"Souvenirs de bois vert, brouillard où je m'enfonce, J'ai refermé les yeux sur moi, je suis à toi, Toute ma vie t'écoute et je ne peux détruire Les terribles loisirs que ton amour me crée." Paul Eluard (Capitale de la douleur 1926)
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J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime, Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé. C'est un univers morne à l'horizon plombé, Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème; Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois, Et les six autres...
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"Les plus grandes joies de mes sens ç'ont été des soifs étanchées. Non ! tout ce que le ciel a d'étoiles, tout ce qu'il y a de perles dans la mer, de plumes blanches au bord des golfes, je ne les ai pas encore toutes comptées. Ni tous les murmures des...
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" à n'avoir que toi d'horizon, et ne connaître de saison que par la douleur du partir... Toutes les misères du monde, c'est par mon amour que j'y crois, en elles je porte ma croix..." Tu me manques...
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Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Tu réclamais le soir ; il descend ; le voici : Une atmosphère obscure enveloppe la ville, Aux uns portant la paix, aux autres le souci. Pendant que des mortels la multitude vile, Sous le front du...
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"La mer sourit au loin. Dents d'écume, lèvres de ciel. Monsieur, je vends de l'eau des mers. Que portes-tu, ô noir jeune homme, mêlé à ton sang ? Monsieur, j'emporte l'eau des mers. Ces larmes salées d'où viennent-elles, ma mère ? Monsieur, je pleure...
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Vous voudriez au ciel bleu croire Je le connais ce sentiment J'y crois aussi moi par moments Comme l'alouette au miroir J'y crois parfois je vous l'avoue A n'en pas croire mes oreilles Ah je suis bien votre pareil Ah je suis bien pareil à vous A vous...
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"Comme la nuit garde cachée dans son ombre l'exigence de la lumière, ainsi de même dans le fond de mon inconscience retentit le cri : - C'est toi que je veux, toi seul ! Comme la tempête encore aspire à sa fin dans la paix, lorsqu'elle bondit contre la...
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"Dis à celui qui hésite, balbutie étranglé par la crainte des mots Lèvres béantes tu es, assoiffées Privées de mots... Appels inquiets muets tu es... Orphelin des mots... trêve de silence, d'absence Vas-y, ose quelques mots... Dis... Crie... Gémis Souffre...
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J'aime l'âne si doux marchant le long des houx. Il a peur des abeilles et bouge ses oreilles. Il va près des fossés d'un petit pas cassé. Il réfléchit toujours ses yeux sont de velours. Il reste à l'étable fatigué, misérable. Il a tant travaillé que ça...
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