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    "La bella ciudad de Granada"

     


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  • Les églises peintes de Bucovine

     

    Après la prise de Constantinople en 1453, la Moldavie se porte garante des traditions et de la foi orthodoxe. Durant son long règne,Stefan cel Mare édifie des forteresses et des résidences. Il élève souvent à l'emplacement d'églises en bois ou d'ermitages existants, plus de 40 églises pour autant de victoires sur les Turcs ou les Polonais. Le Prince érudit Petru Rares (qui règne de 1527 à 1538 puis de 1541 à 1548) prolonge l'intitiative de son père en faisant peindre les églises. Durant quelques décennies, les murs extérieurs des sanctuaires se couvrent de scènes vivantes et hautes en couleur - un mouvement propre à la Bucovine. Cette démarche portait un double objectif : outre la promesse artistique, il fallait raconter la Bible à une population illétrée alors que les Turcs et la Réforme menaçaient la Moldavie. Aux thèmes bibliques, les peintres ajoutèrent avec de plus en plus d'audace des éléments familiers (instruments, costumes, outils, paysages)... Des murs comme des livres !

     

    Le secret de fabrication des couleurs, concoctées à partir de végétaux et de minéraux, n'a pas été percé : bleu de Voronet, rouge brique de Humor, vert de Sucivita et Arbore... 

     

    Classées par l'Unesco, ces trésors font l'objet d'une restauration minutieuse.

     

     

     


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  • Marrakech, la Mamounia.

     

    La Mamounia est à Marrakech ce que Le Florian est à Venise... 

    Inauguré en 1929 et rénové en 1986, ce palace légendaire s'élève à l'emplacement d'un domaine qui appartenait au XVIIIe siècle au fils du sultan alaouite Sidi Mohamed. De cette propriété, il ne reste que le magnifique jardin de 13ha planté d'oliviers et d'orangers ainsi qu'un joli pavillon, aménagé probablement par un souverain saadien au XVIe siècle. Le bâtiment, sobre et harmonieux, a été réalisé par les architectes Henri Prost et Antoine Marchisio qui ont su admirablement concilier l'Art déco et le style arabo-andalou. Wiston Churchill, Pasolini, Richard Nixon ou Orson Welles, nombreuses sont les célébrités qui y ont séjourné.

     

     


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  • "El-Badi"... l'incomparable ! (Marrakech)

     

    Après sa victoire sur les Portugais lors de la bataille des Trois Rois en 1578, le roi saâdien Ahmed el-Mansour veut asseoir son règne et faire oublier l’héritage des dynasties précédentes.

     

    Celui qu’on appelle le « Doré » fait élever, à proximité de ses appartements privés, un fastueux palais affecté aux réceptions et aux audiences des légats étrangers. Sa construction est financée par les Portugais vaincus à l’issue de la bataille. Les travaux se prolongent jusqu’à la mort du sultan en 1603.

     

    El-Badi, « l’Incomparable » fait partie des 99 noms de Dieu. Le palais fut en effet considéré un temps comme la merveille du monde musulman. Marbres d’Italie, granit d’Irlande, onyx d’Inde, revêtements de feuilles d’or ornaient les murs et les plafonds des 360 pièces. En 1963, le sultan alaouite Moulay Ismaïl démolit El-Badi et récupère les matériaux pour l’édification de sa propre ville impériale à Meknès.

     

    Aujourd’hui, seules subsistent les structures du palais qui se réduit à une immense enceinte de pisé habitée par les cigognes. A l'intérieur, des orangers et des caroubiers entourent les bassins. Seules les dimensions de l'enceinte permettent d'imaginer ce qu'a pu être El-Badi au temps de sa splendeur. La disposition générale du palais et son décor atteste une influence de Grenade, son plan s'inspirant vraisemblablement du palais de l'Alhambra. Les descriptions anciennes nous dépeignent également le faste d'El-Badi qui ne nous est connu qu'à travers le décor des tombeaux saâdiens. 

     

    En 1953, une campagne de fouilles fut entreprise, qui permit de dégager un grand nombre de structures importantes à travers lesquelles on entrevoit quelques détails du plan d'ensemble. 

    Chaque année en juin, le "Festival national du folklore" redonne vie aux lieux le temps de quelques soirées.

     


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