La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. Fuir ! Là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe...
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Femme nue, femme noire, Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté ! J'ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux. Et voilà qu'au coeur de l'été de Midi, je te découvre, Terre promise, du haut du haut col calciné...
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L'amour montait entre nous Comme la lune entre les deux palmiers qui ne se sont jamais enlacés. L'intime murmure des deux corps vers la rumeur ramena une houle, mais la voix rauque fut torturée, furent pétrifiées les lèvres. La soif d'étreindre remua...
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Triste et joyeux, je me séparerai d'elle, si jamais je le vois, cet amour lointain : mais je ne sais quand je la verrai, car nos pays sont trop lointains ; il y a tant de passages et de chemins que je n'ose rien prédire Qu'il en soit donc comme il plaira...
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Mon souffle le vent me donne plus de notes que l'oiseau, ma vie est tissée par des illusions ; ma poitrine ne sait pas la cruelle déception, en moi la tristesse ne peut pas être sombre ; Douleur dans mon âme ne peut faire sa demeure. Je suis venu dans...
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Je veux assoupir ton cafard mon amour, Et l'endormir, Te murmurer ce vieil air de blues Pour l'endormir. C'est un blues mélancolique, Un blues nostalgique, Un blues indolent Et lent. Ce sont les regards des vierges couleur d'ailleurs, L'indolence dolente...
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Ce n'est pas cela que j'attends De la vie à l'odeur forte Couleur de lilas veuve morte Tu m'indiffères printemps. L'algue marine et les vents Qui viennent frapper à ma porte L'amour que le diable l'emporte Me sont plus émoustillants. Homme qu'un désastre...
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Frida Kahlo photographiée par son père Guillermo Kahlo, 1932 "O beaux yeux bruns, ô regards destournés, O chauds soupirs, ô larmes répandues, O noires nuits vainement attendues, O jours luisants vainement retournés..." Louise Labé dite la belle cordière...
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"La Mort de Costasolana" : le texte de cette nouvelle qui ouvre le recueil VERT PARADIS de Max Rouquette nous donne la tonalité, la qualité, la sensibilité, la délicatesse, l'humanité, l'universalité, l'ouverture, le panthéisme, le lien profond mystérieux...
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Il a neigé dans l'aube rose Si doucement neigé, Que le chaton croit rêver. C'est à peine s'il ose Marcher. Il a neigé dans l'aube rose Si doucement neigé, Que les choses Semblent avoir changé. Et le chaton noir n'ose S'aventurer dans le verger, Se sentant...
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