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    Ô triste, triste était mon âme...

     

     

     


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  • Chant de Noël.

     

    Lorenzo Lotto "L'adoration des bergers"

     

     


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    "C'est pour toi" Yòrgos Thèmelis

     

    Yòrgos Thèmelis (1900-1976), thessalonicien, écrivit des poèmes pendant vingt-cinq ans avant de se juger digne d’en publier.  Sa production, vaste (vingt recueils) et un peu inégale, a entre autres charmes celui de brouiller les pistes : ses compatriotes le décrivent tantôt comme un lyrique, tantôt comme un cérébral un peu sec ; on pourrait aussi se fabriquer un Thèmelis post-existentialiste, ou au contraire, en faisant l’inventaire de ses thèmes fétiches — les miroirs, les portraits, les reflets, l’âme, les anges, les oiseaux… — voir en lui un post-symboliste attardé.

    Sans doute faut-il aller plus loin et discerner, par delà sa progression erratique, l’unité de la démarche du poète : on retrouve toujours chez lui la même inquiétude spirituelle, la même recherche de soi et de l’autre, la même quête d’une lumière finale, qu’elle soit d’un autre monde ou de celui-ci. Le visible et l’invisible, chez lui, échangent leurs visages, leurs pouvoirs, se rendant mutuellement plus désirables que jamais ; et si, chez Thèmelis, il est souvent question d’ascèse, de dénuement, de dépassement du corps, ce mystique est aussi l’un de ceux qui ont le mieux parlé de l’amour, de la chair et sa «tendre chaleur». 

     

     


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    Correspondances...

     

    La nature est un temple où de vivants piliers
    Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
    L'homme y passe à travers des forêts de symboles
    Qui l'observent avec des regards familiers.

    Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
    Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
    - Et d'autres corrompus, riches et triomphants,

    Ayant l'expansion des choses infinies,
    Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
    Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

                                                                                                                                   Charles Baudelaire (Spleen et Idéal)

     

     

     


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