Zeus envoie Hermès donner l'ordre à Calypso de renvoyer Ulysse vers Ithaque... "Et quand il fut arrivé à l'île lointaine, Hermès passa de la mer bleue sur la terre, jusqu'à la vaste grotte que la Nymphe aux beaux cheveux habitait, et où il la trouva....
Pays de falaises blanches, o ù Bleu règne sur le blanc, Où Blanc trace l’horizon, o ù Vent sculpte la roche tendre.. Toi mon pays de falaises blanches, o ù l’oiseau de mer porte sur son aile, Le rêve… Où Liberté appelle d’aussi loin le rêve, o ù le rêve...
"Un homme n'aurait à passer qu'un jour en Sicile et demanderait : "Que faut-il y voir ?" Je lui répondrais sans hésiter : "Taormine". Ce n'est rien qu'un paysage, mais un paysage où l'on trouve tout ce qui semble fait sur la terre pour séduire les yeux,...
C'est la vie au ralenti, c'est le coeur à rebours, c'est une espérance et demie : trop et trop peu à son tour. C'est le train qui s'arrête en plein chemin sans nulle station et on entend le grillon et on contemple en vain penché à la portière, d'un vent...
L'Alhambra de Grenade. Tu n’écris pas pour moi, je le sais… Je ne suis que le fronton sur lequel rebondissent les balles scintillantes de tes mots. Ces mots qui ne me sont pas destinés, mais que j’accueille tout soudain, avec émotion et joie intense....
" Quelle bonne odeur c'était, des dates de Tunis et des bonbons ! Il y avait des noix et des biscuits de ma Grand-mère, des figues séchées et des nougats... et sur le buffet, un joli panier, cela ressemblait à une peinture du Caravage, avec des poires...
"Depuis huit jours je rame. Le yatch demeure immobile au milieu de la rade minuscule et tranquille ; et moi je vais rôder dans mon canot, le long des côtes, dans les grottes où grogne la mer au fond des trous invisibles, et autour des îlots découpés et...
Sable blanc, sable rose, Sable qui coule entre les doigts, et dont ne reste que le souvenir, Sable dur comme roche, et doux comme cendres, Sable dur comme regret, sable dur comme chagrin, Sable doux comme la tendresse, doux comme les caresses, Sable mort,...
Douce fleur de tilleul, Douce à l’œil, douce à la main, douce au souvenir, Mélangée à l’anis étoilée, douce infusion d’autrefois, A la veillée, Doux souvenirs d’accent roulant sous la lampe, Accent occitan des contes de marche-la-nuit, Douceur des photos...
Je suis le Cerf-volant échevelé, épris de liberté, courtisé par le Vent… Je suis le Cerf-volant écervelé, qui vagabonde joyeusement, sans but, sans autre raison que le plaisir de celui qui tient, en bas, mon fil fragile... Je suis dans le ciel bleu, pour...
" Par toi je vais de la lumière à la lumière De la chaleur à la chaleur C'est par toi que je parle et tu restes au centre Comme un soleil consentant au bonheur." Paul Eluard Illustration : Joan Mirò : Baigneuse (1924) Dans Baigneuse , Miró peint le bleu...
"Je serre ses mains, je la presse contre ma poitrine. J'essaie d'emplir mes bras de sa beauté, de piller avec mes baisers son sourire, de boire avec mes yeux ses regards. [...] Comment le corps pourrait toucher la fleur que seule l'âme peut toucher ?"...
Je garde dans la solitude Comme un pressentiment de toi. Tu viens ! Et le ciel se déploie, La forêt, l'océan reculent. * Tous deux le soleil nous désigne Par-dessus la ville et les toits Les fenêtres renvoient ses lignes Les fleurs éclatent comme des...
" De nuits en nuits le vent sèche mes larmes. Quand je m'éveille, par quel heureux hasard et bien avant le jour, debout sur les toits, sur l'admirable géométrie de la cour, je ne sais pas si ma douleur n'est pas le plus délirant cri de victoire inventé...
. "Aller lentement, sans contrainte horaire, au gré de la foule, de son inspiration versatile : explorateur d'un monde fluctuant et mobile : adapté au rythme ambiant : nomadisme harmonieux et fécond : aiguille minuscule dans une meule de foin : égaré...
Tu marchais lentement dans la rue devant moi, et je t’ai dépassé … Sans te regarder, sans me retourner… Il faisait beau et je sentais dans mon cou, le soleil comme un baiser, entre mes cheveux et le décolleté en V de ma robe rouge, Je sentais le soleil...
Les mots Lazuli Quand je n'aurai plus de mots, quand je les aurai tous épuisés, quand ils seront usés, qu'ils n'auront plus de couleur, plus de parfum, plus de saveur, dis-moi que tu trouveras d'autres mots pour moi seule, toi, dis-le moi que tu les réinventeras......
"Feu des étoiles et des orangers. Palpitation des rossignols, battements des rayons de l'étoile. L'oranger écrase tout de son odeur. Le pamplemousse en fleur garde une douceur, une arrière-pensée qui manque à l'oranger. Crépitements d'oiseaux avant l'aurore,...
Paco Ibañez chante un poème de Pablo Neruda, sur des photographies de Katia Chausheva © "Ciel d'un navire. Champ des collines. Ton souvenir est de lumière, de fumée, d'étang calme ! Au delà de tes yeux, les crépuscules ont brûlé. Feuilles sèches de l'automne...
"Et j’ai réalisé avec effarement que, gardien de la porte du Dieu, tu te tiens devant moi, depuis le début, derrière la porte de la mort. A l’inverse de tous les autres pères qui sont – pour leur enfant – un rempart contre la mort, tu as toujours été...
Blanc conquérant des myrtes dressés, Blanc du patio des Arrayanes, Alhambra blanc, Alhambra vert, Blanc impur du Lys butiné, Blanc d’Ulysse, aux sirènes, offert... Blanc du jasmin d’été au parfum si léger, Blanc latent de Rimbaud « aux frissons d’ombelles...
Les affinités électives. Nul ne peut empêcher la force mystérieuse des affinités électives. Chacun d’entre nous est un kaléidoscope. Lorsque que le hasard met en présence deux personnes dont les couleurs peuvent se superposer exactement – même un court...
"Je voudrais ne jamais être venu en ce monde Et n'avoir jamais nagé parmi les étoiles. Je voudrais que l'aube n'ait jamais embrassé mes rêves Et que la lumière n'ait jamais caressé mes yeux Je voudrais n'avoir jamais cessé d'être ce que j'étais, Une lumière...
Tu étais vif-argent, allégresse, exubérance, Mon amour, mon ami, ma préférence, Tu étais le plaisir de mes yeux, la légèreté de mon âme, La douceur dans mes mains, La grâce du mouvement, la fabuleuse errance, La mouvance du silence, la perfection de l’immobile,...
J’aime photographier les maisons, moi qui n’en possède pas… Et photographier les fenêtres, parce qu’elles ouvrent sur l’extérieur bien sûr, et qu’elles laissent entrevoir un peu de l’intimité cachée au passant… Etre la passante qui vole un peu, non par...