Dans ses mémoires, Man Ray raconte qu'Alice Prin, dite "Kiki de Montparnasse", refusait de poser pour lui, parce que disait-elle "Un photographe n'enregistrait que la réalité". Relatant sa réponse à Kiki, Man Ray poursuit : "Pas moi... je photographiais...
"Cette question du mariage gay m'intéresse en raison de la réponse qu'y apporte la hiérarchie ecclésiale. Depuis le 1er siècle après Jésus-Christ, le modèle familial, c'est celui de l'Eglise, c'est la Sainte Famille. Mais, examinons la Sainte Famille....
Toutes les roses de Tozeur Sont dans mon coeur, sont dans mon coeur, Toutes les roses de Tozeur, données à toutes les belles qui passent, Par vous, par eux, les bergers, les jardiniers, ceux qui grimpent dans les palmiers, Ceux qui grimpent dans les ghorfa,...
"Du ciel à la mer, ce n'était qu'une infinie variétés de bleus. Pour le touriste, celui qui vient du Nord, de l'Est ou de l'Ouest, le bleu est toujours bleu. Ce n'est qu'après, pour peu qu'on prenne la peine de regarder le ciel, la mer, de caresser des...
Meret Oppenheim, née en 1913 à Berlin, passe la Première Guerre mondiale en Suisse. En 1932 elle se rend à Paris où elle fait la connaissance des surréalistes qui l'acceptent dans leur cercle. Elle est surtout liée à Max Ernst et Giacometti. Dès 1933...
huile sur toile (1894) 115x132.5 Musée Toulouse-Lautrec (Albi, Tarn) Les plaintes d'un Icare. Les amants des prostituées Sont heureux, dispos et repus ; Quant à moi, mes bras sont rompus Pour avoir étreint des nuées. C'est grâce aux astres nonpareils,...
"Sa demeure est dans la Beauté - mortelle condition ; Et dans la Joie, dont la main esquisse à ses lèvres Un éternel adieu ; et dans le douloureux Plaisir, Qui se change en poison tandis que la bouche, abeille, L'aspire : oui, au temple même de la Félicité,...
Jacques Majorelle, kasbah de l'Atlas (gouache sur papier 89 x 108 cm) C'est avec ravissement que je refais mon voyage au Maroc par les yeux et les pinceaux de Jacques Majorelle. Je retrouve avec lui les couleurs qui m'ont tant séduite : l'ocre du pisé...
"Depuis huit jours je rame. Le yatch demeure immobile au milieu de la rade minuscule et tranquille ; et moi je vais rôder dans mon canot, le long des côtes, dans les grottes où grogne la mer au fond des trous invisibles, et autour des îlots découpés et...
"Dans les rues de la ville il y a mon amour .... Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A mon insu ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse. Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu...
Sur l’Ile de Minos, l’homme apprivoisa le Taureau pour que la Terre cessât de trembler, il jouait avec lui avec bravoure et respect pour signer le pacte mystérieux avec les forces telluriques. Il dansait avec lui sur le fil du Merveilleux comme un funambule,...
Il y a au creux de mon coeur deux grands escaliers de cristal Par l'un s'en monte ma douleur par l'autre descend mon bonheur Je rêve que je rêve dans un berceau et que tout près de moi tu chantes Je rêve que tu me donnes un baiser. Je rêve que je rêve...
L'Alhambra de Grenade. Tu n’écris pas pour moi, je le sais… Je ne suis que le fronton sur lequel rebondissent les balles scintillantes de tes mots. Ces mots qui ne me sont pas destinés, mais que j’accueille tout soudain, avec émotion et joie intense....
Loin de son île, Ulysse pensait à ses oliviers, à ses vignes, à tout ce qui faisait de son royaume un paradis… Promesses d’avenir, « ses petits », ses préférés étaient jadis, avant son départ, l’objet de tous ses soins. Ulysse se languissait de ses plantations,...
Les mots Lazuli Quand je n'aurai plus de mots, quand je les aurai tous épuisés, quand ils seront usés, qu'ils n'auront plus de couleur, plus de parfum, plus de saveur, dis-moi que tu trouveras d'autres mots pour moi seule, toi, dis-le moi que tu les réinventeras......
"Mais sur le sable auprès de moi ton corps désaltéré de jour ta peau crissante comme soie luit doucement parmi l'obscur Un peu de soleil prisonnier s'évapore en secret de toi et quand je caresse tes seins tout ce qui reste du soleil glisse doucement dans...
Sable blanc, sable rose, Sable qui coule entre les doigts, et dont ne reste que le souvenir, Sable dur comme roche, et doux comme cendres, Sable dur comme regret, sable dur comme chagrin, Sable doux comme la tendresse, doux comme les caresses, Sable mort,...
Tu marchais lentement dans la rue devant moi, et je t’ai dépassé … Sans te regarder, sans me retourner… Il faisait beau et je sentais dans mon cou, le soleil comme un baiser, entre mes cheveux et le décolleté en V de ma robe rouge, Je sentais le soleil...
Je marchais sur la route, et je t’ai vu au loin, Tu m’as fait signe, et j’ai couru à ta rencontre... C’était une belle route droite et lisse, et le soleil caressait le vert, Et le soleil caressait les herbes, et ma peau, et ma joie. Et les cyprès caressaient...
C’est une clandestine, sans voix, Une ombre, un contour imprécis et furtif, Sans mémoire sauf celle du regard, Sans visage sauf le tien sur le fond de sa rétine, Sans parole sauf celle du Poète, Sans musique sauf celle de ta voix inventée, Mille fois...
Oui, ton visage, mon amour, est le visage exact de l'humain : Celui qu'en esprit j'attendais depuis longtemps, Voyant bien le faux, cherchant le vrai, Te rencontrant comme un voyageur son répit Soudain, après tant de fausses routes et de vallées De rocaille....
Lorsque Saint Germain n'était pas encore Ez-Zhara, ville côtière de la banlieue de Tunis, Paul Klee, August Macke et Louis Moilliet, partirent ensemble en avril 1914. Ce voyage maintes fois décrit est présenté toujours comme un moment historique. La photographie...
Au fond des soirs immenses Je restais souvent en pleurs flirter avec les lueurs en symbiose d'odeur des roses parfumées du désert et des bougainvilliers violets d'Arta. D'où viens-tu ma terre ? Où vas-tu si fragile avec les voiles épaisses dans les fonds...
Tournent les pommes de Cézanne, sur la nappe chiffonnée, dans la lumière impressionniste. Brillent les oranges de Cézanne, dans la coupe de faïence, comme soleils joyeux, près du pichet d’eau glacée. Dans le désordre coloré, t a main tendue prendra l’orange,...
Tu étais vif-argent, allégresse, exubérance, Mon amour, mon ami, ma préférence, Tu étais le plaisir de mes yeux, la légèreté de mon âme, La douceur dans mes mains, La grâce du mouvement, la fabuleuse errance, La mouvance du silence, la perfection de l’immobile,...