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    J'ai dix ans...

     

    J’ai 3 ans, j’ai 10 ans, j’ai mille ans… je suis eva, je n'existe pas...

     

     

     

     


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    Du plus  loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours aimé la peinture… Ces petites  fenêtres ouvertes sur l’imaginaire de son existence d’enfant solitaire l’avaient toujours sauvée du pire.

     

    Encore maintenant, lorsqu’elle ferme  les yeux, elle revoit  le fils des voisins, un grand garçon de 20ans,  qui s’adonnait à cet art magique  et mystérieux en chantant Charles Trenet.  Elle voit la lumière dans les vagues dorées de ses cheveux, elle reconnaît le ciel de son regard vif et malicieux, elle se souvient de l’odeur enivrante de l’essence de térébenthine et le parfum de l’huile de lin…  Elle avance un doigt vers la palette barbouillée de couleurs voluptueuses, elle caresse les pinceaux rassemblés en bouquets dressés dans des pots… Elle rayonne de bonheur, elle sourit aux anges, nul doute que la vraie vie est là, dans ce petit atelier improvisé…  A l’abri de tous les chagrins… loin des grands…

     

    Elle adore son artiste… Elle a 5ans, il est son premier amour. Elle croit qu’ils se marieront un jour ! Bien sûr, elle sait qu’elle est petite, et qu’il est grand, mais elle n’en doute pas, il l’attendra ! Il est son soleil, sa lumière, sa joie, son bonheur.

     

    Ce fut son premier amour, ce fut son premier chagrin… Un jour funeste, elle apprit  qu’il avait déjà deux femmes dans sa vie : son amoureuse et une petite fille à eux. Décidément, personne ne l’aimerait jamais… Tout le monde l’abandonnerait toujours…  Pauvre apprentissage banal de la vie ordinaire !

     

    L’épilogue est bien plus triste cependant : ce garçon obligé de faire vivre sa famille fut embauché  comme cuisinier sur un bateau (la seule traversée qu’il devait faire)... Le bateau a coulé, il est mort noyé… Plus tard, elle a gardé longtemps l’article du journal dans son portefeuille, qui racontait cette tragédie… longtemps…  avec la photo de ses parents à elle… longtemps...

     

    eva, 7 septembre 2012 ©


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    Claude Marti, chanteur et poète occitan


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  • Klee des songes...

     

     

    "Les oeuvres d'art sont d'une infinie solitude ; rien n'est pire que la critique pour les aborder. Seul l'amour peut les saisir, les garder, être juste envers elle."

     

    Rainer Maria Rilke (extrait des lettres à un jeune poète)

     

     

    On peut retrouver les mots écrits pour Paul ici   ici  ici  ici  et  


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