Je dédie ce billet à Dominique Baumont qui nous a quittés il y a presque un an. Je veux me souvenir de son engagement humanitaire, de sa foi en Dieu et en l’homme, de la conviction qu’il mettait en toutes choses… jusqu’au bout de ses forces. L’odeur et...
"J'ai marqué peu à peu l'atlas blanc de ton corps avec des croix de flamme. Ma bouche : une araignée qui traversait, furtive. En toi, derrière toi, craintive et assoiffée." Pablo Neruda (Poème XIII) Photo Tina Kazakhishvili. Pablo, Pablo, j’ai besoin...
Dans son habit de lumière, "Il" l'a mené au centre de l'arène... Scintillant et sauvage, "Il" a conduit le toro puissant et noir dans l'arène de l'amour... La bête a foncé tête baissée sur ses pas, sur ses pas chaussés des ballerines de la séduction....
Lettres de l'asile : "... L'imagination, le sentiment, le nouveau, l'imprévu qui sort d'un esprit développé étant chose fermée pour eux, têtes bouchées, cerveaux obtus, éternellement fermés à la lumière, il leur faut quelqu'un pour la leur fournir. Ils...
"Femme assise devant une table cassée La mort dans le ventre. Rien dans l'armoire. Fatiguée de tout même de ses souvenirs Elle attend fenêtre ouverte La lumière aux mille visages Qu'est la folie." Joyce Mansour (Cris) André Breton l'appelait "le poète-femme"...
Zeca Afonso photographié par Eduardo Gageiro au "Coliseu dos Recreios" le 29 mars 1974 Le 29 mars 1974, moins d'un mois avant la chute de la dictature portugaise, au Coliseu dos Recreios, apothéose au son de "Grândola Vila Morena", un épisode qui a peut-être...
«Grândola, Vila Morena», chanson composée et chantée par Zeca Afonso est un poème écrit en 1964 en l'honneur des habitants de cette terre d'Alentejo. Les paroles couvrent des thèmes de liberté, d'égalité et de fraternité entre les gens, même si des temps...
Hermès, dieu des voyageurs, du commerce et des voleurs… Je te dois le goût du rêve… Moi qui ne pense qu’à partir et repartir, je te dois le goût de l’ailleurs, toujours renouvelé, La quête insatiable des Merveilles, moi qui ne suis qu’une voyeuse et pilleuse...
"La demoiselle à l'éventail va sur le pont de la rivière fraîche. Les cavaliers regardent le pont sans balustrade. La demoiselle à l’éventail et froufrous cherche mari Les cavaliers sont mariés, avec de grandes blondes à la peau blanche. Les grillons...
Fais-moi oublier le temps, fais-moi perdre pied avec la réalité, Transforme-moi en oiseau, en poisson, deviens chaman pour moi... Transforme-moi en rivière, en source vive, en montagne, en insecte, en courant d'air... En couleurs, en cris d'oiseaux, en...
J’ai la tête bruissante des voix qui se sont tues, Des voix chéries reconnues, et de celle jamais entendue, J’ai la tête bruissante des voix qui se sont tues… J’ai les tempes battantes de tous les souvenirs perdus, Souvenirs évanouis, passés comme photos...
Où sont les Morts, les pauvres Morts abandonnés des vivants ? Ceux que personne ne vient plus fleurir, ceux qui sont oubliés depuis longtemps ? Ceux à qui l’on ne parle plus, ceux qui n’ont rien écrit, rien bâti, rien chanté ? Ceux qui errent dans les...
Le toc-et-tac et toc-et-tac et tac-et-toc cadencé de cette merveilleuse machine a rythmé d’une façon enchantée certains après-midi de mon enfance…J’étais littéralement hypnotisée par ce va et vient du pied agile de ma grand-mère, son assurance tranquille...
Tout le monde bien sûr, connaît "le Petit Prince"... Je l'ai entendu pour la première fois à l'âge de quatre ou cinq ans. Les soirs de solitude dans la cuisine, j'écoutais la TSF (un poste perché sur une petite console en bois accrochée au mur, assez...
C’est une lampe « veilleuse », une lampe de rêveuse, Pour une toute petite fille qui avait peur du noir. Une lampe pour attendre Ulysse, Une lampe pour entendre la mer, l’amor, l’amour, l’amer… Comme les voiliers qui dansent sur le vert ourlé d’écume,...
"Et il est bizarre de songer que ce sol calciné depuis deux ans par un soleil implacable, noyé depuis un mois sous des pluies de déluge, sera vers mars et avril, une prairie illimitée, avec des herbes montant aux épaules d'un homme, et d'innombrables...
"Comment s'était formée cette rue flottante ? Quels marins, avec l'aide de quels architectes, l'avaient construite dans le haut Atlantique à la surface de la mer, au-dessus d'un gouffre de six mille mètres ? Cette longue rue aux maisons de briques rouges...
ETRETAT C’est un village de 1 300 habitants, sur la côte normande, réputé pour ses falaises. On gare son auto comme on peut, n’importe où. On longe un instant la plage et on grimpe en courant les escaliers qui mènent au chemin pentu de la falaise. On...
Je suis bien triste de n’avoir pas pu vous rencontrer… Comment vous reconnaîtrai-je dans une autre vie ? Devrai-je alors compter sur l’intervention des fées ? Sauront-elles bien suivre le fil ténu et joyeusement bondissant de votre écriture singulière...
Ansicht v.Kairuan 1914 Lumière divine brille sur Kairouan et Saint Germain, Du bout des yeux, du bout du cœur, Du bout de mes pinceaux de martre, Klee a guidé ma main, Paul a séché mes pleurs… Lumière divine rayonne à Tunis, au-dessus de la mer, Pour...
Pour une fois, Circé la magicienne n’avait pas usé de son pouvoir… Elle avait épargné Ulysse, et sans avoir recours au filtre d’amour, l’enchantement était venu spontanément : la douceur de Circé, ses mots, sa voix, son regard, son sourire… Ulysse n’avait...
Quand Ulysse fut enfin de retour sur Ithaque, seul son vieux chien le reconnut… Les doigts de la Reine s’étaient usés à faire et défaire l’ouvrage imposé afin de reculer l’échéance du choix d’un successeur au Roi… La tapisserie, mille fois recommencée...
Jour après jour, le morne hiver... et puis quelques sourires à Rouen que j'aime... Uploaded by eva baila on 2026-02-20.
Illustrations de Kacper H. Kiec
Je ne dirai rien des maisons blanches de Sidi Bou Saïd, de leurs fenêtres ornées de grilles aux volutes bleues, souvenir lointain de l’Andalousie perdue, Je ne dirai rien de la Méditerranée éblouissante, verte et bleue, mariée au ciel radieux d’Hammamet,...