avec sa jambe coupée. Il est mort à 37 ans. Douce journée Eva
    6
    Jeudi 10 Février 2011 à 12:39
    vous entendez ... le chant des grillons et l'allégresse de l'alouette
    je ne savais pas René Char multi styles
    5
    Jeudi 10 Février 2011 à 10:56
    Cette photo, cette route, me font rêver à un été sans fin, à une promenade éternelle entre champs de blés murs.
    4
    Jeudi 10 Février 2011 à 10:10

    Je comprends Dan... Mais tu sais, tous les chemins mènent au Havre !

    3
    Jeudi 10 Février 2011 à 10:01

    Grand merci Georges pour votre visite et votre appréciation.

    Ici, le choix de la photo dans mes fichiers, a été dicté par les mots de René Char évoquant le souvenir de Rimbaud. La route devait être suffisamment abstraite pour illustrer les mots. La douceur même des blés devait rester une abstraction dans l'oppostion au revêtement dur et sec, bien concret de la route... Le paysage devait rester "une idée de départ" ou plutôt une idée de l'hésitation de départ... Habituellement "la route" ou "la piste" ou "le chemin" s'ouvre devant moi comme une invite à courir vers le point de fuite à l'horizon... Ici, je suis "au bord de la route"... avec mon hésitation et le vaste ciel ponctué de nuages... Tout est en promesse : la brûlante Afrique, les Ardennes presque aussi lointaines pour moi que l'Afrique... Ne reste que Rimbaud, à côté de moi sur le bord de la route...   

    2
    DAN
    Jeudi 10 Février 2011 à 07:34
    Je me sens vraiment tout petit devant de tel écrits ! Par contre j'aimerai bien être très grand pour rejoindre la route de ta photo !
    1
    Jeudi 10 Février 2011 à 00:24
    Superbe photo, vraiment.
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