L'Empereur Hadrien (76-138) fut un homme raffiné, attiré par les lettres grecques, l'architecture et les voyages. Dans l'extrait qui suit, sous la plume de Marguerite Yourcenar, il est amusant de constater que l'Empereur porte un regard qui semblerait...
"Lumière ! ma lumière ! lumière emplissant le monde, lumière baiser des yeux, douceur du coeur, lumière ! Ah ! Lumière danse au centre de ma vie ! Bien-aimé, mon amour retentit sous la frappe de la lumière. Les cieux s'ouvrent ; le soleil bondit ; un...
Le mythe fondateur de Carthage attribue le mérite de la création de la ville à une princesse de Tyr : Elissa-Didon qui se donne la mort quand Enée, son amant l’abandonne. Princesse de Tyr, sœur de Pygmalion, roi de Tyr, Elissa quitte la Phénicie après...
C’est un jardin de curé, un jardin de presbytère, où sont mêlées les couleurs, les senteurs et les saveurs. Et les mains caressent les myrtes, le romarin, le persil et le thym, la menthe, les douces corolles, les grappes de glycine, les tiges poivrées...
"... des garçons-planeurs armés d'arcs et de fusils-laser, des garçons-patins à roulette - cache-sexe bleus et casques d'acier - des garçons-sarbacanes nus leurs longs cheveux flottant sur leurs dos un kriss fixé sur la cuisse, des garçons-frondes, des...
Villeréal est une bastide médiévale datant du XIIIe siècle. La halle centrale est du XIVe sur piliers de bois avec un étage en torchis (c'est un monument historique classé). L'église fortifiée date du XIIe siècle, elle aussi monument historique classé....
"La seconde porte est celle des greniers. Monceaux de grains je vous louerai. Céréales ; blés roux, richesse dans l'attente ; inestimable provision. Que notre pain s'épuise ! Greniers, j'ai votre clef. Monceaux de grains, vous êtes là. Serez-vous tous...
« Sa mère lui choisit une chambre, au 4ème sur l’Eau de Robec, chez un teinturier de sa connaissance… Dans les beaux soirs d’été, à l’heure où les rues sont vides, quand les servantes jouent au volant sur le seuil des portes, il ouvrait sa fenêtre et...
Mon amour pour avoir figuré mes désirs Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre Tes baisers dans la nuit vivante Et le sillage de tes bras autour de moi Comme une flamme en signe de conquête Mes rêves sont au monde Clairs et perpétuels. Et quand...
"Comme le temps était fort beau, les gens de la ferme avaient dîné plus vite que de coutume et s'en étaient allés dans les champs. Rose, la servante, demeura toute seule au milieu de la vaste cuisine où un reste de feu s'éteignait dans l'âtre sous la...
"Le vrai poète, même dans un courant progressiste, doit manifester ses désaccords. S'il ne s'exprime pas pleinement il étouffe. Telle est sa fonction. Il fait sa révolution à l'intérieur de la révolution politique ; il est au sein de la perturbation,...
"Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante...
Albrecht Altdorfer (1530) En dehors de toute interprétation théologique, je n’ai jamais voulu voir qu’un symbole d’union et de fraternité dans le récit du voyage des Mages. Du plus loin qu’il me souvienne, ce périple de trois hommes (importants ou non)...
La petite rade est faite au tour. Elle est modelée comme une double coupe par le maître ouvrier qui boit la mer dans son verre. Des îles ciselées en marbre rose ou en pierre bleue, selon les heures, sont posées sur l'eau, comme une table des aiguières....
Vous voudriez au ciel bleu croire Je le connais ce sentiment J'y crois aussi moi par moments Comme l'alouette au miroir J'y crois parfois je vous l'avoue A n'en pas croire mes oreilles Ah je suis bien votre pareil Ah je suis bien pareil à vous A vous...
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D’une femme inconnue ,et que j’aime, et qui m’aime, Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. Car elle me comprend, et mon cœur, transparent Pour...
L'avenue historique de la Rambla qui conduit à la mer est animée à toute heure du jour et de la nuit. Le nom de cette longue avenue appelée en catalan "Les Ramblas" vient du mot arabe ramlas qui désigne un torrent cessant de couler en saison sèche. En...
- Qu'est-ce qu'il y a ici ? dit Alise pensive. - Oh ! dit Nicolas. C'est cette maladie, ça nous bouleverse tous, ça s'arrangera et je rajeunirai. Chloé était allongée sur son lit, vêtue d'un pyjama de soie mauve et d'une longue robe de chambre de satin...
"Y a-t-il rien de plus beau qu'un livre ? ou rien de plus précieux, de plus propre à l'homme qu'un livre, quel qu'il soit ? On pourrait définir l'homme, l'être vivant qui lit et fait des livres. C'est le définir en fonction de la pensée, qui lui importe,...
Durant l'hiver 1838-1839, Chopin séjourna quatre mois dans le monastère du XIVe S. avec Georges Sand. Ils étaient venus échapper à la curiosité de la société parisienne et soigner la tuberculose du compositeur. Mais le temps fut si mauvais pendant son...
"Je ne suis qu'apparemment ici. Loin de ces jours que je vous ai donnés Est projetée ma vie. Malhabile conquérant par mes cris gouvernés, Où vous m'apercevez, je ne suis qu'un étranger ! Gestes d'amour partout éparpillés, Je me fraye une voie isolée,...
Le sultan Schahriar, fâché par l'infidélité de son épouse, la fit mettre à mort, et décida d'assassiner chaque matin la femme séduite la veille. Shéhérazade, la fille du grand vizir, désignée comme prochaine épouse, se mit à raconter chaque nuit au Sultan...
Et dites-moi, peuple d'Orphalese, qu'avez vous dans ces maisons ? Que gardez-vous derrière ces portes verrouillées ? Avez-vous la paix, la force tranquille qui révèle votre puissance ? Avez-vous des souvenirs, ces voûtes scintillantes qui enjambent les...
"Le désert n'est jamais plus beau que dans le clair-obscur de l'aube ou du crépuscule. La notion de distance disparaît : une ride toute proche du sable peut être une chaîne de montagnes éloignée, chaque petit détail prend l'importance d'une variation...
"Une brise légère et continue, venant du large, effleurait et ridait la surface de l'eau. La voile fut hissée, s'arrondit un peu, et la barque s'en alla paisiblement, à peine bercée par la mer. On s'éloigna d'abord. Vers l'horizon, le ciel se baissant...