•  

    Untitled.

     

     

    Cocteau, dandy insolent disait : "Sur les miroirs et sur les photographies, je constate que je suis devenu vieux. Mais c'est ce qui est jeune en moi qui le constate. C'est un jeune qui voit un vieux" 

    Et moi, eva, je dis : 

    Sur les miroirs et les photographies, je constatais alors que j’étais jeune…Mais c’est ce qui était vieille en moi qui le constatait… Et c’est une incrédule sans âge qui voyait le visage de la jeunesse…

     


    6 commentaires
  •  

    Alberto Moravia.

     

    Dessin Christian Lacroix

     

    "Toujours vêtue en petite danseuse, suivant la mode du moment, avec une légère chemisette bouffante et une jupe ample et courte que paraissait soutenir une crinoline, elle éveillait l'idée d'une fleur renversée, à la corolle déversée et oscillante, qui se serait promenée en marchant sur ses pistils. Elle avait un visage rond de petite fille, mais d'une petite fille grandie trop vite et initiée trop tôt aux expériences féminines. Elle était pâle, avec sous les pommettes une ombre légère qui faisait paraître ses joues hâves et, tout autour du visage une épaisse chevelure brune et crépelée. Sa petite bouche, de forme et d'expression enfantine, faisait penser à un bouton de fleur précocement apparu sur la branche sans s'ouvrir ; mais elle était marquée aux coins de deux rides minces qui me frappèrent particulièrement à cause du sentiment d'aridité intense qui en émanait. Enfin, ce qu'elle avait de plus beau, ses yeux, grands et sombres, eux aussi de forme enfantine sous un front un peu bombé, avaient un regard sans innocence, indéfinissablement distant, fuyant et incertain."  

    Alberto Moravia (L'ennui) 

     


    6 commentaires
  •  

    Roland Barthes, Journal de deuil

     

    "Je n'ai pas envie mais besoin de solitude. 22 janvier 1978"

     

    "Le chagrin, comme une pierre...

    (à mon cou,

    au fond de moi) 24 mars 1978"

     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

    « Je suis, à l’intérieur de moi-même, dans une solitude atroce, inhumaine, et de plus en plus je m’enferme dans ce désert, d’où, en me tournant, je revois le monde rendu à son objectivité originelle et redoutable… Mais je ne peux rien dire d’autre sur moi, parce que tout est si disproportionné avec l’énorme silence qui nous a séparés et je ne vois pas l’utilité de recommencer un dialogue interrompu quand la mort accapare aussi exclusivement mes pensées... »

    Pier Paolo Pasolini (1945)

     

     


    8 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique