Je ne sais pas à quelle occasion, ni pourquoi, avec quelle arrière-pensée, dans quel rêve ou quel cauchemar Garcia Lorca a pu écrire ce texte. Tous les poèmes de Federico sont des pierres précieuses dans le ventre de la terre, dont l’éclat mystérieux...
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"Douce maîtresse, touche, Pour soulager mon mal, Ma bouche de ta bouche Plus rouge que coral ; Que mon col soit pressé De ton bras enlacé. Puis, face dessus face, Regarde-moi les yeux, Afin que ton trait passe En mon coeur soucieux, Coeur qui ne vit sinon...
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Dieu fait des questions pour que l'enfant réponde. "Les deux bêtes les plus gracieuses du monde, Le chat et la souris, se haïssent. Pourquoi ? Explique-moi cela, Jeanne." Non sans effroi Devant l'énormité de l'ombre et du mystère, Jeanne se mit à rire....
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"J'entends mon bien-aimé ! Voici qu'il vient, bondissant sur les montagnes, sautant sur les collines. Mon bien-aimé est semblable à la gazelle, ou au faon des biches. Le voici qui s'arrête, derrière notre mur, il regarde par la fenêtre, il épie par le...
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Quand la pensée de toi qui m'accompagne dans cette obscurité, où parfois loin des horreurs je me réfugie loin des jours, me fige par douceur comme statue. Puis je me lève, et reprends mon chemin. Tout s'est éloigné de moi, jeunesse, gloire ; et prendre...
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La rue assourdissante autour de moi hurlait. Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une femme passa, d’une main fastueuse Soulevant, balançant le feston et l’ourlet ; Agile et noble, avec sa jambe de statue. Moi, je buvais crispé comme un...
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Lumière qui va toujours devant, je te prendrai par la main, ce sera soudain plus simple, les choses et les gens, les mots qui durcissaient sous la langue, tout sera transparent pour nous, lumière qui n'a pas de lieu, voilà que tu t'arrêtes et que mon...
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Nous mettons nos pas nus dans l'eau du rêve, Elle est tiède, on ne sait si c'est le réveil Ou si la foudre lente et calme du sommeil Trace déjà ses signes dans des branches. Yves Bonnefoy (Dans le leurre des mots)
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Longtemps nous avons vécu, dans la joie, les caresses mutuelles ; Ah ! quel plaisir - c'est l'heure de nous quitter - Adieu mon Invention ! Non, je ne veux rien précipiter, Nous avons depuis si longtemps vécu, dormi en osmose ensemble, fusionné nos deux...
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Mes lèvres ne peuvent plus s'ouvrir que pour dire ton nom baiser ta bouche te devenir en te cherchant. Tu es au bout de chacun de mes mots tu les emplis, les brûles, les vides. Te voici en eux tu es ma salive et ma bouche et mon silence même est crispé...
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