Dans ma maison tu viendras Je pense à autre chose mais je ne pense qu'à ça Et quand tu seras entrée dans ma maison Tu enlèveras tous tes vêtements Et tu resteras immobile nue debout avec ta bouche rouge Comme les piments rouges pendus sur le mur blanc...
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Il y a de grandes flaques de sang sur le monde où s'en va-t-il tout ce sang répandu est-ce la terre qui le boit et qui se saoule drôle de soulographie alors si sage... si monotone... Non la terre ne se saoule pas la terre ne tourne pas de travers elle...
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Au lac de tes yeux très profond Mon pauvre coeur se noie et fond Là le défond Dans l'eau d'amour et de folie Souvenir et Mélancolie Guillaume Apollinaire (Poèmes à Lou)
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Le soir verse les demi-teintes Et favorise les hymens Des véroniques, des jacynthes, Des iris et des cyclamens. Charmant mes gravités meurtries De tes baisers légers et froids, Tu mêles à mes rêveries L'effleurement blanc de tes doigts. (Renée Vivien...
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Loin de moi et semblable aux étoiles et à tous les accessoires de la mythologie poétique, Loin de moi et cependant présente à ton insu, Loin de moi et plus silencieuse encore parce que je t'imagine sans cesse, Loin de moi, mon joli mirage et mon rêve...
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Alicante Une orange sur la table Ta robe sur le tapis Et toi dans mon lit Doux présent du présent Fraîcheur de la nuit Chaleur de ma vie. (Jacques Prévert) photos eva ©
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"Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l'aima ? Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt...
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Que voulez-vous la porte était gardée Que voulez-vous nous étions enfermés Que voulez-vous la rue était barrée Que voulez-vous la ville était matée Que voulez-vous elle était affamée Que voulez-vous nous étions désarmés Que voulez-vous la nuit était tombée...
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Je t’attendrai Hélène A travers les prairies A travers les matins de gel et de lumière Sous la peau des vergers Dans la cage de pierre Où ton épaule fait son nid Tu es de tous les jours L’inquiète la dormante. Sur mes yeux Tes deux mains sont des barques...
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