Il est un plaisir plus doux qu'un poème, Et ce serait de vivre à tes genoux. Parmi les éclats De tes jeunes rires. L'on entend siffler L'oiseau des savanes, Avec le murmure ailé du zéphyr Et le chant plaintif des peuples d'amour... Toi, mignonne aux yeux...
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Ma fille, laisse là ton aiguille et ta laine ; Le maître va rentrer ; sur la table de chêne Avec la nappe neuve aux plis étincelants Mets la faïence claire et les verres brillants. Dans la coupe arrondie à l'anse en col de cygne Pose les fruits choisis...
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Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence Et les mots inconsidérés, Pour les phrases venant de lèvres inconnues Qui vous touchent de loin, comme balles perdues, Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux. Jules Supervielle (Les amis inconnus,...
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"Rien, pour retenir leurs pas, rien, pour distraire le regard de celui qui aime et qui chemine sans rien voir autour de lui. Tous deux se regardant ne faisant qu'un noyés dans leur vertige sous le regard vert du serpent." Max Rouquette (Poèmas de pròsa)...
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La lampe c'était toi, Mes lèvres, mon sourire, Forme que trouvent mes mains dans tout ce qu'elles touchent. Si mes yeux se ferment c'est pour te trouver en rêve, Derrière la tête, Derrière le monde asservi, Dans ce pays perdu Que sans le savoir nous avons...
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"Elle passe bien vite cette caravane de notre vie Ne perds rien des doux moments de notre vie Ne pense pas au lendemain de cette nuit Prends du vin, il faut saisir les doux moments de notre vie." Omar Khayyâm.
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"Les nuages s'entassent sur les nuages ; il fait sombre. Amour ! Ah pourquoi me laisses-tu dehors tout seul à attendre à la porte ? Dans l'affairement du travail de midi, je suis avec la foule ; mais par ce sombre jour solitaire je n'espère seulement...
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Au plus mûr de l’automne, courons encore Vers la senteur des sorghos Vers les appels de l’îvresse Courons tous les sentiers fleuris Puisqu’à chaque détour Une coupe de lune nous attend Le dragon s’est révélé fleuve Le phénix s’est découvert brise La noce...
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A Arles où roule le Rhône Dans l'atroce lumière de midi Un homme de phosphore et de sang Pousse une obsédante plainte Comme une femme qui fait son enfant Dans la chambre où l'édredon rouge Et le linge devient rouge D'un rouge soudain éclatant Et l'homme...
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Mes lèvres ne peuvent plus s'ouvrir que pour dire ton nom baiser ta bouche te devenir en te cherchant. Tu es au bout de chacun de mes mots tu les emplis, les brûles, les vides. Te voici en eux tu es ma salive et ma bouche et mon silence même est crispé...
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