Un silence d'amour est tombé sur l'or de midi L'ortie ensommeillée courbe sa tête mûre... ...Déjà, déjà le blé Lève en silence comme dans les songes des dormeurs... Nous te cacherons aux soucis Il y a une belle chambre secrète Dans notre maison de repos...
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Dans une terre grasse et pleine d'escargots, Je veux creuser moi-même une fosse profonde, Où je puisse à loisir étaler mes vieux os, Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde. Je hais les testaments et je hais les tombeaux, Plutôt que d'implorer...
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« Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie, Verse l’amour brûlant à la terre ravie » Arthur Rimbaud. (photo eva baila © 2008)
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Les soleils disparus sont des mots éternels Dont la phrase arrondie a cette forme : extase De terre musicienne et de verdure et d'or De village pendu au balcon le plus rare De prairie et de roc glaciaire entremêlés ; O beauté de là-bas, songe de l'extrême...
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Oui, ton visage, mon amour, est le visage exact de l'humain : Celui qu'en esprit j'attendais depuis longtemps, Voyant bien le faux, cherchant le vrai, Te rencontrant comme un voyageur son répit Soudain, après tant de fausses routes et de vallées De rocaille....
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ô douleurs de l'amour ! Comme vous m'êtes nécessaires, comme vous m'êtes chères. Mes yeux qui se ferment sur des larmes imaginaires, mes mains qui se tendent sans cesse vers le vide. J'ai rêvé cette nuit de paysages insensés et d'aventures dangereuses...
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"[...)Souvent, lorsque je m'allonge Que je sois rêveur ou pensif, Elles brillent en mon for intérieur, Félicité des solitaires, Et de plaisir mon coeur s'emplit Et danse parmi les jonquilles." William Wordsworth
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"Ton éclat ouvre des jasmins sur mon visage qui flamboie. Ton éclat ouvre des jasmins..." Federico Garcia Lorca. A tous ceux qui un jour ont aimé...
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Il dessinait partout des fenêtres. Sur les murs trop hauts, sur les murs trop bas, sur les parois obtuses, dans les coins, dans l'air, et jusque sur les plafonds. Il dessinait des fenêtres comme s'il dessinait des oiseaux. Sur le sol, sur les nuits, sur...
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On est là, en équilibre. La lumière est traversée d'ombres brèves. On reste encore pour l'espace, pour les branches, pour l'ombre bleue, pour le merle, pour les visages un instant dans le jour sans nom. Pour ce qui ne revient pas. On reste encore pour...
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