Par eva-maïa

Loin de son île, Ulysse pensait à ses oliviers, à ses vignes, à tout ce qui faisait de son royaume un paradis… Promesses d’avenir, « ses petits », ses préférés étaient jadis, avant son départ, l’objet de tous ses soins.
Ulysse se languissait de ses plantations, songeait aux labours, à la taille, aux récoltes joyeuses. Il s’inquiétait des caprices du ciel, du vent mauvais, de la sécheresse. Il imaginait les ruches au verger d’agrumes, et se souvenait de l’exquise douceur du miel que produisaient ses abeilles. Il songeait avec mélancolie aux trésors de sa terre lointaine, ils étaient sa seule vraie richesse et son bonheur, ils étaient son royaume et son refuge, sa consolation, son apaisement, loin des tracasseries et des conspirations…
Ulysse voulait la paix, la tendresse perlée des olives, la générosité des grappes abondantes du vignoble, le chant lancinant et têtu des abeilles… Au diable la navigation aventureuse, les amours décevantes, les intrigues et les complots sordides !..
L’idéal mille fois imaginé en exil, était de prendre enfin Calypso sous les citronniers… la prendre et la garder dans son paradis parfumé …
eva, ce 8 mai 2014 ©

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