Odeur des pluies de mon enfance, Derniers soleils de la saison ! À sept ans, comme il faisait bon, Après d'ennuyeuses vacances, Se retrouver dans sa maison ! La vieille classe de mon père, Pleine de guêpes écrasées Sentait l'encre, le bois, la craie Et...
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Pour atteindre le ciel A travers ce feuillage Il faut que tous les yeux Se soient réunis là Je dis les yeux d’enfants Pareils à des pervenches Ou à ces billes bleues Qui roulent sur la mer On va dans les allées Comme au milieu d’un rêve Tant la grand-mère...
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L'Etoile a pleuré rose au coeur de tes oreilles, L'infini roulé blanc de ta nuque à tes reins, La mer a perlé rousse à tes mammes vermeilles Et l'Homme saigné noir à ton flanc souverain. Arthur Rimbaud photo eva baila Hammamet mai 2008 ©
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Où je vais, d'où je viens, Pourquoi je suis trempée. Voyons, ça se voit bien. Le seul homme que j'aimais, Il pleut. c'est vous qui l'avez tué, La pluie, c'est de la pluie. matraqué, piétiné... Je vais dessous, et puis, achevé. Et puis c'est tout. J'ai...
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Dans ma cervelle se promène, Ainsi qu'en son appartement, Un beau chat, fort, doux et charmant. Quand il miaule, on l'entend à peine, Tant son timbre est tendre et discret; Mais que sa voix s'apaise ou gronde, Elle est toujours riche et profonde. C'est...
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Sur le chemin près du bois J'ai trouvé tout un trésor : Une coquille de noix Une sauterelle en or Un arc-en-ciel qu'était mort. A personne je n'ai rien dit Dans ma main je les ai pris Il m'a dit sans aboyer Et je l'ai tenue fermée "Cette nuit tu vas rêver."...
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A noir, E Blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes, Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances...
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MEMENTO MEMENTO Quand je mourrai Cuando yo me muera, Enterrez-moi avec ma guitare enterradme con mi guitarra Sous le sable. bajo la arena. Qaund je mourrai Cuando yo me muera, Entre les orangers entre los naranjos y la hierbabuena. Et la menthe. Quand...
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Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir...
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Hommage à Francisco Goya (Tres de Mayo) et Boris Vian (Le Temps de vivre) Il a dévalé la colline Ses pas faisaient rouler des pierres Là-haut entre les quatre murs La sirène chantait sans joie Il respirait l'odeur des arbres Il respirait de tout son corps...
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