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Grenade.

 

 

Mi corazón reposa junto a la fuente fría.  /  Mon coeur est près de la froide source

(Llénala con tus hilos, /                               (Comble-la de tes fils, araignée de l'oubli.)

araña del olvido.) 

El agua de la fuente su canción le decía. / L'eau de la source lui dit sa chanson.

(Llénala con tus hilos, /                               (Remplis-la de ta toile, araignée de l'oubli.)

araña del olvido.) 

Mi corazón despierto sus amores decía. /   Mon coeur éveillé disait ses amours

(Araña del silencio,                                      (Araignée du silence, tais-lui ton mystère.)

téjele tu misterio) 

El agua de la fuente lo escuchaba sombría./L'eau de la source l'écoutait, sombre. 

(Araña del silencio, /                                     (Araignée du silence, garde-lui ton mystère.)

téjele tu misterio.) 

Mi corazón se vuelva sobre la fuente fría. / Mon coeur s'en revient à la source froide.

(Manos blancas, lejanas, /                           (Blanches mains, lointaines, retenez les eaux.)

detener a las aguas.) 

Y el agua se lo lleva cantando de alegría./ Et de l'eau monte un chant de joie.

(¡Manos blancas, lejanas, /                         (Mains blanches lointaines, rien ne reste dans l'eau !)

nada queda en las aguas!) 

Federico Garcia Lorca (Mayo de 1919)      Federico Garcia Lorca (mai 1919)

 

Photo Katia Chausheva 

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H
Dale limosna mujer que no hay en la vida nada como la pena de ser ciego en Granada<br />  
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E
Décidément mon iPad corrige de façon fantaisiste !
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E
Je ressens ce poème comme une lamentation... La douleur d'un amour irrémédiablement perdu. À cause des imparfaits que l'or a emploie et de sa demande de tisser une toile d'araignée qui symbolisel'emprise de l'oubli... L'eau continue à couler, car c'est dans sa nature mais en s'écoulant elle s'en va ailleurs...
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N
J'ai trouvé (sur le net) cette traduction dans un Poésies (Gallimard) mais je ne sais pas l'auteur et tu as raison, elle est très belle. J'avais entre les mains le Lorca de la collection Poètes d'aujourd'hui (Seghers) et ce poème me paraissait juste traduit !<br /> Bien traduire c'est presque faire oeuvre et les bons exemples ne manquent pas. Bonne journée Eva !
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N
Bonjour Eva<br /> La langue de Lorca est belle, musicale, avec un grand pouvoir d'évocation. J'ai en tête ce vers appris il y a fort longtemps "empieza el llanto de la guitarra, se rompen las copas de la madrugada" tout y était suggéré, mélodieux !<br /> Quant à la photo je ne sais pas, faut-il l'interpréter ? 
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