« Mon amour, aujourd’hui j’ai pensé à toi. Bien que tu ne le mérites pas, je dois reconnaître que je t’aime. Comment oublier ce jour où je t’ai demandé pour la première fois un avis sur mes tableaux ? Moi, encore jeune folle, toi, grand seigneur au regard...
Il n’y a plus de mots . Il ne reste que le regard insolite que tu poses sur chaque chose Sur le sable, sur la fleur, sur le rose du crépuscule A la marge, au bord du Rien. Quand je doute de tout, de toi, de moi, de la Lumière et de l’obscur de la fluidité...
La terre est maintenant notre patrie. Nous avançons entre l'herbe et les eaux de ce lavoir où nos baisers scintillent à cet espace où foudroiera la faux "Où sommes-nous ?" Perdus dans le coeur de la paix Ici, plus rien ne parle que sous notre peau, sous...
"Un arbre a besoin de deux choses : de substance sous terre, et de beauté extérieure. Ce sont des créatures concrètes mais poussées par une force d'élégance. La beauté qui leur est nécessaire c'est du vent, de la lumière, des grillons, des fourmis et...
Dessin et poème Francesco Pagni © Carnet n°3 Avril 2019 "Ho scritto / Un giardino / D'aria Da regalare / Al mare Navigherà / Sull'onda Leggero / Senza tempo / Fra pesci / E coralli Raggiungerà / La notte La Rosa dei venti / E l'orsa minore" J'ai écrit...
"Feu des étoiles et des orangers. Palpitation des rossignols, battements des rayons de l'étoile. L'oranger écrase tout de son odeur. Le pamplemousse en fleur garde une douceur, une arrière-pensée qui manque à l'oranger. Crépitements d'oiseaux avant l'aurore,...
Dans les caveaux d'insondable tristesse Où le destin m'a déjà relégué ; Où jamais n'entre un rayon rose et gai ; Où seul avec la nuit, maussade hôtesse, Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres Où, cuisinier...
"Les religions ont toujours joué un rôle néfaste. Il faut s'y opposer avec la dernière énergie. On les voit maintenant à l'oeuvre. On les voit en Israël, en Palestine, on les voit partout. Ces trois religions monothéistes font le malheur de l'humanité....
Les amers petits fruits elliptiques se balancent nonchalamment dans l’air serein de la campagne romaine. Encore immatures, les olives de la villa Hadriana profitent des derniers jours d’octobre, et se gorgent de rayons bienfaisants. Avec indolence, dans...
(dessin d'Albrecht Dürer) ...Pour tout vous dire, je suis intriguée par l’attirance que les lucanes exercent sur votre esprit… Votre plaisir à rechercher leurs restes fossilisés est pour le moins étrange, vous les recueillez, comme des bijoux de la nature...
Je suis le Cerf-volant échevelé, épris de liberté, courtisé par le Vent… Je suis le Cerf-volant écervelé, qui vagabonde joyeusement, sans but, sans autre raison que le plaisir de celui qui tient, en bas, mon fil fragile... Je suis dans le ciel bleu, pour...
"Jeunesse, divin trésor, Tu t'éloignes pour ne plus revenir, Quand je veux pleurer, je ne pleure pas, Et quelquefois, je pleure sans le vouloir. En vain j'ai cherché la Princesse qui était triste d'attendre, La vie est dure, amère et pesante, A présent,...
C'est pour le Mexique que Lorca voulait partir, en compagnie de Juan Ramirez de Lucas (écrivain et critique d'art décédé en 2010). Ce dernier avait 19 ans, et étudiait à Madrid à l'époque où il rencontre Lorca, âgé de 38 ans. Ils avaient convenu de quitter...
Mon pays aimé, mon pays-amant, parle-moi, console-moi, cajole-moi... Réchauffe-moi, emmène-moi, retiens-moi... Dis-moi les mots qui bercent et les soleils qui caressent, qui brûlent, qui font mûrir les fruits délicieux. Suscite la joie jaillissante comme...
"L'idée de constuire cette gentille tour à huit étages de colonnes de marbre, penchée comme si elle allait toujours tomber, de prouver à la postérité stupéfaite que le centre de gravité n'est qu'un préjugé inutile d'ingénieur et que les monuments peuvent...
Au commencement les animaux furent imparfaits longs de queue, et tristes de tête. Peu à peu ils évoluèrent, se firent paysage s'attribuèrent mille choses, grains de beauté, grâce, vol... Le chat, seul le chat quand il apparut, était complet, orgueilleux,...
Une sphère imparfaite à main levée… un petit ballon gonflé à l’hélium… dont les vibrations et les transparences propulsent Bleu sur Blanc, à l’infini, dans l’Infini… Et dans l’immense salle d’expo, un Soulages architectural et massif lui répond sur le...
Sable blanc, sable rose, Sable qui coule entre les doigts, et dont ne reste que le souvenir, Sable dur comme roche, et doux comme cendres, Sable dur comme regret, sable dur comme chagrin, Sable doux comme la tendresse, doux comme les caresses, Sable mort,...
Je marchais sur la route, et je t’ai vu au loin, Tu m’as fait signe, et j’ai couru à ta rencontre... C’était une belle route droite et lisse, et le soleil caressait le vert, Et le soleil caressait les herbes, et ma peau, et ma joie. Et les cyprès caressaient...
Les mots Lazuli Quand je n'aurai plus de mots, quand je les aurai tous épuisés, quand ils seront usés, qu'ils n'auront plus de couleur, plus de parfum, plus de saveur, dis-moi que tu trouveras d'autres mots pour moi seule, toi, dis-le moi que tu les réinventeras......
L'Alhambra de Grenade. Tu n’écris pas pour moi, je le sais… Je ne suis que le fronton sur lequel rebondissent les balles scintillantes de tes mots. Ces mots qui ne me sont pas destinés, mais que j’accueille tout soudain, avec émotion et joie intense....
"Et des anges noirs volaient dans l'air du jour qui décline. Des anges aux longues tresses et dont le coeur est fait d'huile..." Federico Garcia Lorca (Complaintes gitanes) Délivre-moi, délivre-moi des anges noirs, Volant dans ma nuit, me frôlant de leurs...
"Cette nuit fut une dure nuit pour Ulysse. Le sillage des renards, le glissement des blaireaux, et, de temps en temps, le coup de gueule d'un loup tissèrent le silence. Une petite brise fraîche coula. Elle était faite d'agiles nymphettes, les bras chargés...
Tu étais vif-argent, allégresse, exubérance, Mon amour, mon ami, ma préférence, Tu étais le plaisir de mes yeux, la légèreté de mon âme, La douceur dans mes mains, La grâce du mouvement, la fabuleuse errance, La mouvance du silence, la perfection de l’immobile,...
Sur le largo Aretusa, en face du Porto Grande, les eaux de cette fontaine (la source aux papyrus) jaillissent depuis l'Antiquité. D'après une légende rendue célèbre par Pindare et Virgile, la nymphe Aréthuse (Aretusa) fut transformée en fontaine par Artémis......