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    La Villa Adriana à Tivoli...

     

    "Mais surtout, je m'étais fait construire au coeur de cette retraite, un îlot de marbre au centre d'un bassin entouré de colonnades, une chambre secrète qu'un pont tournant, si léger que je peux d'une main le faire glisser dans ses rainures, relie à la rive, ou plutôt sépare d'elle. Je fis transporter dans ce pavillon deux ou trois statues aimées, et ce petit buste d'Auguste enfant qu'aux temps de notre amitié m'avait donné Suétone ; je m'y rendais à l'heure de la sieste pour dormir, pour rêver, pour lire." 

                                                                                         Marguerite Yourcenar  (Mémoires d'Hadrien)

     


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    Julien Green (1900-1998)

     

     

     


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    Le secret des grottes ornées.

     

    Quatrième de couverture : 

    « Les fresques animalières des grottes ornées, miraculeusement préservées, nous disent la cosmologie du paléolithique supérieur : durant vingt-cinq mille ans, sur un territoire immense, la représentation des grands animaux n’a pas varié. Pour peu qu’on échappe au diktat matérialiste, où un cheval ne peut figurer qu’un cheval, ce bestiaire des grottes apporte une réponse cohérente à l’effroi des hommes qui ne savaient rien sur le jour et la nuit, la course du soleil, la disparition et la réapparition par morceaux de la lune, les éclairs, l’orage, l’arc-en-ciel, la mort dont ils présumaient qu’elle n’était peut-être pas un arrêt. Le cheval, avant qu’on ne le « domestique » en le contraignant à tirer de lourdes charges, était la figure du soleil…

    Nous avons appelé « évolution » cette frise qui, partant du singe, conduit par « désanimalisation » successive à l’homme triomphant. Le secret des grottes ornées souffle à notre cerveau poétique une tout autre leçon : et si la « part animale » était ce que l’homme avait encore de divin en lui ? » Jean Rouaud

    L'auteur obtient le prix Goncourt pour son premier roman , Les Champs d'honneur (Editions de Minuit, 1990)

     

    L’épopée des « mains d’or » racontée somptueusement par Jean Rouaud, est un véritable baume pour l’esprit… J'ai adoré !

     


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    Le Paradou

     

    "Une mer de verdure, en face, à droite, à gauche, partout. Une mer roulant sa houle de feuilles jusqu’à l’horizon, sans l’obstacle d’une maison, d’un pan de muraille, d’une route poudreuse. Une mer déserte, vierge, sacrée, étalant sa douceur sauvage dans l’innocence de la solitude. Le soleil seul entrait là, se vautrait en nappe d’or sur les prés, enfilait les allées de la course échappée de ses rayons, laissait pendre à travers les arbres ses fins cheveux flambants, buvait aux sources d’une lèvre blonde qui trempait l’eau d’un frisson. Sous ce poudroiement de flammes, le grand jardin vivait avec une extravagance de bête heureuse, lâchée au bout du monde, loin de tout, libre de tout. C’était une débauche telle de feuillages, une marée d’herbes si débordante, qu’il était comme dérobé d’un bout à l’autre, inondé, noyé. Rien que des pentes vertes, des tiges ayant des jaillissements de fontaine, des masses moutonnantes, des rideaux de forêts hermétiquement tirés, des manteaux de plantes grimpantes traînant à terre, des volées de rameaux gigantesques s’abattant de tous côtés..."

    Emile Zola (La faute de l'abbé Mouret)

     

     


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